IS - Les conditions du développement de la pêche
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droits de pêche en échange du paiement de redevances ou d'autres avantages, et
d'autres formes de coopération, ont permis à l'exploitation de ces ressources de
continuer, tout en réorientant le flux de revenus et en facilitant le développement de la
pêche dans les pays riverains (chapitre 20).
Mais si le nouveau régime de l'océan a en grande partie résolu au profit des pays
riverains la question de la liberté d'accès telle qu'elle se posait au niveau international, il
a laissé entier le problème et les conflits qui en résultent à l'intérieur des juridictions
nationales. Parmi ceux-ci, l'antagonisme entre pêcheurs côtiers et pêcheurs hauturiers
est le plus critique. Le nouveau régime a même exacerbé ces interactions dans des pays
qui, comme la Thaïlande, armaient des flottilles de grande pêche. En perdant l'accès à
leurs zones de pêche traditionnelles, celles-ci ont dû refluer dans la ZEE nationale et
opérer auprès des flottilles côtières, au sein d'un secteur géographique et sur des
ressources réduites.
Les interactions entre la pêche côtière, généralement artisanale, et la pêche
hauturière, généralement industrielle, se manifestent par une compétition pour les
mêmes ressources, pour l'espace, pour les marchés, comme pour les aides publiques
(chapitre 17). Des pertes parfois considérables en capitaux et en équipements en
résultent. Une restructuration du secteur visant à maîtriser ces conflits offrirait à la
pêche aux petits métiers des possibilités d'expansion, et à la pêche hauturière des
possibilités de rationalisation. Une démarcation explicite des fonds de pêche et
l'allocation des ressources entre pêches côtières et hauturières réduiraient les coûts
consécutifs à l'engorgement, à la destruction d'engins et à la pression de pêche excessive
sur les juvéniles ou les stocks de reproducteurs en zones côtières, tout en favorisant
l'expansion contrôlée des opérations dans les zones où elle se justifie.
Ainsi, le développement par l'aménagement paraît offrir de loin la meilleure
option pour les années à venir. La plupart des pêcheries se caractérisent dans les pays
du Tiers Monde, et particulièrement en zones côtières, par le surinvestissement, le
suremploi et la surexploitation :
- les stocks, et dans bien des cas les captures, sont inférieurs à leurs niveaux et
leur composition optimaux ;
- les bénéfices économiques sont inférieurs à leurs maxima potentiels ; ils sont
souvent même négatifs ;
- les secteurs économiques extérieurs sont négativement affectés par le
surinvestissement et le suremploi dans celui de la pêche.
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droits de pêche en échange du paiement de redevances ou d'autres avantages, et
d'autres formes de coopération, ont permis à l'exploitation de ces ressources de
continuer, tout en réorientant le flux de revenus et en facilitant le développement de la
pêche dans les pays riverains (chapitre 20).
Mais si le nouveau régime de l'océan a en grande partie résolu au profit des pays
riverains la question de la liberté d'accès telle qu'elle se posait au niveau international, il
a laissé entier le problème et les conflits qui en résultent à l'intérieur des juridictions
nationales. Parmi ceux-ci, l'antagonisme entre pêcheurs côtiers et pêcheurs hauturiers
est le plus critique. Le nouveau régime a même exacerbé ces interactions dans des pays
qui, comme la Thaïlande, armaient des flottilles de grande pêche. En perdant l'accès à
leurs zones de pêche traditionnelles, celles-ci ont dû refluer dans la ZEE nationale et
opérer auprès des flottilles côtières, au sein d'un secteur géographique et sur des
ressources réduites.
Les interactions entre la pêche côtière, généralement artisanale, et la pêche
hauturière, généralement industrielle, se manifestent par une compétition pour les
mêmes ressources, pour l'espace, pour les marchés, comme pour les aides publiques
(chapitre 17). Des pertes parfois considérables en capitaux et en équipements en
résultent. Une restructuration du secteur visant à maîtriser ces conflits offrirait à la
pêche aux petits métiers des possibilités d'expansion, et à la pêche hauturière des
possibilités de rationalisation. Une démarcation explicite des fonds de pêche et
l'allocation des ressources entre pêches côtières et hauturières réduiraient les coûts
consécutifs à l'engorgement, à la destruction d'engins et à la pression de pêche excessive
sur les juvéniles ou les stocks de reproducteurs en zones côtières, tout en favorisant
l'expansion contrôlée des opérations dans les zones où elle se justifie.
Ainsi, le développement par l'aménagement paraît offrir de loin la meilleure
option pour les années à venir. La plupart des pêcheries se caractérisent dans les pays
du Tiers Monde, et particulièrement en zones côtières, par le surinvestissement, le
suremploi et la surexploitation :
- les stocks, et dans bien des cas les captures, sont inférieurs à leurs niveaux et
leur composition optimaux ;
- les bénéfices économiques sont inférieurs à leurs maxima potentiels ; ils sont
souvent même négatifs ;
- les secteurs économiques extérieurs sont négativement affectés par le
surinvestissement et le suremploi dans celui de la pêche.
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