Lorsque plusieurs espèces sont simultanément accessibles aux mêmes navires, les
pêcheurs peuvent répondre aux réglementations sur le maillage en armant des filets de
maillages différents pour la pêche de différentes espèces. Le contrôle en mer du respect
de la réglementation peut alors devenir très onéreux. L'application sera facilitée si les
interdictions concernant le maillage minimal portent sur la possession de l'engin, plutôt
que sur son usage.
Les régulations portant sur les tailles minimales de capture sont valables pour les
pêcheries unispécifiques, dans lesquelles on peut utiliser de façon économiquement
efficiente des engins sélectifs. Mais, dans les pêcheries plurispécifiques, la sélectivité des
engins n'est que partielle ; il peut alors se révéler utile de compléter la réglementation
par des contingents de capture par sortie pour les petites espèces. Mais, il faut dans ce
cas s'attendre à une augmentation du taux de rejet, qui se traduira par une
augmentation, souvent mal détectée, de la mortalité de certaines espèces et un
gaspillage accru de protéines comestibles, sans amélioration évidente de la
conservation.
La fermeture de zones de pêche soulève également des problèmes d'application.
Si la zone fermée coïncide avec l'aire de répartition des espèces, on aboutit ipso facto à
la fermeture de leur pêche. Ce n'est pas par coïncidence que l'on constate, par
expérience, que les prises déclarées pour les secteurs limitrophes de la zone de défens
augmentent fréquemment, comme par enchantement, après l'adoption de telles
mesures.
Les fermetures saisonnières peuvent se révéler plus faciles à appliquer et plus
efficaces pour atteindre les objectifs de conservation. Mais, sans informations
complémentaires sur la faculté d'adaptation de diverses flottilles, l'incidence de ce type
de réglementation sur les bénéfices et les coûts est difficile à prévoir. Ce genre de
mesure peut susciter le développement et l'utilisation d'équipements très élaborés et
coûteux, destinés à accroître le taux de mortalité par temps de pêche unitaire. Un tel
comportement stratégique aboutit à une utilisation inefficace de la main-d'oeuvre et du
capital. On arrivera, par exemple, à constater que la prise annuelle d'un seul bateau est
alors, à sa place, réalisée par dix bateaux au cours de l'intervalle de temps autorisé.
Un domaine où de telles inefficacités se produisent, mais dont on se préoccupe
rarement, est celui du traitement et de la distribution. Lorsque la période de pêche est
artificiellement réduite, les capacités de traitement, de stockage et de distribution
doivent être accrues pour absorber les surabondances ; une partie de la matière
première pourra être détournée vers la production de produits moins périssables.
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pêcheurs peuvent répondre aux réglementations sur le maillage en armant des filets de
maillages différents pour la pêche de différentes espèces. Le contrôle en mer du respect
de la réglementation peut alors devenir très onéreux. L'application sera facilitée si les
interdictions concernant le maillage minimal portent sur la possession de l'engin, plutôt
que sur son usage.
Les régulations portant sur les tailles minimales de capture sont valables pour les
pêcheries unispécifiques, dans lesquelles on peut utiliser de façon économiquement
efficiente des engins sélectifs. Mais, dans les pêcheries plurispécifiques, la sélectivité des
engins n'est que partielle ; il peut alors se révéler utile de compléter la réglementation
par des contingents de capture par sortie pour les petites espèces. Mais, il faut dans ce
cas s'attendre à une augmentation du taux de rejet, qui se traduira par une
augmentation, souvent mal détectée, de la mortalité de certaines espèces et un
gaspillage accru de protéines comestibles, sans amélioration évidente de la
conservation.
La fermeture de zones de pêche soulève également des problèmes d'application.
Si la zone fermée coïncide avec l'aire de répartition des espèces, on aboutit ipso facto à
la fermeture de leur pêche. Ce n'est pas par coïncidence que l'on constate, par
expérience, que les prises déclarées pour les secteurs limitrophes de la zone de défens
augmentent fréquemment, comme par enchantement, après l'adoption de telles
mesures.
Les fermetures saisonnières peuvent se révéler plus faciles à appliquer et plus
efficaces pour atteindre les objectifs de conservation. Mais, sans informations
complémentaires sur la faculté d'adaptation de diverses flottilles, l'incidence de ce type
de réglementation sur les bénéfices et les coûts est difficile à prévoir. Ce genre de
mesure peut susciter le développement et l'utilisation d'équipements très élaborés et
coûteux, destinés à accroître le taux de mortalité par temps de pêche unitaire. Un tel
comportement stratégique aboutit à une utilisation inefficace de la main-d'oeuvre et du
capital. On arrivera, par exemple, à constater que la prise annuelle d'un seul bateau est
alors, à sa place, réalisée par dix bateaux au cours de l'intervalle de temps autorisé.
Un domaine où de telles inefficacités se produisent, mais dont on se préoccupe
rarement, est celui du traitement et de la distribution. Lorsque la période de pêche est
artificiellement réduite, les capacités de traitement, de stockage et de distribution
doivent être accrues pour absorber les surabondances ; une partie de la matière
première pourra être détournée vers la production de produits moins périssables.
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