15 - L'allocation des privilèges d'usage
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certains cas, le recrutement des nouvelles classes d'âge est mis en cause (chapitres 4, 6
et 9). Souvent, la diminution des captures résulte de modifications de l'environnement
(chapitre 19). En effet, l'abondance et la localisation des populations halieutiques
peuvent varier fortement en fonction de modifications d'origine climatique qui se
manifestent, parfois selon des cycles, mais plus souvent de façon erratique, et toujours
mal comprise. Les effets des causes naturelles et humaines s'interpénétrent : si un stock
est pleinement exploité à l'apogée d'un cycle, et si l'effort de pêche n'est pas réduit
lorsqu'il vient à décliner pour des raisons naturelles, la surpêche réduira le stock encore
davantage et pour plus longtemps. C'est, en général, à la suite de crises de ce genre que
des mesures de réduction de l'effort de pêche rencontrent l'assentiment général.
Il est rare que les politiques retenues visent uniquement à réduire l'effort de
pêche. Néanmoins, elles affectent toujours les pêcheurs, les opérations de pêche, la
répartition des débarquements et, finalement, ceux qui consomment le poisson.
Les politiques d'exploitation affectent aussi les opérations de mariculture
extensive. C'est ainsi que les performances de production d'un bassin conchylicole
dépendent de la régulation du cheptel en élevage (chapitre 7), comme des politiques de
conservation de la qualité du milieu (chapitre 12). De même, les jeunes saumons
produits par des fermes aquatiques pour être relâchés dans des rivières côtières passent
une grande partie de leur vie dans l'océan, avant de retourner vers leur point d'origine
où ils pondent avant de mourir (chapitre 8). Ces saumons sont susceptibles d'être pris
par des pêcheurs professionnels au cours des phases successives de leur vie océanique,
ou par les pêcheurs plaisanciers, tant en pleine mer que dans les estuaires et les
ruisseaux côtiers.
Ainsi, l'état des écosystèmes marins, les opérations de pêche, la qualité des
produits mis en marché, comme les bénéficiaires des richesses communes de la mer
sont-ils fortement dépendants des politiques de pêche et de conservation de
l'environnement, comme de leurs carences. Initialement, le choix des réglementations
est souvent restreint à celles qui s'appliquent également à toutes les parties prenantes
d'une pêcherie. Toutefois, le régime de liberté d'accès fait que, tôt ou tard, les
administrateurs des pêches seront confrontés à deux questions :
- qui doit exploiter la ressource ?
- qui doit bénéficier des richesses de sa pêche ?
Ce chapitre a pour objet d'examiner les pratiques actuelles d'allocation, de
transfert et de retrait des droits d'usage, sous l'angle de leurs implications sur
l'allocation des ressources et la distribution des richesses.
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certains cas, le recrutement des nouvelles classes d'âge est mis en cause (chapitres 4, 6
et 9). Souvent, la diminution des captures résulte de modifications de l'environnement
(chapitre 19). En effet, l'abondance et la localisation des populations halieutiques
peuvent varier fortement en fonction de modifications d'origine climatique qui se
manifestent, parfois selon des cycles, mais plus souvent de façon erratique, et toujours
mal comprise. Les effets des causes naturelles et humaines s'interpénétrent : si un stock
est pleinement exploité à l'apogée d'un cycle, et si l'effort de pêche n'est pas réduit
lorsqu'il vient à décliner pour des raisons naturelles, la surpêche réduira le stock encore
davantage et pour plus longtemps. C'est, en général, à la suite de crises de ce genre que
des mesures de réduction de l'effort de pêche rencontrent l'assentiment général.
Il est rare que les politiques retenues visent uniquement à réduire l'effort de
pêche. Néanmoins, elles affectent toujours les pêcheurs, les opérations de pêche, la
répartition des débarquements et, finalement, ceux qui consomment le poisson.
Les politiques d'exploitation affectent aussi les opérations de mariculture
extensive. C'est ainsi que les performances de production d'un bassin conchylicole
dépendent de la régulation du cheptel en élevage (chapitre 7), comme des politiques de
conservation de la qualité du milieu (chapitre 12). De même, les jeunes saumons
produits par des fermes aquatiques pour être relâchés dans des rivières côtières passent
une grande partie de leur vie dans l'océan, avant de retourner vers leur point d'origine
où ils pondent avant de mourir (chapitre 8). Ces saumons sont susceptibles d'être pris
par des pêcheurs professionnels au cours des phases successives de leur vie océanique,
ou par les pêcheurs plaisanciers, tant en pleine mer que dans les estuaires et les
ruisseaux côtiers.
Ainsi, l'état des écosystèmes marins, les opérations de pêche, la qualité des
produits mis en marché, comme les bénéficiaires des richesses communes de la mer
sont-ils fortement dépendants des politiques de pêche et de conservation de
l'environnement, comme de leurs carences. Initialement, le choix des réglementations
est souvent restreint à celles qui s'appliquent également à toutes les parties prenantes
d'une pêcherie. Toutefois, le régime de liberté d'accès fait que, tôt ou tard, les
administrateurs des pêches seront confrontés à deux questions :
- qui doit exploiter la ressource ?
- qui doit bénéficier des richesses de sa pêche ?
Ce chapitre a pour objet d'examiner les pratiques actuelles d'allocation, de
transfert et de retrait des droits d'usage, sous l'angle de leurs implications sur
l'allocation des ressources et la distribution des richesses.
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