malformations comparables se développaient simultanément dans des bacs
expérimentaux contaminés par du TBT et dans le milieu naturel à proximité de ports de
plaisance ; la calcification était normale dans les bacs témoins, comme elle le devenait à
mesure que l'on s'éloignait, en mer, des sources de contamination. Parallèlement,
étaient étudiés, au laboratoire, les effets du même contaminant sur la survie des larves
d'huître et de leurs proies, élevées dans des eaux prélevées dans le bassin et dans des
eaux non contaminées (His et Robert 1985, His Maurer et Robert 1986).
5.3. Les études épidémiologiques
L'épidémiologie étudie les causes d'apparition et de propagation des affectations
morbides qui frappent une population d'individus. En termes d'usage des milieux
littoraux, l'étude des relations qualité des eaux-épidémiologie va surtout concerner la
consommation des denrées d'origine marine et les baignades.
La disponibilité de données épidémiologiques fiables présente un grand intérêt,
car celles-ci permettent d'évaluer les conséquences sur les populations des
contaminations (gravité des intoxications, taux d'affectation - en distinguant
éventuellement des groupes plus vulnérables, temps de réponse), informations
indispensables pour définir les stratégies d'aménagement préventif (appréciation des
seuils pertinents pour les OQE), comme pour affiner les règles de décision en situations
de contamination (aménagement réactif).
L'expérience montre, que pour des conséquences comparables, l'opinion
publique et les instances administratives sont plus sensibles aux risques pour la santé
publique (intoxications diarrhéiques dues aux efflorescences de Di/iophysis, par
exemple), d'une part, et aux altérations brutales de l'environnement (comme les
catastrophes pétrolières), d'autre part, qu'aux phénomènes de dégradation insidieuse
par accumulation successive, comme celles qui peuvent affecter des activités
économiques (baisse éventuelle des performances de la conchyliculture face aux rejets
agricoles et urbains par exemple). La reconnaissance d'un risque potentiel, l'évaluation
précoce de ses implications et la prise éventuelle de mesures préventives qu'il justifie
sont infiniment moins courantes. Ainsi, l'empoisonnement par des poissons contaminés
par le mercure à Minamata (Japon), ou l'épidémie de choléra par la consommation de
moules à Naples (Italie) en 1973, ont beaucoup contribué à la prise de conscience du
risque sanitaire, à l'élaboration des réglementations préventives et au renforcement des
recherches. En revanche, la quasi-disparition, à l'heure actuelle, en Europe, des grandes
épidémies d'origine bactérienne comme la fièvre typhoïde, le choléra, les dysenteries, ...
s'est accompagnée d'une démobilisation de l'opinion par rapport aux risques associés à
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expérimentaux contaminés par du TBT et dans le milieu naturel à proximité de ports de
plaisance ; la calcification était normale dans les bacs témoins, comme elle le devenait à
mesure que l'on s'éloignait, en mer, des sources de contamination. Parallèlement,
étaient étudiés, au laboratoire, les effets du même contaminant sur la survie des larves
d'huître et de leurs proies, élevées dans des eaux prélevées dans le bassin et dans des
eaux non contaminées (His et Robert 1985, His Maurer et Robert 1986).
5.3. Les études épidémiologiques
L'épidémiologie étudie les causes d'apparition et de propagation des affectations
morbides qui frappent une population d'individus. En termes d'usage des milieux
littoraux, l'étude des relations qualité des eaux-épidémiologie va surtout concerner la
consommation des denrées d'origine marine et les baignades.
La disponibilité de données épidémiologiques fiables présente un grand intérêt,
car celles-ci permettent d'évaluer les conséquences sur les populations des
contaminations (gravité des intoxications, taux d'affectation - en distinguant
éventuellement des groupes plus vulnérables, temps de réponse), informations
indispensables pour définir les stratégies d'aménagement préventif (appréciation des
seuils pertinents pour les OQE), comme pour affiner les règles de décision en situations
de contamination (aménagement réactif).
L'expérience montre, que pour des conséquences comparables, l'opinion
publique et les instances administratives sont plus sensibles aux risques pour la santé
publique (intoxications diarrhéiques dues aux efflorescences de Di/iophysis, par
exemple), d'une part, et aux altérations brutales de l'environnement (comme les
catastrophes pétrolières), d'autre part, qu'aux phénomènes de dégradation insidieuse
par accumulation successive, comme celles qui peuvent affecter des activités
économiques (baisse éventuelle des performances de la conchyliculture face aux rejets
agricoles et urbains par exemple). La reconnaissance d'un risque potentiel, l'évaluation
précoce de ses implications et la prise éventuelle de mesures préventives qu'il justifie
sont infiniment moins courantes. Ainsi, l'empoisonnement par des poissons contaminés
par le mercure à Minamata (Japon), ou l'épidémie de choléra par la consommation de
moules à Naples (Italie) en 1973, ont beaucoup contribué à la prise de conscience du
risque sanitaire, à l'élaboration des réglementations préventives et au renforcement des
recherches. En revanche, la quasi-disparition, à l'heure actuelle, en Europe, des grandes
épidémies d'origine bactérienne comme la fièvre typhoïde, le choléra, les dysenteries, ...
s'est accompagnée d'une démobilisation de l'opinion par rapport aux risques associés à
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