78 - Les conditions du développement de la pêche
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valeur devra être diminuée du coût actualisé du surinvestissement et de l'excédent de
main-d'oeuvre pour les années suivantes, lesquels seront d'autant plus élevés que leur
sortie sera artificiellement freinée. Ce n'est qu'après que le problème de la régulation
de l'effortaura été réglé et lorsque se posera la question de la détermination de l'effort
optimal, que la nature finie de la ressource deviendra réellement limitante.
Evidemment, lors de la mise en valeur de nouvelles ressources, l'évaluation de leur
potentiel de production est importante pour apprécier les investissements qu'elles
justifient. Mais, la pêcherie ne s'arrêtera pas à ce niveau sans la mise en place d'une
infrastructure institutionnelle appropriée (Panayotou 1982, Christy 1987).
3.3. Conflits intentes
Dans la plupart des pêcheries du Tiers Monde coexistent un segment artisanal
utilisant des techniques traditionnelles, et une branche industrielle employant des
techniques modernes élaborées. Les pêcheurs artisans sont cantonnés par nécessité
dans l'exploitation des ressources côtières, alors que les flottilles industrielles opèrent
librement en zones hauturières et côtières. Même dans les pays où la réglementation
interdit aux navires d'un certain tonnage l'accès aux zones littorales, la présence
d'espèces nobles et les densités supérieures de poissons qui caractérisent les
écosystèmes côtiers tropicaux, ajoutées aux difficultés de surveillance, expliquent que les
intrusions de navires industriels dans la bande côtière soient courantes. Des conflits
ouverts entre les deux types de pêche en résultent.
Cette compétition se manifeste par des engorgements et des interactions
physiques entre arts dormants, utilisés préférentiellement par la pêche artisanale, et arts
traînants (chalut). Des heurts violents entre petits métiers et pêcheurs hauturiers sont
signalés un peu partout dans les pays du Tiers Monde. En Malaisie, par exemple,
l'intrusion de chalutiers sur les fonds exploités traditionnellement par les petits métiers
a donné lieu, au cours de la période 1970-73, à plus d'une centaine d'incidents,
impliquant près de 400 chalutiers et 800 bateaux artisans : 60 bateaux furent coulés et 23
pêcheurs tués (Smith 1979). En Indonésie, après une série de heurts et de
manifestations, et un procès à l'encontre d'un millier de chalutiers ayant illégalement
opéré dans la bande côtière, le gouvernement a pris la décision d'interdire tout
chalutage à partir d'octobre 1980 (Sard jono 1980). Au Yémen du Nord, à la suite de
manifestations de pêcheurs aux petits métiers contre l'intrusion, sur leurs fonds de
pêche traditionnels, de crevettiers qu'ils accusaient d'occasionner des dommages à leurs
filets maillants et de rejetter en mer des quantités importantes de poisson, le
gouvernement fut conduit à interdire le chalutage (Thomson 1980). Des heurts
similaires, allant jusqu'à l'incendie de plusieurs dizaines de chalutiers en Inde, ont été
également signalés en Côte d'Ivoire, aux Philippines, au Sri Lanka, en Thaïlande, ...
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valeur devra être diminuée du coût actualisé du surinvestissement et de l'excédent de
main-d'oeuvre pour les années suivantes, lesquels seront d'autant plus élevés que leur
sortie sera artificiellement freinée. Ce n'est qu'après que le problème de la régulation
de l'effortaura été réglé et lorsque se posera la question de la détermination de l'effort
optimal, que la nature finie de la ressource deviendra réellement limitante.
Evidemment, lors de la mise en valeur de nouvelles ressources, l'évaluation de leur
potentiel de production est importante pour apprécier les investissements qu'elles
justifient. Mais, la pêcherie ne s'arrêtera pas à ce niveau sans la mise en place d'une
infrastructure institutionnelle appropriée (Panayotou 1982, Christy 1987).
3.3. Conflits intentes
Dans la plupart des pêcheries du Tiers Monde coexistent un segment artisanal
utilisant des techniques traditionnelles, et une branche industrielle employant des
techniques modernes élaborées. Les pêcheurs artisans sont cantonnés par nécessité
dans l'exploitation des ressources côtières, alors que les flottilles industrielles opèrent
librement en zones hauturières et côtières. Même dans les pays où la réglementation
interdit aux navires d'un certain tonnage l'accès aux zones littorales, la présence
d'espèces nobles et les densités supérieures de poissons qui caractérisent les
écosystèmes côtiers tropicaux, ajoutées aux difficultés de surveillance, expliquent que les
intrusions de navires industriels dans la bande côtière soient courantes. Des conflits
ouverts entre les deux types de pêche en résultent.
Cette compétition se manifeste par des engorgements et des interactions
physiques entre arts dormants, utilisés préférentiellement par la pêche artisanale, et arts
traînants (chalut). Des heurts violents entre petits métiers et pêcheurs hauturiers sont
signalés un peu partout dans les pays du Tiers Monde. En Malaisie, par exemple,
l'intrusion de chalutiers sur les fonds exploités traditionnellement par les petits métiers
a donné lieu, au cours de la période 1970-73, à plus d'une centaine d'incidents,
impliquant près de 400 chalutiers et 800 bateaux artisans : 60 bateaux furent coulés et 23
pêcheurs tués (Smith 1979). En Indonésie, après une série de heurts et de
manifestations, et un procès à l'encontre d'un millier de chalutiers ayant illégalement
opéré dans la bande côtière, le gouvernement a pris la décision d'interdire tout
chalutage à partir d'octobre 1980 (Sard jono 1980). Au Yémen du Nord, à la suite de
manifestations de pêcheurs aux petits métiers contre l'intrusion, sur leurs fonds de
pêche traditionnels, de crevettiers qu'ils accusaient d'occasionner des dommages à leurs
filets maillants et de rejetter en mer des quantités importantes de poisson, le
gouvernement fut conduit à interdire le chalutage (Thomson 1980). Des heurts
similaires, allant jusqu'à l'incendie de plusieurs dizaines de chalutiers en Inde, ont été
également signalés en Côte d'Ivoire, aux Philippines, au Sri Lanka, en Thaïlande, ...
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