15 - L'allocation des privilèges d'usage
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recherche, économiquement injustifiée, d'une plus grande productivité technique qui
conduit, dans les pêcheries où la compétition est ouverte, à une substitution perverse de
la main d'oeuvre par le capital (équipements), n'aura plus lieu d'être. Surtout, quitter la
pêcherie, qui constitue sans doute le problème le moins bien traité dans l'aménagement
actuel des pêches et des cultures marines, sera, économiquement et psychologiquement,
moins difficile.
4.2. Réduction des capacités excédentaires de capture
Les économistes qui avancent que l'origine des difficultés de la pêche réside dans
la liberté d'accès ont fondamentalement raison. Malheureusement, ils oublient de
proposer des solutions adéquates. L'appui politique indispensable pour éliminer les
surcapacités fait généralement défaut tant que le mauvais état économique et
biologique n'est pas patent. Le problème n'est plus alors une question de liberté
d'accès, mais d'incitation à la sortie.
Les administrations ont assez souvent recours à des systèmes restrictifs de
licences pour bloquer ou ralentir l'entrée de nouveaux bateaux. Comme ceux-ci sont
souvent adoptés dans des pêcheries qui ont atteint un niveau notable de
surinvestissement et de surpêche biologique, ces programmes incluent des dispositions
pour racheter à certains pêcheurs leurs licences, que celles-ci soient attachées aux
personnes ou aux bateaux (d'où les termes de programmes de "rachat" ou de "retrait
monnayé").
De tels programmes ont été mis en oeuvre en diverses occasions, mais peu ont
atteint leurs objectifs. Dans la phase d'expansion des pêches mondiales, chaque fois
qu'une pêcherie sous-exploitée était localisée, les pays pouvaient y redéployer les
puissances de pêche excédentaires des pêcheries surcapitalisées. Ces redéploiements
peuvent se faire par l'octroi de licences ou de subventions. Le Japon fournit un bon
exemple de pays ayant appliqué avec succès la première démarche. Il a notamment
redéployé ainsi une partie de ses flottilles opérant en mer de Chine orientale vers la
pêche thonière dans le Pacifique sud. Plus généralement, une des motivations de
l'expansion géographique de la grande pêche japonaise a été la nécessité politique de
décongestionner ses pêcheries côtières, surpeuplées et surcapitalisées.
S'il est remarquable, l'exemple japonais n'est pas unique. Dans les années 70, une
série d'événements a rendu nécessaire la réduction de la pêche du saumon pacifique au
large des côtes des Etats de l'Orégon et de Washington. Des fonds publics ont été
débloqués pour aider les pêcheurs à se reconvertir, de la pêche du saumon à la traîne, à
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recherche, économiquement injustifiée, d'une plus grande productivité technique qui
conduit, dans les pêcheries où la compétition est ouverte, à une substitution perverse de
la main d'oeuvre par le capital (équipements), n'aura plus lieu d'être. Surtout, quitter la
pêcherie, qui constitue sans doute le problème le moins bien traité dans l'aménagement
actuel des pêches et des cultures marines, sera, économiquement et psychologiquement,
moins difficile.
4.2. Réduction des capacités excédentaires de capture
Les économistes qui avancent que l'origine des difficultés de la pêche réside dans
la liberté d'accès ont fondamentalement raison. Malheureusement, ils oublient de
proposer des solutions adéquates. L'appui politique indispensable pour éliminer les
surcapacités fait généralement défaut tant que le mauvais état économique et
biologique n'est pas patent. Le problème n'est plus alors une question de liberté
d'accès, mais d'incitation à la sortie.
Les administrations ont assez souvent recours à des systèmes restrictifs de
licences pour bloquer ou ralentir l'entrée de nouveaux bateaux. Comme ceux-ci sont
souvent adoptés dans des pêcheries qui ont atteint un niveau notable de
surinvestissement et de surpêche biologique, ces programmes incluent des dispositions
pour racheter à certains pêcheurs leurs licences, que celles-ci soient attachées aux
personnes ou aux bateaux (d'où les termes de programmes de "rachat" ou de "retrait
monnayé").
De tels programmes ont été mis en oeuvre en diverses occasions, mais peu ont
atteint leurs objectifs. Dans la phase d'expansion des pêches mondiales, chaque fois
qu'une pêcherie sous-exploitée était localisée, les pays pouvaient y redéployer les
puissances de pêche excédentaires des pêcheries surcapitalisées. Ces redéploiements
peuvent se faire par l'octroi de licences ou de subventions. Le Japon fournit un bon
exemple de pays ayant appliqué avec succès la première démarche. Il a notamment
redéployé ainsi une partie de ses flottilles opérant en mer de Chine orientale vers la
pêche thonière dans le Pacifique sud. Plus généralement, une des motivations de
l'expansion géographique de la grande pêche japonaise a été la nécessité politique de
décongestionner ses pêcheries côtières, surpeuplées et surcapitalisées.
S'il est remarquable, l'exemple japonais n'est pas unique. Dans les années 70, une
série d'événements a rendu nécessaire la réduction de la pêche du saumon pacifique au
large des côtes des Etats de l'Orégon et de Washington. Des fonds publics ont été
débloqués pour aider les pêcheurs à se reconvertir, de la pêche du saumon à la traîne, à
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