13 - Les modèles bioéconomiques
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capturés moins de six mois après avoir atteint la taille légale. Sous une prédation aussi
forte, la structure démographique ne peut pas varier de façon appréciable. Néanmoins,
si la mortalité due à la pêche change fortement, la variance des paramètres évalués par
les modèles de production peut augmenter et conduire, dans certains cas, à des
pronostics moins fiables que ceux que l'on obtiendrait avec des modèles structuraux.
3.2. Surexploitation par la croissance et par le recrutement
Les concepts à la base des modèles structuraux ont conduit à considérer une
surexploitation "par le recrutement" et une surexploitation "par la croissance". Si le
recrutement dépend de la taille du stock parental, une réduction excessive de celui-ci
par la pêche pourrait réduire significativement l'effectif recruté chaque année ; le stock
pourra alors décliner plus ou moins fortement. C'est ce scénario que l'on désigne sous
le terme de "surexploitation par le recrutement". La "surexploitation par la croissance"
repose sur un processus différent, lié au concept de production par recrue. Elle résulte
d'une surpêche des cohortes, notamment au début de leur exploitation, entraînant une
baisse de leur production sur l'ensemble de la phase exploitée et, donc, du stock dans
son ensemble : lorsque la mortalité par pêche s'élève, la structure d'âge du stock
exploité est comprimée vers la taille de première capture et la taille minimale légale.
Cette surexploitation s'accompagne d'une forte réduction de la taille et du prix moyens
du poisson (chapitre 2).
La "surexploitation par le recrutement" peut faire craindre un effondrement du
stock. Ce risque concerne les économistes comme les biologistes. Fondamentalement, la
"surexploitation par la croissance" pose un problème économique sur lequel nous
reviendrons. On noiera seulement ici que les modèles de production ne permcllenl pas
d'établir clairement, dans les variations de p.u.e observées, la part imputable à la
"surexploitation par la croissance" et celle intervenant "par le recrutement".
Ces phénomènes biologiques ont des répercussions directes sur l'économie de la
pêche. Les modèles économiques courants (Clark 1985) partent fréquemment des
modèles de production. Ce choix résulte, soit de leur simplicité et d'une préférence
pour les solutions analytiques plutôt pour les simulations numériques, soit plus
simplement parce que l'on ne dispose pas des estimations des paramètres
démographiques indispensables à l'emploi des modèles structuraux.
Les représentations à l'aide des modèles globaux et structuraux conduisent à des
conclusions économiques, en partie similaires, en partie différentes. Les similarités
portent sur les conséquences de la limitation des capacités de capture. Pour une taille
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