14 - La régulation du taux d'exploitation
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de ne pas proscrire les techniques et les méthodes qui contribuent à faire baisser le coût
de production.
3.3. Flexibilité face à la variabilité
La pêche est soumise à de fortes variations. Il en est de même en agriculture.
Dans ce dernier secteur, la production est saisonnière. La plupart des décisions se font
au printemps et deviennent économiquement irréversibles pour le reste du cycle de
culture. Ce processus de production présente des analogies avec le lancement d'un
missile balistique : une fois lancé, sa trajectoire peut difficilement être modifiée, sinon
pas du tout.
Dans la pêche, en revanche, la production s'opère selon un processus beaucoup
plus continu. Cette distinction entre production saisonnière et continue n'est pas
nouvelle. Elle n'en a pas moins des implications importantes sur la marge de
manoeuvre dans les prises de décision. Dans une production saisonnière, les données
relatives à l'intersaison n'ont pratiquement plus d'incidence pendant la saison de
culture. En revanche, dans la pêche, il est souvent possible de modifier, parfois très
significativement, de façon quasi journalière, les décisions de production. Celles-ci
pourront concerner la zone de pêche, les espèces-cible, les engins, etc. Aussi, une
information sur ce qui s'est produit la veille peut-elle intéresser bien davantage le
pêcheur que des données datant d'un mois ou d'un an. C'est pourquoi les techniques de
prévision si utiles en agriculture présentent moins d'intérêt dans la pêche où les
producteurs peuvent faire difficilement mieux que d'extrapoler les données de la veille
dont ils disposent. En revanche, l'autorité chargée de l'aménagement d'une pêcherie
opère couramment à partir d'une information vieille de plusieurs mois, voire d'un an.
Les facilités de flexibilité qu'offrent les différentes méthodes d'aménagement sont
imparfaitement connues. La flexibilité est rendue aussi nécessaire par l'existence de
fluctuations à plus long terme dans l'abondance et la disponibilité des ressources
halieutiques. Des ajustements périodiques sont souhaitables et, parfois, nécessaires. 11
importe de tenir compte de ce besoin lors du choix des mesures de régulation du taux
d'exploitation. On devra notamment considérer comme moins adaptées celles qui
risquent d'accentuer les fluctuations de la ressource, ou leurs effets sur la stabilité des
opérations de pêche. Mais, peut-être faut-il considérer les pêcheries comme
essentiellement chaotiques. Les interventions axées sur une échelle de temps
saisonnière, voire annuelle, pourraient bien être mal adaptées aux échelles qui
dominent la dynamique des pêcheries (chapitre 9).
En matière de flexibilité, l'aménagement des pêcheries plurispécifiques pose des
problèmes particulièrement frustrants. Ici, également, la stratégie convenable pourrait
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de ne pas proscrire les techniques et les méthodes qui contribuent à faire baisser le coût
de production.
3.3. Flexibilité face à la variabilité
La pêche est soumise à de fortes variations. Il en est de même en agriculture.
Dans ce dernier secteur, la production est saisonnière. La plupart des décisions se font
au printemps et deviennent économiquement irréversibles pour le reste du cycle de
culture. Ce processus de production présente des analogies avec le lancement d'un
missile balistique : une fois lancé, sa trajectoire peut difficilement être modifiée, sinon
pas du tout.
Dans la pêche, en revanche, la production s'opère selon un processus beaucoup
plus continu. Cette distinction entre production saisonnière et continue n'est pas
nouvelle. Elle n'en a pas moins des implications importantes sur la marge de
manoeuvre dans les prises de décision. Dans une production saisonnière, les données
relatives à l'intersaison n'ont pratiquement plus d'incidence pendant la saison de
culture. En revanche, dans la pêche, il est souvent possible de modifier, parfois très
significativement, de façon quasi journalière, les décisions de production. Celles-ci
pourront concerner la zone de pêche, les espèces-cible, les engins, etc. Aussi, une
information sur ce qui s'est produit la veille peut-elle intéresser bien davantage le
pêcheur que des données datant d'un mois ou d'un an. C'est pourquoi les techniques de
prévision si utiles en agriculture présentent moins d'intérêt dans la pêche où les
producteurs peuvent faire difficilement mieux que d'extrapoler les données de la veille
dont ils disposent. En revanche, l'autorité chargée de l'aménagement d'une pêcherie
opère couramment à partir d'une information vieille de plusieurs mois, voire d'un an.
Les facilités de flexibilité qu'offrent les différentes méthodes d'aménagement sont
imparfaitement connues. La flexibilité est rendue aussi nécessaire par l'existence de
fluctuations à plus long terme dans l'abondance et la disponibilité des ressources
halieutiques. Des ajustements périodiques sont souhaitables et, parfois, nécessaires. 11
importe de tenir compte de ce besoin lors du choix des mesures de régulation du taux
d'exploitation. On devra notamment considérer comme moins adaptées celles qui
risquent d'accentuer les fluctuations de la ressource, ou leurs effets sur la stabilité des
opérations de pêche. Mais, peut-être faut-il considérer les pêcheries comme
essentiellement chaotiques. Les interventions axées sur une échelle de temps
saisonnière, voire annuelle, pourraient bien être mal adaptées aux échelles qui
dominent la dynamique des pêcheries (chapitre 9).
En matière de flexibilité, l'aménagement des pêcheries plurispécifiques pose des
problèmes particulièrement frustrants. Ici, également, la stratégie convenable pourrait
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