/ - Les pêches el les cultures marines
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sociale des pêcheries ; la divergence entre ces termes et leur motivation individuelle
dans un contexte de compétition ouverte conduit à des taux d'exploitation supérieurs à
ceux correspondants à cette optimisation, accroissant ainsi artificiellement la tâche de
conservation ;
- les conclusions des analyses économiques et sociales peuvent difficilement être
considérées par des exploitants opérant dans un contexte de compétition ouverte ; en
outre, les analyses impliquent la collection, par des organismes publics, d'une masse de
données, difficiles à obtenir dans un régime conjuguant compétition ouverte pour la
ressource et régulation externe et coercitive ; ces dernières restent finalement
imparfaitement valorisées ;
- les décisions sont d'autant plus difficiles à prendre qu'elles portent sur des
pêcheries déjà en mauvais état économique et que les systèmes d'aménagement ne
prévoient généralement pas de mesures de compensation pour ceux qui seraient lésés
par des mesures globalement bénéfiques ; c'est pourquoi, elles doivent souvent se
limiter aux aspects conjoncturels, alors que les problèmes sont avant tout structuraux ; il
en résulte qu'elles sont souvent prises trop tardivement, et restent contestées ;
- dans ces conditions, leur application représente une tâche colossale, aux
résultats décevants, ce que les administrations elles-mêmes reconnaissent :
"L'interdiction de chalutage dans les eaux territoriales a subi un si grand nombre de
dérogations que la règle de l'interdiction est devenue l'exception" ^ \
Parce qu'elle ne part pas des facteurs qui en sont à l'origine - à savoir l'absence
de droits d'usage, l'insuffisance des mécanismes d'allocation et la compétition pour
l'appropriation de la rente - l'aménagement réduit à la seule satisfaction de critères
biologiques ne peut contenir la dynamique de surpêche. Ceux-ci sont insuffisants pour
déterminer un plafond convenable du taux d'exploitation. En effet, la baisse de la
production totale se produit le plus souvent à des niveaux d'effort supérieurs à ceux
auxquels la plupart des objectifs économiques et sociaux sont réalisés. Les risques
d'effondrement n'apparaissent qu'à des niveaux encore supérieurs, impossibles à
anticiper avant qu'ils ne soient atteints, avec les connaissances disponibles. Parce qu'elle
ne porte pas sur les causes de la surpêche, cette approche est vouée à l'échec, du moins
si l'objectif est l'amélioration de la santé économique et sociale du secteur. Dans ces
conditions, l'aménagement "ressemblerait plutôt à (l'influence) d'un médecin qui, ayant
pris la maladie pour la bonne santé, rendrait infailliblement malade ses patients" (Fabra
1979).
(1) Direction des pêches maritimes, 1963 - Projet de réglementation du chalutage côtier. In La Pêche
Maritime, nov. 1963.
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sociale des pêcheries ; la divergence entre ces termes et leur motivation individuelle
dans un contexte de compétition ouverte conduit à des taux d'exploitation supérieurs à
ceux correspondants à cette optimisation, accroissant ainsi artificiellement la tâche de
conservation ;
- les conclusions des analyses économiques et sociales peuvent difficilement être
considérées par des exploitants opérant dans un contexte de compétition ouverte ; en
outre, les analyses impliquent la collection, par des organismes publics, d'une masse de
données, difficiles à obtenir dans un régime conjuguant compétition ouverte pour la
ressource et régulation externe et coercitive ; ces dernières restent finalement
imparfaitement valorisées ;
- les décisions sont d'autant plus difficiles à prendre qu'elles portent sur des
pêcheries déjà en mauvais état économique et que les systèmes d'aménagement ne
prévoient généralement pas de mesures de compensation pour ceux qui seraient lésés
par des mesures globalement bénéfiques ; c'est pourquoi, elles doivent souvent se
limiter aux aspects conjoncturels, alors que les problèmes sont avant tout structuraux ; il
en résulte qu'elles sont souvent prises trop tardivement, et restent contestées ;
- dans ces conditions, leur application représente une tâche colossale, aux
résultats décevants, ce que les administrations elles-mêmes reconnaissent :
"L'interdiction de chalutage dans les eaux territoriales a subi un si grand nombre de
dérogations que la règle de l'interdiction est devenue l'exception" ^ \
Parce qu'elle ne part pas des facteurs qui en sont à l'origine - à savoir l'absence
de droits d'usage, l'insuffisance des mécanismes d'allocation et la compétition pour
l'appropriation de la rente - l'aménagement réduit à la seule satisfaction de critères
biologiques ne peut contenir la dynamique de surpêche. Ceux-ci sont insuffisants pour
déterminer un plafond convenable du taux d'exploitation. En effet, la baisse de la
production totale se produit le plus souvent à des niveaux d'effort supérieurs à ceux
auxquels la plupart des objectifs économiques et sociaux sont réalisés. Les risques
d'effondrement n'apparaissent qu'à des niveaux encore supérieurs, impossibles à
anticiper avant qu'ils ne soient atteints, avec les connaissances disponibles. Parce qu'elle
ne porte pas sur les causes de la surpêche, cette approche est vouée à l'échec, du moins
si l'objectif est l'amélioration de la santé économique et sociale du secteur. Dans ces
conditions, l'aménagement "ressemblerait plutôt à (l'influence) d'un médecin qui, ayant
pris la maladie pour la bonne santé, rendrait infailliblement malade ses patients" (Fabra
1979).
(1) Direction des pêches maritimes, 1963 - Projet de réglementation du chalutage côtier. In La Pêche
Maritime, nov. 1963.
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