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R. B. Rellig
demandèrent de nouvelles : ceci représente un transfert net de 637 licences (Schelle and
Muse 1986). Qui les ont acquises ? Des pêcheurs locaux d'Alaska, mais vivant en ville,
en ont acquis 134, en sus de celles qu'ils ont abandonnées ; le groupe des pêcheurs
citadins, non originaires d'Alaska, acquit 267 licences supplémentaires ; des personnes
ne résidant pas en Alaska en acquirent 198 ; 32 licences furent transférées à des
pêcheurs ruraux non originaires d'Alaska ; enfin, des forclusions gouvernementales
supprimèrent 6 licences. Ces chiffres tiennent compte de la perte importante de licences
subie par les esquimaux et les indiens d'Alaska.
Ainsi, la redistribution des possibilités de pêche continue de poser un problème
sérieux dont la préoccupation a influencé la législation mise en oeuvre pour réduire la
flotte de pêche en Alaska. Mais ce constat n'implique pas que des redistributions plus
importantes ne se produisent pas en l'absence de tels programmes. En réalité, la
reconnaissance de droits officiellement reconnus confèrent aux pêcheurs indépendants
un pouvoir qu'ils n'ont pas en régime de liberté d'accès, tandis que le redressement
économique des pêcheries, auquel le changement de régime juridique concoure, assoit
leur stabilité. Ainsi, la raison majeure de l'échec des initiatives autonomes de régulation
et d'exclusion, comme de la dégradation des systèmes coutumiers d'aménagement, est
qu'ils ne sont pas entérinés, et donc protégés, par les législations nationales.
7. Décisions administratives ou mécanismes économiques : le pour et le contre
La première conclusion à tirer de cet examen des implications des mécanismes
d'allocation, de transfert et de retrait des privilèges d'usage porte sur la nécessité de
concevoir des systèmes qui combinent efficacement mécanismes économiques et
procédures administratives. Peu de systèmes d'aménagement peuvent opérer sans
recours aux taxes, aux subventions, ainsi qu'au contrôle direct de l'accès. Certains
systèmes visent, au-delà, à promouvoir l'efficience économique des pêcheries. Pour cela,
ces systèmes sont complétés par des programmes de licences émises en nombre limité,
de quotas individuels cessibles, ou de droits territoriaux d'usage. Ces mécanismes
économiques ne sont efficaces que s'ils sont appuyés par des dispositions légales et
administratives appropriées. Les fermetures saisonnières ou spatiales, les restrictions
sur les engins, sont toutes des outils efficaces, qui permettent chacune d'atteindre des
buts spécifiques dans des contextes donnés (Beddington and Rettig 1984). Chaque
situation mérite une politique, des mécanismes et des réglementations appropriés.
Les mécanismes économiques servent essentiellement à régler sur la longue
période les questions difficiles d'acquisition, de transfert et de retrait des privilèges
d'usage. Ils sont peu efficaces pour résoudre les crises conjoncturelles, comme celles
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demandèrent de nouvelles : ceci représente un transfert net de 637 licences (Schelle and
Muse 1986). Qui les ont acquises ? Des pêcheurs locaux d'Alaska, mais vivant en ville,
en ont acquis 134, en sus de celles qu'ils ont abandonnées ; le groupe des pêcheurs
citadins, non originaires d'Alaska, acquit 267 licences supplémentaires ; des personnes
ne résidant pas en Alaska en acquirent 198 ; 32 licences furent transférées à des
pêcheurs ruraux non originaires d'Alaska ; enfin, des forclusions gouvernementales
supprimèrent 6 licences. Ces chiffres tiennent compte de la perte importante de licences
subie par les esquimaux et les indiens d'Alaska.
Ainsi, la redistribution des possibilités de pêche continue de poser un problème
sérieux dont la préoccupation a influencé la législation mise en oeuvre pour réduire la
flotte de pêche en Alaska. Mais ce constat n'implique pas que des redistributions plus
importantes ne se produisent pas en l'absence de tels programmes. En réalité, la
reconnaissance de droits officiellement reconnus confèrent aux pêcheurs indépendants
un pouvoir qu'ils n'ont pas en régime de liberté d'accès, tandis que le redressement
économique des pêcheries, auquel le changement de régime juridique concoure, assoit
leur stabilité. Ainsi, la raison majeure de l'échec des initiatives autonomes de régulation
et d'exclusion, comme de la dégradation des systèmes coutumiers d'aménagement, est
qu'ils ne sont pas entérinés, et donc protégés, par les législations nationales.
7. Décisions administratives ou mécanismes économiques : le pour et le contre
La première conclusion à tirer de cet examen des implications des mécanismes
d'allocation, de transfert et de retrait des privilèges d'usage porte sur la nécessité de
concevoir des systèmes qui combinent efficacement mécanismes économiques et
procédures administratives. Peu de systèmes d'aménagement peuvent opérer sans
recours aux taxes, aux subventions, ainsi qu'au contrôle direct de l'accès. Certains
systèmes visent, au-delà, à promouvoir l'efficience économique des pêcheries. Pour cela,
ces systèmes sont complétés par des programmes de licences émises en nombre limité,
de quotas individuels cessibles, ou de droits territoriaux d'usage. Ces mécanismes
économiques ne sont efficaces que s'ils sont appuyés par des dispositions légales et
administratives appropriées. Les fermetures saisonnières ou spatiales, les restrictions
sur les engins, sont toutes des outils efficaces, qui permettent chacune d'atteindre des
buts spécifiques dans des contextes donnés (Beddington and Rettig 1984). Chaque
situation mérite une politique, des mécanismes et des réglementations appropriés.
Les mécanismes économiques servent essentiellement à régler sur la longue
période les questions difficiles d'acquisition, de transfert et de retrait des privilèges
d'usage. Ils sont peu efficaces pour résoudre les crises conjoncturelles, comme celles
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