14 - La régulation du taux d'exploitation
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au point de sombrer. Les poissons plus petits sont rejetés pour laisser de la place dans
la cale aux individus plus grands, de valeur marchande supérieure. La valeur
économique de ces rejets doit être imputée au coût économique de la gestion. Bien que
ce coût ne soit pas comptabilisé dans le revenu national, il représente une valeur dont
les consommateurs sont privés par le choix du mécanisme de régulation. Si ce
mécanisme permet de réaliser les objectifs de conservation visés pour un coût
d'application modéré, il répond négativement à tous les autres critères d'évaluation
retenus.
Pour réduire ces effets pervers, il faudrait logiquement étaler l'effort de pêche de
façon aussi uniforme que possible sur toute la saison de pêche. Cela peut se faire par
des contingents ou des limites de capture par sortie, ou en réduisant le taux d'utilisation
des bateaux. Le premier type de mesure favorise la concentration de la pêche sur les
espèces les plus nobles et les poissons de plus grande taille. Il en résulte un
accroissement des rejets qui va à l'encontre des objectifs de conservation du stock. Les
contingents et les limites de capture par marée ne satisfont généralement pas les autres
critères d'évaluation retenus. Comparées aux quotas globaux, ces mesures peuvent être
bénéfiques pour les consomateurs, car l'offre est mieux répartie. Les bénéfices pour ces
derniers dépendront de facteurs comme la saisonnalité de la demande et la coïncidence
entre celle-ci et celle de la production. La principale insuffisance des limites de capture
par sortie est l'absence de contrôle sur la puissance de pêche ou les capacités totales de
capture. Sans un tel contrôle, la taille de la flottille augmentera jusqu'au maximum
économiquement rentable. La plus grande partie des bénéfices potentiels de
l'aménagement sera alors dissipée par une diversion excessive de ressources rares, de
l'économie nationale vers le secteur de la pêche.
4.3. Méthodes de limitation de l'entrée
Pour l'exploitation des espèces sédentaires, les droits territoriaux peuvent fournir
une excellente solution au problème posé par la liberté d'accès. Ainsi, des pays comme
la France ou le Japon, ont adopté depuis longtemps un système de concessions
territoriales, notamment pour la conchyliculture. Malheureusement, les flux du
phytoplancton, qui entre pour une grande part dans l'alimentation des coquillages
filtreurs, constituent une ressource fugitive secondaire dont la régulation de la
consommation soulève des problèmes analogues à ceux que pose celle du taux
d'exploitation dans la pêche. Chaque conchyliculteur maximise ses gains en augmentant
la charge en coquillages sur ses concessions, aussi longtemps que le supplément de
production reste au dessus du coût additionnel du naissain. La capacité trophique du
flux d'eau est progressivement réduite, ce qui affecte le taux de croissance du stock,
notamment sur les concessions situées en aval par rapport à la circulation générale dans
le bassin conchylicole (chapitre 7).
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au point de sombrer. Les poissons plus petits sont rejetés pour laisser de la place dans
la cale aux individus plus grands, de valeur marchande supérieure. La valeur
économique de ces rejets doit être imputée au coût économique de la gestion. Bien que
ce coût ne soit pas comptabilisé dans le revenu national, il représente une valeur dont
les consommateurs sont privés par le choix du mécanisme de régulation. Si ce
mécanisme permet de réaliser les objectifs de conservation visés pour un coût
d'application modéré, il répond négativement à tous les autres critères d'évaluation
retenus.
Pour réduire ces effets pervers, il faudrait logiquement étaler l'effort de pêche de
façon aussi uniforme que possible sur toute la saison de pêche. Cela peut se faire par
des contingents ou des limites de capture par sortie, ou en réduisant le taux d'utilisation
des bateaux. Le premier type de mesure favorise la concentration de la pêche sur les
espèces les plus nobles et les poissons de plus grande taille. Il en résulte un
accroissement des rejets qui va à l'encontre des objectifs de conservation du stock. Les
contingents et les limites de capture par marée ne satisfont généralement pas les autres
critères d'évaluation retenus. Comparées aux quotas globaux, ces mesures peuvent être
bénéfiques pour les consomateurs, car l'offre est mieux répartie. Les bénéfices pour ces
derniers dépendront de facteurs comme la saisonnalité de la demande et la coïncidence
entre celle-ci et celle de la production. La principale insuffisance des limites de capture
par sortie est l'absence de contrôle sur la puissance de pêche ou les capacités totales de
capture. Sans un tel contrôle, la taille de la flottille augmentera jusqu'au maximum
économiquement rentable. La plus grande partie des bénéfices potentiels de
l'aménagement sera alors dissipée par une diversion excessive de ressources rares, de
l'économie nationale vers le secteur de la pêche.
4.3. Méthodes de limitation de l'entrée
Pour l'exploitation des espèces sédentaires, les droits territoriaux peuvent fournir
une excellente solution au problème posé par la liberté d'accès. Ainsi, des pays comme
la France ou le Japon, ont adopté depuis longtemps un système de concessions
territoriales, notamment pour la conchyliculture. Malheureusement, les flux du
phytoplancton, qui entre pour une grande part dans l'alimentation des coquillages
filtreurs, constituent une ressource fugitive secondaire dont la régulation de la
consommation soulève des problèmes analogues à ceux que pose celle du taux
d'exploitation dans la pêche. Chaque conchyliculteur maximise ses gains en augmentant
la charge en coquillages sur ses concessions, aussi longtemps que le supplément de
production reste au dessus du coût additionnel du naissain. La capacité trophique du
flux d'eau est progressivement réduite, ce qui affecte le taux de croissance du stock,
notamment sur les concessions situées en aval par rapport à la circulation générale dans
le bassin conchylicole (chapitre 7).
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