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J. M. Gates
donnée (c'est-à-dire déterminée) de la flottille, il est possible de projeter les captures,
les coûts et les revenus à un "horizon planifié" de T d'années. Dans la plupart des cas, il
suffit, en pratique, de planifier à un horizon de 20 à 30 ans. Les flux de trésorerie
annuels nets doivent être actualisés et sommés. Le montant total est appelé somme
actualisée des revenus anticipés ; cette formulation fait abstraction d'une éventuelle
complication résultant de différences dans les conditions de départ. Si l'on veut être
rigoureux, les résultats diffèrent selon la taille initiale de la flottille et du stock. Mais, en
fait, ces différences ont peu d'incidence pratique, puisque l'on part toujours d'un même
statu quo.
3.3. Démarche déterministe ou stochastique
Si le monde dans lequel nous vivons était déterministe, nos analyses
s'arrêteraient ici. Mais nous vivons dans un univers incertain. Cette incertitude sera
reflétée en construisant des modèles stochastiques. Pour cela, les calculs que nous avons
présentés seront répétés - en général, une trentaine de fois - pour appréhender les
implications des probabilités selon lesquelles certains phénomènes risquent de se
produire. Chaque fois, on attribuera une valeur aléatoire à la source de bruil
(recrutement, prix, ...) selon la distribution, connue ou supposée, de sa variance. Les
valeurs actualisées des flux nets de trésorerie doivent être moyennées pour évaluer la
création de richesse escomptée ou moyenne pour une flottille de la taille considérée.
Ces termes de "flux nets de trésorerie" et de "richesse" cachent certaines subtilités de la
comptabilité du revenu national. En particulier, les coûts utilisés devraient refléter le
coût d'opportunité des intrants. Les salaires réels versés aux capitaines et aux équipages
pourront dépasser leur coût d'opportunité et inclure une fraction du surplus des
producteurs que nous souhaitons mesurer comme valeur résiduelle. Si l'on envisage de
réduire la taille d'une flottille, le coût d'opportunité de la main d'oeuvre peut être assez
bas, puisqu'il dépend des possibilités d'emploi dans d'autres secteurs que la pêche.
On peut alors fixer la taille de la flottille à un autre niveau hypothétique el
répéter les calculs précédents. Ces calculs sont trop laborieux pour être effectués à la
main, mais sont réalisables à l'aide d'ordinateurs. Si la formulation mathématique du
modèle est suffisamment simple, il est possible de dériver des expressions analytiques
correspondant aux richesses attendues et de calculer ces dernières. En général, de telles
simplifications ne peuvent pas être envisagées a priori, mais l'expérience montre que les
résultats obtenus à l'aide d'un modèle simplifié ne sont guère différents.
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donnée (c'est-à-dire déterminée) de la flottille, il est possible de projeter les captures,
les coûts et les revenus à un "horizon planifié" de T d'années. Dans la plupart des cas, il
suffit, en pratique, de planifier à un horizon de 20 à 30 ans. Les flux de trésorerie
annuels nets doivent être actualisés et sommés. Le montant total est appelé somme
actualisée des revenus anticipés ; cette formulation fait abstraction d'une éventuelle
complication résultant de différences dans les conditions de départ. Si l'on veut être
rigoureux, les résultats diffèrent selon la taille initiale de la flottille et du stock. Mais, en
fait, ces différences ont peu d'incidence pratique, puisque l'on part toujours d'un même
statu quo.
3.3. Démarche déterministe ou stochastique
Si le monde dans lequel nous vivons était déterministe, nos analyses
s'arrêteraient ici. Mais nous vivons dans un univers incertain. Cette incertitude sera
reflétée en construisant des modèles stochastiques. Pour cela, les calculs que nous avons
présentés seront répétés - en général, une trentaine de fois - pour appréhender les
implications des probabilités selon lesquelles certains phénomènes risquent de se
produire. Chaque fois, on attribuera une valeur aléatoire à la source de bruil
(recrutement, prix, ...) selon la distribution, connue ou supposée, de sa variance. Les
valeurs actualisées des flux nets de trésorerie doivent être moyennées pour évaluer la
création de richesse escomptée ou moyenne pour une flottille de la taille considérée.
Ces termes de "flux nets de trésorerie" et de "richesse" cachent certaines subtilités de la
comptabilité du revenu national. En particulier, les coûts utilisés devraient refléter le
coût d'opportunité des intrants. Les salaires réels versés aux capitaines et aux équipages
pourront dépasser leur coût d'opportunité et inclure une fraction du surplus des
producteurs que nous souhaitons mesurer comme valeur résiduelle. Si l'on envisage de
réduire la taille d'une flottille, le coût d'opportunité de la main d'oeuvre peut être assez
bas, puisqu'il dépend des possibilités d'emploi dans d'autres secteurs que la pêche.
On peut alors fixer la taille de la flottille à un autre niveau hypothétique el
répéter les calculs précédents. Ces calculs sont trop laborieux pour être effectués à la
main, mais sont réalisables à l'aide d'ordinateurs. Si la formulation mathématique du
modèle est suffisamment simple, il est possible de dériver des expressions analytiques
correspondant aux richesses attendues et de calculer ces dernières. En général, de telles
simplifications ne peuvent pas être envisagées a priori, mais l'expérience montre que les
résultats obtenus à l'aide d'un modèle simplifié ne sont guère différents.
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