15 - L'allocation des privilèges d'usage
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entraînées par le déclin subit de stocks sous l'effet de changements d'origine climatique.
Les décisions administratives directes sont mieux adaptées pour traiter les crises de ce
genre ; elles sont généralement bien acceptées politiquement, à condition que les
pêcheurs soient bien informés de la nature de la crise et des implications des diverses
mesures envisageables, et qu'ils soient consultés.
Si les mécanismes économiques changent la distribution des richesses de façon
neutre, impartiale et largement acceptable, des combinaisons particulières de ces
mécanismes peuvent avoir des répercussions très différentes. Les économistes ne sont
pas qualifiés pour déterminer les schémas de distribution que la société doit privilégier,
même si leurs convictions propres penchent souvent en faveur d'une distribution plus
égalitaire (ce qui ne signifie pas plus équitable) des revenus.
Les administrateurs ne peuvent promouvoir que des schémas d'allocation qui
soient acceptables. Les choix que cela suppose comptent parmi les décisions difficiles et
les plus controversées qu'ils aient à prendre. Les mécanismes de consultation, par
lesquels l'avis des représentants des pêcheurs sont sollicités, facilitent beaucoup le
processus mais, en fin de compte, quelqu'un devra prendre la responsabilité de décider
qui gagnera et qui perdra.
L'adoption de droits transférables passe par le choix de schémas initiaux
d'allocation. Les options les plus simples qui se présentent aux administrateurs reposent
généralement sur des principes d'équité qui recueillent l'assentiment des pêcheurs et
des communautés locales : c'est le cas, notamment, des partages au prorata des
quantités individuelles débarquées sur une période antérieure prédéterminée.
L'acceptation croissante de programmes établis sur ces principes laisse penser que les
problèmes qu'ils soulèvent sont moins importants que les difficultés inhérentes aux
autres formules. Sur la longue période, les administrations se faciliteront leur tâche en
essayant, à froid, de nouvelles démarches, plutôt qu'en répondant, au coup par coup,
aux crises qui ne manqueront pas de se répéter quand les interventions publiques sont
différées après l'apparition des premiers symptômes. Le négoce de droits, fondés sur les
institutions sociales de la propriété en vigueur dans le pays, ou pour une communauté
donnée, s'est montré à la fois efficace et acceptable.
Les mécanismes économiques ne fournissent pas de méthodes faciles pour
éliminer les surinvestissements. Par contre, la reconnaissance de droits établis accroît
l'efficacité et facilite la sortie dans les pêcheries engorgées. D'un autre côté, le recours
exclusif aux procédures administratives est la formule la moins efficace. Si l'on
tergiverse pour s'attaquer à la réduction des surcapacités, les difficultés n'ont pas de
chance de s'atténuer et la prolongation de la crise peut donner l'impression que les
pêcheurs sont naturellement inefficaces, et la pêche, un gaspillage.
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entraînées par le déclin subit de stocks sous l'effet de changements d'origine climatique.
Les décisions administratives directes sont mieux adaptées pour traiter les crises de ce
genre ; elles sont généralement bien acceptées politiquement, à condition que les
pêcheurs soient bien informés de la nature de la crise et des implications des diverses
mesures envisageables, et qu'ils soient consultés.
Si les mécanismes économiques changent la distribution des richesses de façon
neutre, impartiale et largement acceptable, des combinaisons particulières de ces
mécanismes peuvent avoir des répercussions très différentes. Les économistes ne sont
pas qualifiés pour déterminer les schémas de distribution que la société doit privilégier,
même si leurs convictions propres penchent souvent en faveur d'une distribution plus
égalitaire (ce qui ne signifie pas plus équitable) des revenus.
Les administrateurs ne peuvent promouvoir que des schémas d'allocation qui
soient acceptables. Les choix que cela suppose comptent parmi les décisions difficiles et
les plus controversées qu'ils aient à prendre. Les mécanismes de consultation, par
lesquels l'avis des représentants des pêcheurs sont sollicités, facilitent beaucoup le
processus mais, en fin de compte, quelqu'un devra prendre la responsabilité de décider
qui gagnera et qui perdra.
L'adoption de droits transférables passe par le choix de schémas initiaux
d'allocation. Les options les plus simples qui se présentent aux administrateurs reposent
généralement sur des principes d'équité qui recueillent l'assentiment des pêcheurs et
des communautés locales : c'est le cas, notamment, des partages au prorata des
quantités individuelles débarquées sur une période antérieure prédéterminée.
L'acceptation croissante de programmes établis sur ces principes laisse penser que les
problèmes qu'ils soulèvent sont moins importants que les difficultés inhérentes aux
autres formules. Sur la longue période, les administrations se faciliteront leur tâche en
essayant, à froid, de nouvelles démarches, plutôt qu'en répondant, au coup par coup,
aux crises qui ne manqueront pas de se répéter quand les interventions publiques sont
différées après l'apparition des premiers symptômes. Le négoce de droits, fondés sur les
institutions sociales de la propriété en vigueur dans le pays, ou pour une communauté
donnée, s'est montré à la fois efficace et acceptable.
Les mécanismes économiques ne fournissent pas de méthodes faciles pour
éliminer les surinvestissements. Par contre, la reconnaissance de droits établis accroît
l'efficacité et facilite la sortie dans les pêcheries engorgées. D'un autre côté, le recours
exclusif aux procédures administratives est la formule la moins efficace. Si l'on
tergiverse pour s'attaquer à la réduction des surcapacités, les difficultés n'ont pas de
chance de s'atténuer et la prolongation de la crise peut donner l'impression que les
pêcheurs sont naturellement inefficaces, et la pêche, un gaspillage.
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