12 - La conservation de la qualité des milieux littoraux
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4.2. Capacité d'acceptation du milieu
Compte tenu des difficultés d'application inhérentes à ces deux stratégies, des
alternatives globales ont été proposées. Récemment, le concept de "Capacité
d'acceptation du milieu" (Environmental Capacity) a été proposé par le "Joint Group of
Experts on the Scientific Aspects of Marine Pollution" (GESAMP 1986). Ce concept est
basé sur l'hypothèse selon laquelle l'environnement posséderait une capacité limitée et
chiffrable d'assimilation des déchets, cette assimilation étant obtenue sans altération
indésirable des ressources et de leurs usages. C'est une approche probabiliste, basée sur
le résultat de recherches pluridisciplinaires et l'application de modèles d'évolution des
substances rejetées. Les seuils d'acceptation sont déterminés par itération portant sur :
- la nature du résidu ;
- ses interactions et les effets connus sur les autres activités humaines ;
- les risques environnementaux liés à chacun des composants du rejet (effets et
devenir des substances) ;
- les caractéristiques spécifiques du site d'immersion : géomorphologie,
hydrodynamisme, climatologie, activités humaines ;
- l'impact potentiel, estimé sur la base des processus biogéochimiques, de
l'identification des organismes sensibles et des voies par lesquelles les polluants
peuvent les atteindre ;
- les variables à surveiller dont dépendront la validation ou la réévaluation
éventuelle de la capacité d'acceptation préalablement définie.
Toutefois, même si l'évaluation du risque est mieux appréciée, la détermination
d'un niveau acceptable d'impact comportera toujours une part subjective. La critique
majeure faite à cette démarche est qu'elle admet, a priori, que toute substance,
conservative ou non, peut être introduite dans les eaux littorales. Des observations
relatives à certaines substances particulièrement toxiques montrent qu'il n'existe pas
toujours de limites inférieures positives pratiques. C'est le cas des tributylétains (TBT) :
les concentrations sans effet sur les espèces les plus sensibles sont si faibles (inférieures
au ng/1) qu'aucune norme pratique ne peut être fixée ; faute de méthode d'analyse
suffisamment sensible, le contrôle de l'application d'une mesure de ce genre reste de
toute façon impossible.
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4.2. Capacité d'acceptation du milieu
Compte tenu des difficultés d'application inhérentes à ces deux stratégies, des
alternatives globales ont été proposées. Récemment, le concept de "Capacité
d'acceptation du milieu" (Environmental Capacity) a été proposé par le "Joint Group of
Experts on the Scientific Aspects of Marine Pollution" (GESAMP 1986). Ce concept est
basé sur l'hypothèse selon laquelle l'environnement posséderait une capacité limitée et
chiffrable d'assimilation des déchets, cette assimilation étant obtenue sans altération
indésirable des ressources et de leurs usages. C'est une approche probabiliste, basée sur
le résultat de recherches pluridisciplinaires et l'application de modèles d'évolution des
substances rejetées. Les seuils d'acceptation sont déterminés par itération portant sur :
- la nature du résidu ;
- ses interactions et les effets connus sur les autres activités humaines ;
- les risques environnementaux liés à chacun des composants du rejet (effets et
devenir des substances) ;
- les caractéristiques spécifiques du site d'immersion : géomorphologie,
hydrodynamisme, climatologie, activités humaines ;
- l'impact potentiel, estimé sur la base des processus biogéochimiques, de
l'identification des organismes sensibles et des voies par lesquelles les polluants
peuvent les atteindre ;
- les variables à surveiller dont dépendront la validation ou la réévaluation
éventuelle de la capacité d'acceptation préalablement définie.
Toutefois, même si l'évaluation du risque est mieux appréciée, la détermination
d'un niveau acceptable d'impact comportera toujours une part subjective. La critique
majeure faite à cette démarche est qu'elle admet, a priori, que toute substance,
conservative ou non, peut être introduite dans les eaux littorales. Des observations
relatives à certaines substances particulièrement toxiques montrent qu'il n'existe pas
toujours de limites inférieures positives pratiques. C'est le cas des tributylétains (TBT) :
les concentrations sans effet sur les espèces les plus sensibles sont si faibles (inférieures
au ng/1) qu'aucune norme pratique ne peut être fixée ; faute de méthode d'analyse
suffisamment sensible, le contrôle de l'application d'une mesure de ce genre reste de
toute façon impossible.
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