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J. M. Gates
bien être une régulation souple du taux d'exploitation appliqué à des sous-ensembles
toujours plurispécifiques : en voulant réguler finement l'exploitation par espèces, on
risque de provoquer des problèmes plus graves que ceux que l'on cherche à résoudre.
Les raisons à l'origine des frustrations que suscite l'aménagement des pêcheries
plurispécifiques seront analysées plus loin.
3.4. Les implications des différences de compétence
Dans le développement des théories et l'élaboration de modèles
bioéconomiques, on a tendance à considérer comme homogènes les données
disponibles. Cette simplification n'est pas correcte au niveau opérationnel. La
compétence des patrons varie énormément, plus encore que les fluctuations temporelles
des ressources. Les méthodes qui n'en tiennent pas compte négligent des effets
importants sur la distribution des gains et des coûts. Ces écarts peuvent susciter des
comportements stratégiques allant à l'encontre de l'adoption des mesures proposées.
Ainsi, les pêcheurs les plus productifs et qui possèdent de meilleures capacités de
mobilité, sont susceptibles de mieux profiter de plans d'aide publique à la réduction des
capacités excédentaires de capture et de quitter préférentiellement une pêcherie où l'on
souhaite réduire l'effort.
3.5. Coûts de l'aménagement
Dans l'analyse économique des politiques publiques dont l'aménagement des
pêches fait partie, on admet généralement que la préférence doit être donnée à celles
qui génèrent des bénéfices supérieurs à leurs coûts. A défaut, on préférera des
politiques qui, du point de vue économique, atteignent leurs objectifs sociaux pour un
bon rapport performance-coût. C'est pourquoi les économistes s'intéressent aux
bénéfices et aux coûts des plans d'aménagement, ainsi qu'à leur incidence. Dans
beaucoup de pays, le secteur public est tenu de justifier ses programmes par les gains
auxquels ils peuvent contribuer. L'aménagement des pêches détourne une partie des
ressources économiques restreintes produites par les autres secteurs de l'économie
nationale. Dans certaines pêcheries, le coût pour l'Etat de l'aménagement peut
atteindre jusqu'à 80% de la valeur des captures au débarquement. Comme les bénéfices
potentiels nets ne représentent souvent qu'une fraction de la valeur brute, il est
vraisemblable que, dans les situations extrêmes, le coût d'un programme
d'aménagement et de son application puisse dépasser de façon appréciable ses
bénéfices économiques nets. Dans la comptabilité des coûts de gestion, il est important
de tenir compte des dépenses hors marché, en même temps que celles réalisées dans le
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J. M. Gates
bien être une régulation souple du taux d'exploitation appliqué à des sous-ensembles
toujours plurispécifiques : en voulant réguler finement l'exploitation par espèces, on
risque de provoquer des problèmes plus graves que ceux que l'on cherche à résoudre.
Les raisons à l'origine des frustrations que suscite l'aménagement des pêcheries
plurispécifiques seront analysées plus loin.
3.4. Les implications des différences de compétence
Dans le développement des théories et l'élaboration de modèles
bioéconomiques, on a tendance à considérer comme homogènes les données
disponibles. Cette simplification n'est pas correcte au niveau opérationnel. La
compétence des patrons varie énormément, plus encore que les fluctuations temporelles
des ressources. Les méthodes qui n'en tiennent pas compte négligent des effets
importants sur la distribution des gains et des coûts. Ces écarts peuvent susciter des
comportements stratégiques allant à l'encontre de l'adoption des mesures proposées.
Ainsi, les pêcheurs les plus productifs et qui possèdent de meilleures capacités de
mobilité, sont susceptibles de mieux profiter de plans d'aide publique à la réduction des
capacités excédentaires de capture et de quitter préférentiellement une pêcherie où l'on
souhaite réduire l'effort.
3.5. Coûts de l'aménagement
Dans l'analyse économique des politiques publiques dont l'aménagement des
pêches fait partie, on admet généralement que la préférence doit être donnée à celles
qui génèrent des bénéfices supérieurs à leurs coûts. A défaut, on préférera des
politiques qui, du point de vue économique, atteignent leurs objectifs sociaux pour un
bon rapport performance-coût. C'est pourquoi les économistes s'intéressent aux
bénéfices et aux coûts des plans d'aménagement, ainsi qu'à leur incidence. Dans
beaucoup de pays, le secteur public est tenu de justifier ses programmes par les gains
auxquels ils peuvent contribuer. L'aménagement des pêches détourne une partie des
ressources économiques restreintes produites par les autres secteurs de l'économie
nationale. Dans certaines pêcheries, le coût pour l'Etat de l'aménagement peut
atteindre jusqu'à 80% de la valeur des captures au débarquement. Comme les bénéfices
potentiels nets ne représentent souvent qu'une fraction de la valeur brute, il est
vraisemblable que, dans les situations extrêmes, le coût d'un programme
d'aménagement et de son application puisse dépasser de façon appréciable ses
bénéfices économiques nets. Dans la comptabilité des coûts de gestion, il est important
de tenir compte des dépenses hors marché, en même temps que celles réalisées dans le
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