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R. B. Rettig
complémentaire, dont la prise ne sera autorisée que si de nouvelles informations
viennent en confirmer la possibilité. Sous un régime de quotas individuels transférables,
les pêcheurs sont incités à capturer leur quota au coût et, donc, avec les investissements
minima. Si le stock vient à baisser, la capture de la réserve ne sera pas autorisée, de
sorte que l'effort sera automatiquement réduit.
Cet exemple indique également quelles pêcheries se prêteront le mieux à une
gestion par quotas individuels cessibles. Ce sont essentiellement celles qui portent sur
des espèces à longue durée de vie, dont le recrutement varie modérément (chapitre 4),
et dont l'importance économique est suffisante pour justifier un suivi régulier. Pour de
tels stocks, une légère surpêche une année pourra être compensée par une réduction
des quotas l'année ou les années suivanle(s). En revanche, les espèces à courte vie et à
recrutement variable se prêtent mal à un aménagement par quotas individuels. Pour
celles-ci, les quotas ne pourront être fixés que tard dans l'année, lorsque le recrutemenl
en cours sera connu. Une réduction notable pourra donner lieu à de longs débats pour
leur adoption. Dans ces conditions, les pêcheurs ne pourront décider leur calendrier de
pêche que tardivement dans la saison. Selon la réponse des pêcheurs à l'incertitude qui
en résulte, les capacités de capture pourront se révéler excédentaires les mauvaises
années et, inversement, insuffisantes les années fastes.
L'application des quotas individuels se heurtera aussi à des difficultés dans les
pêcheries composites et dans les pays qui ne disposent que de faibles moyens,
administratifs pour surveiller les captures, et scientifiques pour déterminer les niveaux
annuels de prélèvement (chapitre 17). Dans les pêcheries plurispécifiques, la
détermination des quotas peut se révéler lourde. Les interactions techniques (chapitre
2) compliquent encore leur fixation et la régulation de la pêche par les captures.
Toutefois des stratégies simplifiées, reposant sur quelques espèces support, peuvent être
imaginées (chapitre 17). La surveillance des débarquements et des transbordements
peut être irréalisable dans des pêcheries artisanales côtières, surtout dans les pays dont
les moyens administratifs sont modestes.
Par contre, là où les conditions d'efficacité des quotas individuels cessibles sont
réunies, ils offrent plusieurs avantages. Les pêcheurs sont incités à pêcher leurs quotas
au moindre coût : l'incitation à l'acquisition de surcapacités sera largement éliminée.
N'étant plus sous la pression d'une compétition irrationnelle pour prélever leur part, les
conditions de sécurité seront grandement améliorées : prise de risques moindres par
mauvais temps, réduction de la fatigue (horaires de travail), meilleur entretien des
navires. Les innovations qui réduisent les coûts et accroissent la qualité et la valeur des
prises seront plus vite et plus facilement adoptées. Par contre, celles dont le seul objet
est d'accroître la part individuelle d'un contingent global ne seront plus recherchées, à
moins qu'elles ne réduisent simultanément le coût de l'unité d'effort de pêche. Ainsi,
certains pêcheurs seront amenés à acquérir, auprès d'autres, des quotas
supplémentaires pour valoriser des économies d'échelles potentielles. Par contre, la
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R. B. Rettig
complémentaire, dont la prise ne sera autorisée que si de nouvelles informations
viennent en confirmer la possibilité. Sous un régime de quotas individuels transférables,
les pêcheurs sont incités à capturer leur quota au coût et, donc, avec les investissements
minima. Si le stock vient à baisser, la capture de la réserve ne sera pas autorisée, de
sorte que l'effort sera automatiquement réduit.
Cet exemple indique également quelles pêcheries se prêteront le mieux à une
gestion par quotas individuels cessibles. Ce sont essentiellement celles qui portent sur
des espèces à longue durée de vie, dont le recrutement varie modérément (chapitre 4),
et dont l'importance économique est suffisante pour justifier un suivi régulier. Pour de
tels stocks, une légère surpêche une année pourra être compensée par une réduction
des quotas l'année ou les années suivanle(s). En revanche, les espèces à courte vie et à
recrutement variable se prêtent mal à un aménagement par quotas individuels. Pour
celles-ci, les quotas ne pourront être fixés que tard dans l'année, lorsque le recrutemenl
en cours sera connu. Une réduction notable pourra donner lieu à de longs débats pour
leur adoption. Dans ces conditions, les pêcheurs ne pourront décider leur calendrier de
pêche que tardivement dans la saison. Selon la réponse des pêcheurs à l'incertitude qui
en résulte, les capacités de capture pourront se révéler excédentaires les mauvaises
années et, inversement, insuffisantes les années fastes.
L'application des quotas individuels se heurtera aussi à des difficultés dans les
pêcheries composites et dans les pays qui ne disposent que de faibles moyens,
administratifs pour surveiller les captures, et scientifiques pour déterminer les niveaux
annuels de prélèvement (chapitre 17). Dans les pêcheries plurispécifiques, la
détermination des quotas peut se révéler lourde. Les interactions techniques (chapitre
2) compliquent encore leur fixation et la régulation de la pêche par les captures.
Toutefois des stratégies simplifiées, reposant sur quelques espèces support, peuvent être
imaginées (chapitre 17). La surveillance des débarquements et des transbordements
peut être irréalisable dans des pêcheries artisanales côtières, surtout dans les pays dont
les moyens administratifs sont modestes.
Par contre, là où les conditions d'efficacité des quotas individuels cessibles sont
réunies, ils offrent plusieurs avantages. Les pêcheurs sont incités à pêcher leurs quotas
au moindre coût : l'incitation à l'acquisition de surcapacités sera largement éliminée.
N'étant plus sous la pression d'une compétition irrationnelle pour prélever leur part, les
conditions de sécurité seront grandement améliorées : prise de risques moindres par
mauvais temps, réduction de la fatigue (horaires de travail), meilleur entretien des
navires. Les innovations qui réduisent les coûts et accroissent la qualité et la valeur des
prises seront plus vite et plus facilement adoptées. Par contre, celles dont le seul objet
est d'accroître la part individuelle d'un contingent global ne seront plus recherchées, à
moins qu'elles ne réduisent simultanément le coût de l'unité d'effort de pêche. Ainsi,
certains pêcheurs seront amenés à acquérir, auprès d'autres, des quotas
supplémentaires pour valoriser des économies d'échelles potentielles. Par contre, la
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