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T. Panayotou
d'autres contraintes à l'embauche. Ainsi, la pêche comme les autres secteurs de
l'économie consomment relativement plus de capital et utilisent moins de maind'oeuvre que n'en justifie la rareté relative des facteurs de production. Si les politiques
publiques étaient reformulées en même temps que les pêcheries étaient aménagées, des
possibilités appréciables de substitution du capital par le travail seraient créées, dans la
pêche comme dans le reste de l'économie.
Si, donc, les perspectives de croissance de la production pondérale de la pêche ne
sont pas, dans la plupart des pays du Tiers Monde, spectaculaires, les possibilités
d'accroissement des bénéfices économiques sont nombreuses, et les gains potentiels
élevés. Leur réalisation passe par la régulation de l'effort de pêche, la résolution des
conflits entre pêcheries côtières et hauturières, la création d'entreprises conjointes et la
conclusion d'accords de coopération mutuellement bénéfiques entre pays riverains et
pays armant à la grande pêche (Lawson 1984, Christy 1987, chapitre 20)).
3. Les contraintes au développement
Dans un monde statique, les possibilités de progrès qui ne se matérialisent pas
résultent par définition de l'existence de contraintes. Ainsi, des possibilités de
développement de la pêche par l'aménagement existent parce que le vide institutionnel
qui caractérise la liberté d'accès a, par le passé, entraîné des surcapacités, lesquelles
entraînent une perte substantielle de rentes économiques. Dans un monde dynamique
(chapitre 13), des possibilités de développement ne se matérialisent pas, parce que
l'économie ou le secteur de la pêche sont déséquilibrés du fait de variations dans les
facteurs économiques ou biologiques. Avec le temps, l'équilibre peut se restaurer.
Cependant, tout retard se traduit par un coût. Or, la capacité d'évolution du secteur
peut être améliorée par la réduction de certaines rigidités structurelles, comme
l'immobilité du capital et du travail.
Pour tirer parti des possibilités latentes de développement de la pêche et
permettre au secteur halieutique de contribuer pleinement au développement
économique, un certain nombre de contraintes endogènes et exogènes doivent être
réduites ou aménagées (chapitre 13). Les contraintes endogènes sont intrinsèques au
secteur : limites de production de la ressource, liberté d'accès à la pêcherie, insuffisance
de la demande nationale ou du marché mondial pour certains produits, etc. Les
contraintes exogènes proviennent de secteurs ou d'activités qui, bien que n'ayant pas de
liens directs avec la pêche, ont des effets marqués sur ce dernier, même s'ils ne sont pas
voulus :
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d'autres contraintes à l'embauche. Ainsi, la pêche comme les autres secteurs de
l'économie consomment relativement plus de capital et utilisent moins de maind'oeuvre que n'en justifie la rareté relative des facteurs de production. Si les politiques
publiques étaient reformulées en même temps que les pêcheries étaient aménagées, des
possibilités appréciables de substitution du capital par le travail seraient créées, dans la
pêche comme dans le reste de l'économie.
Si, donc, les perspectives de croissance de la production pondérale de la pêche ne
sont pas, dans la plupart des pays du Tiers Monde, spectaculaires, les possibilités
d'accroissement des bénéfices économiques sont nombreuses, et les gains potentiels
élevés. Leur réalisation passe par la régulation de l'effort de pêche, la résolution des
conflits entre pêcheries côtières et hauturières, la création d'entreprises conjointes et la
conclusion d'accords de coopération mutuellement bénéfiques entre pays riverains et
pays armant à la grande pêche (Lawson 1984, Christy 1987, chapitre 20)).
3. Les contraintes au développement
Dans un monde statique, les possibilités de progrès qui ne se matérialisent pas
résultent par définition de l'existence de contraintes. Ainsi, des possibilités de
développement de la pêche par l'aménagement existent parce que le vide institutionnel
qui caractérise la liberté d'accès a, par le passé, entraîné des surcapacités, lesquelles
entraînent une perte substantielle de rentes économiques. Dans un monde dynamique
(chapitre 13), des possibilités de développement ne se matérialisent pas, parce que
l'économie ou le secteur de la pêche sont déséquilibrés du fait de variations dans les
facteurs économiques ou biologiques. Avec le temps, l'équilibre peut se restaurer.
Cependant, tout retard se traduit par un coût. Or, la capacité d'évolution du secteur
peut être améliorée par la réduction de certaines rigidités structurelles, comme
l'immobilité du capital et du travail.
Pour tirer parti des possibilités latentes de développement de la pêche et
permettre au secteur halieutique de contribuer pleinement au développement
économique, un certain nombre de contraintes endogènes et exogènes doivent être
réduites ou aménagées (chapitre 13). Les contraintes endogènes sont intrinsèques au
secteur : limites de production de la ressource, liberté d'accès à la pêcherie, insuffisance
de la demande nationale ou du marché mondial pour certains produits, etc. Les
contraintes exogènes proviennent de secteurs ou d'activités qui, bien que n'ayant pas de
liens directs avec la pêche, ont des effets marqués sur ce dernier, même s'ils ne sont pas
voulus :
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