18 - Les conditions du développement de la pêche
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- d'anticiper les réactions des pêcheurs et des non-pêcheurs, aux différents
mécanismes envisagés : subventions à la mécanisation, soutien des cours,...
- de quantifier les effets des politiques sur la ressource, les pêcheurs et
l'économie nationale ;
- d'analyser l'impact sur le secteur de la pêche, du développement des autres
secteurs et des politiques macro-économiques et sectorielles, comme les
subventions à l'agriculture ou les politiques monétaires.
Les analyses doivent évaluer le coût économique et les bénéfices à attendre de
différentes politiques, ainsi que leurs implications budgétaires et politiques. On conçoit
que, compte tenu des particularités de la pêche et des conditions régnant dans les pays
du Tiers Monde, les politiques n'ont guère de chances de devenir plus pertinentes, si
elles ne font pas davantage appel à l'analyse des dimensions biologiques, économiques,
sociales et politiques des principales pêcheries, et aux contributions des sciences
naturelles et sociales qui les sous-tendent.
7. Observations finales
Ce chapitre avait pour objet d'examiner les perspectives et les contraintes du
développement de la pêche dans les pays du Tiers Monde et d'évaluer la pertinence des
stratégies classiquement appliquées, afin de proposer des démarches mieux adaptées.
Cet examen a mis en relief l'intérêt des analyses économiques, sociales et
institutionnelles.
D'après mon expérience, l'aménagement offre la stratégie de développement la
plus prometteuse : sans lui, aucune autre démarche ne peut aboutir à des effets
durables. Les facteurs qui limitent le progrès de la pêche sont, par ordre décroissant
d'importance, le vide institutionnel et juridique que représente le régime de libre accès,
la nature finie de la ressource, l'antagonisme latent entre pêches artisanales et pêches
industrielles, les effets intersectoriels, et les distorsions structurelles induites par les
politiques macro-économiques.
Les stratégies classiques ont cherché à promouvoir la pêche par la mécanisation
des bateaux, la modernisation des méthodes de pêche et des équipements, les
subventions aux facteurs de production - y compris le capital (crédit) -, le soutien des
cours. Toutes ces interventions conduisent à accroître l'effort. Toutes ont échoué parce
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- d'anticiper les réactions des pêcheurs et des non-pêcheurs, aux différents
mécanismes envisagés : subventions à la mécanisation, soutien des cours,...
- de quantifier les effets des politiques sur la ressource, les pêcheurs et
l'économie nationale ;
- d'analyser l'impact sur le secteur de la pêche, du développement des autres
secteurs et des politiques macro-économiques et sectorielles, comme les
subventions à l'agriculture ou les politiques monétaires.
Les analyses doivent évaluer le coût économique et les bénéfices à attendre de
différentes politiques, ainsi que leurs implications budgétaires et politiques. On conçoit
que, compte tenu des particularités de la pêche et des conditions régnant dans les pays
du Tiers Monde, les politiques n'ont guère de chances de devenir plus pertinentes, si
elles ne font pas davantage appel à l'analyse des dimensions biologiques, économiques,
sociales et politiques des principales pêcheries, et aux contributions des sciences
naturelles et sociales qui les sous-tendent.
7. Observations finales
Ce chapitre avait pour objet d'examiner les perspectives et les contraintes du
développement de la pêche dans les pays du Tiers Monde et d'évaluer la pertinence des
stratégies classiquement appliquées, afin de proposer des démarches mieux adaptées.
Cet examen a mis en relief l'intérêt des analyses économiques, sociales et
institutionnelles.
D'après mon expérience, l'aménagement offre la stratégie de développement la
plus prometteuse : sans lui, aucune autre démarche ne peut aboutir à des effets
durables. Les facteurs qui limitent le progrès de la pêche sont, par ordre décroissant
d'importance, le vide institutionnel et juridique que représente le régime de libre accès,
la nature finie de la ressource, l'antagonisme latent entre pêches artisanales et pêches
industrielles, les effets intersectoriels, et les distorsions structurelles induites par les
politiques macro-économiques.
Les stratégies classiques ont cherché à promouvoir la pêche par la mécanisation
des bateaux, la modernisation des méthodes de pêche et des équipements, les
subventions aux facteurs de production - y compris le capital (crédit) -, le soutien des
cours. Toutes ces interventions conduisent à accroître l'effort. Toutes ont échoué parce
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