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Jean-Louis Durand, Henri Farnigio et Michel Lemoine
conséquences d'une exploitation composite (chapitre 2). Dans les versions les plus
simples, les solutions s'obtiennent par juxtaposition des résultats de chacune des entités,
au prorata de leurs captures ou de leurs valeurs. La combinaison de ces deux
sophistications fournit les meilleurs diagnostics qu'il soit actuellement possible
d'émettre. Dans ses derniers développements, elle permet une analyse de l'évolution
des rendements des navires, en simulant les tactiques de pêche des diverses
composantes de la flottille par l'affectation à chacune d'elles de coefficients d'élasticité
ou d'adhérence dans la pratique d'un métier donné.
Pourtant, l'utilisation de ce type d'analyse est considérablement freinée dans le
domaine des pêcheries artisanales composites par le volume considérable des données
qu'il requiert pour l'évaluation des quantités totales capturées dans la pêcherie :
débarquements, captures illicites, rejets, compositions en tailles et/ou en âges. Pour des
raisons diverses, dont la plus importante est le caractère occulte des circuits de
commercialisation utilisés, les services officiels responsables n'assurent pas dans de
bonnes conditions la collecte des statistiques descriptives de ce secteur d'activité.
Conscients de cet état de fait, les scientifiques ont élaboré, grâce aux progrès de la
structuration des flottilles, des stratégies d'échantillonnage pour la collecte de
l'information nécessaire. Les plans proposés sont performants et permettent de disposer
d'informations pertinentes, comme le montrent les résultats d'études pilotes tentées sur
des espèces particulières et sur de courtes périodes, le plus souvent une année,
(Farrugio et Le Corre 1985, Bertignac 1987).
Toutefois la constitution de séries historiques longues et à caractère exhaustif,
nécessaires aux méthodes de type "analyse de cohortes", ne peut être obtenue que par
leur mise en routine ce que, vu le coût de collecte de l'information nécessaire, aucune
institution n'est pour l'instant capable d'assurer. Il peut donc paraître déraisonnable
d'envisager une gestion généralisée de l'ensemble des ressources littorales par l'emploi
de telles méthodes. Devant ce constat, quelques scientifiques entreprirent des
démarches simplifiées, reposant sur l'analyse de pseudo-cohortes, dans lesquelles les
répartitions par âges des animaux capturés une année donnée sont considérées comme
équivalentes aux effectifs d'une cohorte aux différentes périodes de sa vie. Les
hypothèses supplémentaires qu'impliquent les techniques présentées ci-dessus peuvent
être en partie levées par une pondération des mortalités par pêche, calculée à partir des
variations interannuelles de l'effort de pêche, voire du recrutement, lorsque les
informations nécessaires sont disponibles (Laurec et Santarelli 1987).
La généralisation de l'approche se heurte pourtant à la diversité du binôme
ressource/exploitation, typique des pêches artisanales : le nombre de métiers pour
lesquels il est nécessaire de disposer des productions, mais aussi des compositions en
âge et en taille, devient rapidement prohibitif. Dans le contexte des pêches artisanales,
la tentative de simplification présentée précédemment paraît mieux adaptée ;
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Jean-Louis Durand, Henri Farnigio et Michel Lemoine
conséquences d'une exploitation composite (chapitre 2). Dans les versions les plus
simples, les solutions s'obtiennent par juxtaposition des résultats de chacune des entités,
au prorata de leurs captures ou de leurs valeurs. La combinaison de ces deux
sophistications fournit les meilleurs diagnostics qu'il soit actuellement possible
d'émettre. Dans ses derniers développements, elle permet une analyse de l'évolution
des rendements des navires, en simulant les tactiques de pêche des diverses
composantes de la flottille par l'affectation à chacune d'elles de coefficients d'élasticité
ou d'adhérence dans la pratique d'un métier donné.
Pourtant, l'utilisation de ce type d'analyse est considérablement freinée dans le
domaine des pêcheries artisanales composites par le volume considérable des données
qu'il requiert pour l'évaluation des quantités totales capturées dans la pêcherie :
débarquements, captures illicites, rejets, compositions en tailles et/ou en âges. Pour des
raisons diverses, dont la plus importante est le caractère occulte des circuits de
commercialisation utilisés, les services officiels responsables n'assurent pas dans de
bonnes conditions la collecte des statistiques descriptives de ce secteur d'activité.
Conscients de cet état de fait, les scientifiques ont élaboré, grâce aux progrès de la
structuration des flottilles, des stratégies d'échantillonnage pour la collecte de
l'information nécessaire. Les plans proposés sont performants et permettent de disposer
d'informations pertinentes, comme le montrent les résultats d'études pilotes tentées sur
des espèces particulières et sur de courtes périodes, le plus souvent une année,
(Farrugio et Le Corre 1985, Bertignac 1987).
Toutefois la constitution de séries historiques longues et à caractère exhaustif,
nécessaires aux méthodes de type "analyse de cohortes", ne peut être obtenue que par
leur mise en routine ce que, vu le coût de collecte de l'information nécessaire, aucune
institution n'est pour l'instant capable d'assurer. Il peut donc paraître déraisonnable
d'envisager une gestion généralisée de l'ensemble des ressources littorales par l'emploi
de telles méthodes. Devant ce constat, quelques scientifiques entreprirent des
démarches simplifiées, reposant sur l'analyse de pseudo-cohortes, dans lesquelles les
répartitions par âges des animaux capturés une année donnée sont considérées comme
équivalentes aux effectifs d'une cohorte aux différentes périodes de sa vie. Les
hypothèses supplémentaires qu'impliquent les techniques présentées ci-dessus peuvent
être en partie levées par une pondération des mortalités par pêche, calculée à partir des
variations interannuelles de l'effort de pêche, voire du recrutement, lorsque les
informations nécessaires sont disponibles (Laurec et Santarelli 1987).
La généralisation de l'approche se heurte pourtant à la diversité du binôme
ressource/exploitation, typique des pêches artisanales : le nombre de métiers pour
lesquels il est nécessaire de disposer des productions, mais aussi des compositions en
âge et en taille, devient rapidement prohibitif. Dans le contexte des pêches artisanales,
la tentative de simplification présentée précédemment paraît mieux adaptée ;
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