16 - L'organisation sociale des systèmes d'aménagement
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- quel rapport y a-t-il entre le degré de participation des pêcheurs à
l'aménagement et les dispositions juridiques relatives aux privilèges d'usage des
ressources marines et à la régulation de l'accès ?
- enfin, dans quelle mesure peut-on escompter, en réduisant la taille d'unités
d'exploitation exclusive et en impliquant leurs membres dans l'aménagement, faciliter
l'ajustement de l'effort de pêche au sein de chaque pêcherie unitaire (chapitre 18),
promouvoir l'internalisation des externalités - notamment l'effet de la baisse des
rendements sur l'augmentation des coûts d'exploitation - résultant de la compétition
pour des ressources librement accessibles et obtenir ainsi une application plus effective
et moins coûteuse des réglementations ?
Dans les pays en développement, les tensions économiques et sociales seraient
réduites si les administrations pouvaient s'appuyer sur les systèmes d'aménagement
coutumiers (chapitre 18). Cela passe par la légalisation de droits d'usage des ressources
et des espaces maritimes.
Le transfert d'innovations techniques, scientifiques et institutionnelles s'opère
selon des processus encore mal perçus et entraîne toujours des répercussions
imprévues. En étudiant les modes de transfert de l'information au sein d'une société, les
sociologues peuvent contribuer à améliorer les méthodes destinées à faire connaître le
contenu de nouvelles politiques de pêche et apprécier leur intérêt.
En second lieu, les sciences sociales pourraient évaluer l'impact social des
politiques. Des travaux de ce genre ont été suscités par la législation américaine qui
prévoit l'évaluation des effets, sur des communautés données, de différentes politiques
de pêche (Miller et al. 1987). Pour ce faire, le sociologue doit être bien informé des
besoins de l'administration, qu'il s'agisse des décisions politiques envisagées ou de la
forme sous laquelle les résultats peuvent être le mieux présentés (rapports techniques,
témoignages oraux, entre autres). L'évaluation de l'impact social est surtout efficace
lorsque sociologues et administrateurs collaborent aux étapes successives de
l'investigation scientifique : conception du programme, collecte des données, analyse et
communication des résultats.
Une troisième application des sciences sociales concerne l'utilisation d'un corps
de théories et de concepts pour une meilleure mise en oeuvre des politiques de pêche.
Les processus de prise de conscience et de décision, comme l'affectivité, sont si
complexes chez l'homme (il n'y a qu'à voir le nombre de disciplines en sciences sociales
requises pour comprendre le genre humain) qu'aucun schéma conceptuel ne suffit à lui
seul à résoudre toutes les questions que pose la mise en oeuvre d'une politique.
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- quel rapport y a-t-il entre le degré de participation des pêcheurs à
l'aménagement et les dispositions juridiques relatives aux privilèges d'usage des
ressources marines et à la régulation de l'accès ?
- enfin, dans quelle mesure peut-on escompter, en réduisant la taille d'unités
d'exploitation exclusive et en impliquant leurs membres dans l'aménagement, faciliter
l'ajustement de l'effort de pêche au sein de chaque pêcherie unitaire (chapitre 18),
promouvoir l'internalisation des externalités - notamment l'effet de la baisse des
rendements sur l'augmentation des coûts d'exploitation - résultant de la compétition
pour des ressources librement accessibles et obtenir ainsi une application plus effective
et moins coûteuse des réglementations ?
Dans les pays en développement, les tensions économiques et sociales seraient
réduites si les administrations pouvaient s'appuyer sur les systèmes d'aménagement
coutumiers (chapitre 18). Cela passe par la légalisation de droits d'usage des ressources
et des espaces maritimes.
Le transfert d'innovations techniques, scientifiques et institutionnelles s'opère
selon des processus encore mal perçus et entraîne toujours des répercussions
imprévues. En étudiant les modes de transfert de l'information au sein d'une société, les
sociologues peuvent contribuer à améliorer les méthodes destinées à faire connaître le
contenu de nouvelles politiques de pêche et apprécier leur intérêt.
En second lieu, les sciences sociales pourraient évaluer l'impact social des
politiques. Des travaux de ce genre ont été suscités par la législation américaine qui
prévoit l'évaluation des effets, sur des communautés données, de différentes politiques
de pêche (Miller et al. 1987). Pour ce faire, le sociologue doit être bien informé des
besoins de l'administration, qu'il s'agisse des décisions politiques envisagées ou de la
forme sous laquelle les résultats peuvent être le mieux présentés (rapports techniques,
témoignages oraux, entre autres). L'évaluation de l'impact social est surtout efficace
lorsque sociologues et administrateurs collaborent aux étapes successives de
l'investigation scientifique : conception du programme, collecte des données, analyse et
communication des résultats.
Une troisième application des sciences sociales concerne l'utilisation d'un corps
de théories et de concepts pour une meilleure mise en oeuvre des politiques de pêche.
Les processus de prise de conscience et de décision, comme l'affectivité, sont si
complexes chez l'homme (il n'y a qu'à voir le nombre de disciplines en sciences sociales
requises pour comprendre le genre humain) qu'aucun schéma conceptuel ne suffit à lui
seul à résoudre toutes les questions que pose la mise en oeuvre d'une politique.
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