13 - Les modèles bioéconomiques
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vulgarisation de la théorie du contrôle sont, dans une large mesure, des retombées des
programmes spatiaux. L'emploi accru de la théorie du contrôle en sciences
économiques a coïncidé avec l'explosion des applications de cette théorie du contrôle
maximal. La plupart des premiers travaux - tout particulièrement les analyses" du
rapport bénéfice-coût pour les investissements dans les projets de mise en valeur des
ressources publiques en eau - se contentaient de calculer la valeur actualisée de
quelques scénarios optionnels, en tenant ou non compte d'événements stochastiques,
pour en sélectionner les "meilleurs".
Il est clair que les méthodes d'optimisation sont essentielles pour faire progresser
les concepts et les principes de l'économie et de l'aménagement des pêches. Un cours
d'économie halieutique est, intellectuellement parlant, bien plus stimulant aujourd'hui
qu'il y a deux décennies. Les manuels d'économie halieutique sont aujourd'hui très
différents de ceux que l'on pouvait publier il y a quelques années. Les progrès réalisés
découlent, directement ou indirectement, de l'optimisation dynamique.
Pour les applications, les points de vue diffèrent. Certains analystes montrent une
préférence pour les techniques d'optimisation, tandis que d'autres penchent pour celles
de simulation de politiques alternatives discrètes. Ce choix s'explique par des
différences objectives, comme la complexité inhérente aux problèmes. Mais des
différences de formation et de goûts personnels interviennent également.
Pour le choix d'une politique, la distinction entre optimisation et simulation
importe-t-elle beaucoup ? Il est difficile de trancher. Le jugement sera nécessairement
subjectif, vu le peu d'analyses de ce genre encore réalisées dans le domaine des pêches.
La raison réside dans le fait que le problème de fond auquel toute politique de pêche
doit fournir une réponse est celui de déterminer si l'accès doit être ou non limité. Cette
question n'est pas du ressort de l'ajustement dynamique optimal de l'effort et de la
capture. Il s'agit là d'une question technique "inférieure". Ce terme n'a rien de péjoratif.
Il reflète seulement le fait que la question est, d'abord, de nature institutionnelle et
politique, avant d'être technique.
Au niveau national, les dispositions légales adoptées ont encore peu évolué
depuis les analyses de Warming (1911), Graham (1935), Gordon (1954), Scott (1955),
Christy (1964) et Crutchfield et Pontecorvo (1969). En effet, comme Meuriot (1985) le
montre clairement, les participants à la Conférence européenne sur la surpêche, qui
s'est tenue à Londres en 1946, étaient parfaitement conscients des implications du
principe de liberté d'accès aux pêcheries. Mais ils ne purent alors parvenir à un accord
politique. Conséquence de leur incapacité à former une coalition de nations, les pays
européens armant des flottilles de grande pêche s'engagèrent dans un jeu à somme
nulle, en demandant à leurs trésors publics de préserver, par des subventions à leurs
flottilles, leurs parts respectives des ressources halieutiques internationales.
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vulgarisation de la théorie du contrôle sont, dans une large mesure, des retombées des
programmes spatiaux. L'emploi accru de la théorie du contrôle en sciences
économiques a coïncidé avec l'explosion des applications de cette théorie du contrôle
maximal. La plupart des premiers travaux - tout particulièrement les analyses" du
rapport bénéfice-coût pour les investissements dans les projets de mise en valeur des
ressources publiques en eau - se contentaient de calculer la valeur actualisée de
quelques scénarios optionnels, en tenant ou non compte d'événements stochastiques,
pour en sélectionner les "meilleurs".
Il est clair que les méthodes d'optimisation sont essentielles pour faire progresser
les concepts et les principes de l'économie et de l'aménagement des pêches. Un cours
d'économie halieutique est, intellectuellement parlant, bien plus stimulant aujourd'hui
qu'il y a deux décennies. Les manuels d'économie halieutique sont aujourd'hui très
différents de ceux que l'on pouvait publier il y a quelques années. Les progrès réalisés
découlent, directement ou indirectement, de l'optimisation dynamique.
Pour les applications, les points de vue diffèrent. Certains analystes montrent une
préférence pour les techniques d'optimisation, tandis que d'autres penchent pour celles
de simulation de politiques alternatives discrètes. Ce choix s'explique par des
différences objectives, comme la complexité inhérente aux problèmes. Mais des
différences de formation et de goûts personnels interviennent également.
Pour le choix d'une politique, la distinction entre optimisation et simulation
importe-t-elle beaucoup ? Il est difficile de trancher. Le jugement sera nécessairement
subjectif, vu le peu d'analyses de ce genre encore réalisées dans le domaine des pêches.
La raison réside dans le fait que le problème de fond auquel toute politique de pêche
doit fournir une réponse est celui de déterminer si l'accès doit être ou non limité. Cette
question n'est pas du ressort de l'ajustement dynamique optimal de l'effort et de la
capture. Il s'agit là d'une question technique "inférieure". Ce terme n'a rien de péjoratif.
Il reflète seulement le fait que la question est, d'abord, de nature institutionnelle et
politique, avant d'être technique.
Au niveau national, les dispositions légales adoptées ont encore peu évolué
depuis les analyses de Warming (1911), Graham (1935), Gordon (1954), Scott (1955),
Christy (1964) et Crutchfield et Pontecorvo (1969). En effet, comme Meuriot (1985) le
montre clairement, les participants à la Conférence européenne sur la surpêche, qui
s'est tenue à Londres en 1946, étaient parfaitement conscients des implications du
principe de liberté d'accès aux pêcheries. Mais ils ne purent alors parvenir à un accord
politique. Conséquence de leur incapacité à former une coalition de nations, les pays
européens armant des flottilles de grande pêche s'engagèrent dans un jeu à somme
nulle, en demandant à leurs trésors publics de préserver, par des subventions à leurs
flottilles, leurs parts respectives des ressources halieutiques internationales.
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