12 - La conservation de la qualité des milieux littoraux
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1,0 mg/1) peut, par assimilation et fixation dans les lipides, donner un goût désagréable
à la chair du poisson, des crustacés et des coquillages. De plus, certains hydrocarbures
aromatiques d'origine pyrolytique sont suspectés d'effets carcinogènes ou mutagènes.
Les composés organochlorés, tels que les polychlorobiphenyls (PCB) et le DDT, de par
leur rémanence, leur toxicité élevée, et leur liposolubilité qui entraîne une
bioaccumulation importante chez les espèces riches en lipides (certains poissons,
mammifères marins), présentent également des risques pour les consommateurs de
produits contaminés.
3.4.3. Contamination par les biotoxines
Certaines espèces de dinoflagellés synthétisent des substances soit directement
toxiques pour les organismes aquatiques (ichthyotoxines), soit toxiques pour l'homme
en tant que consommateur de coquillages ayant accumulé ces toxines. Parmi ces
dernières, deux sont dangereuses pour l'homme :
- les neurotoxines paralysantes ("Paralytic shellfish poisoning", ou PSP) ;
- les toxines diarrhéiques ("Diarrhetic shellfish poisoning", ou DSP), responsables
de gastro-entérites.
Lassus (1988) a recensé les espèces de plancton toxiques présentes sur les côtes
européennes. En France, sont surtout connues :
- Dinophysis acuminata et D. sacculatits, responsables d'intoxications
diarrhéiques chez les consommateurs de coquillages (essentiellement les moules),
lorsque leur présence dans l'eau atteint 1 000 à 10 000 cellules par litre ;
- Gyrodinium aureolum, qui occasionne des mortalités chez les poissons et les
invertébrés benthiques, ainsi que des retards de croissance chez les pectinidés, lorsque
sa présence dans l'eau excède 0, 5 million de cellules par litre ; ces efflorescences
peuvent nuire sérieusement aux élevages et aux performances des écloseries ; en
l'absence de possibilités d'aménagement curatif par méconnaissance de la dynamique
d'apparition du phénomène, les programmes de suivi permettent de cartographier les
zones les plus sensibles et de choisir en conséquence les zones d'implantation des
écloseries.
Néanmoins, lors de l'été 1988, un premier cas de contamination des coquillages
par un dinoflagellé producteur de neurotoxine {Protogonyaulax) a été observé en
Bretagne nord.
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