18 - Les conditions du développement de la pêche
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- pollutions d'origine marine ou terrestre : agriculture, industrie, exploitations
minières offshore, transport maritime,... (chapitres 12 et 19) ;
- effets intersectoriels, comme ceux résultant des variations du chômage dans les
autres secteurs ;
- politiques macro-économiques et sectorielles qui modifient l'environnement
dans lequel opère le secteur de la pêche.
3.1. Les limites naturelles de la ressource.
Comme les autres ressources renouvelables, telles les terres agricoles, les
pâturages ou les forêts, les stocks halieutiques présentent la propriété d'avoir une
production limitée et d'être vulnérables à la surexploitation et à la dégradation.
Cependant, tandis que l'agriculture, l'élevage et la sylviculture réussissaient à repousser
graduellement leurs limites naturelles par l'intensification et le progrès technique
(sélection de variétés à haut rendement et emploi d'engrais, notamment), les pêcheries
sont totalement soumises aux limites naturelles des ressources et continueront de l'être
dans un avenir prévisible. Quels que soient ses succès, l'aquaculture reste localisée dans
des espaces géographiquement réduits. Dans les pêcheries, il existera toujours un
maximum dans la quantité de poisson que l'on peut extraire de façon soutenue
(chapitres 1, 2 et 7).
Dans le processus de développement d'une pêcherie, les limites imposées par les
ressources se manifestent de différentes façons (chapitres 2, 7,13 et 14) :
- les rendements (prise par unité d'effort) baissent régulièrement, lorsque l'effort
de pêche augmente ;
- la production totale décline souvent au-delà d'un certain niveau d'effort ;
- la composition des captures, en tailles dans les pêcheries unispécifiques, en
espèces dans les pêcheries plurispécifiques, se modifie, ce qui entraîne
généralement une baisse de la valeur unitaire de la production.
Selon un principe bien connu de l'économie de la production, l'application de
quantités additionnelles de facteurs variables (main-d'oeuvre et capital) sur un facteur
fixe (la terre ou un stock halieutique) entraîne une baisse du revenu marginal et, donc,
moyen. Ainsi, la prise par unité d'effort décline dès qu'un effort additionnel est exercé
sur un stock de poisson. La conjonction de la baisse du rendement et de celle de la
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- pollutions d'origine marine ou terrestre : agriculture, industrie, exploitations
minières offshore, transport maritime,... (chapitres 12 et 19) ;
- effets intersectoriels, comme ceux résultant des variations du chômage dans les
autres secteurs ;
- politiques macro-économiques et sectorielles qui modifient l'environnement
dans lequel opère le secteur de la pêche.
3.1. Les limites naturelles de la ressource.
Comme les autres ressources renouvelables, telles les terres agricoles, les
pâturages ou les forêts, les stocks halieutiques présentent la propriété d'avoir une
production limitée et d'être vulnérables à la surexploitation et à la dégradation.
Cependant, tandis que l'agriculture, l'élevage et la sylviculture réussissaient à repousser
graduellement leurs limites naturelles par l'intensification et le progrès technique
(sélection de variétés à haut rendement et emploi d'engrais, notamment), les pêcheries
sont totalement soumises aux limites naturelles des ressources et continueront de l'être
dans un avenir prévisible. Quels que soient ses succès, l'aquaculture reste localisée dans
des espaces géographiquement réduits. Dans les pêcheries, il existera toujours un
maximum dans la quantité de poisson que l'on peut extraire de façon soutenue
(chapitres 1, 2 et 7).
Dans le processus de développement d'une pêcherie, les limites imposées par les
ressources se manifestent de différentes façons (chapitres 2, 7,13 et 14) :
- les rendements (prise par unité d'effort) baissent régulièrement, lorsque l'effort
de pêche augmente ;
- la production totale décline souvent au-delà d'un certain niveau d'effort ;
- la composition des captures, en tailles dans les pêcheries unispécifiques, en
espèces dans les pêcheries plurispécifiques, se modifie, ce qui entraîne
généralement une baisse de la valeur unitaire de la production.
Selon un principe bien connu de l'économie de la production, l'application de
quantités additionnelles de facteurs variables (main-d'oeuvre et capital) sur un facteur
fixe (la terre ou un stock halieutique) entraîne une baisse du revenu marginal et, donc,
moyen. Ainsi, la prise par unité d'effort décline dès qu'un effort additionnel est exercé
sur un stock de poisson. La conjonction de la baisse du rendement et de celle de la
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