12 - La conservation de la qualité des milieux littoraux
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Par nature, les usages familiaux sont incontrôlables. Par contre, les opérations
d'intérêt collectif, pratiquées en zones littorales, sont suivies de près (choix du produit,
détermination des doses d' application, des périodes de traitement,...).
2.1.4. Autres apports
Les déversements liés au trafic maritime sont également variés, qu'ils soient
occasionnels ou permanents. En dehors des accidents pétroliers bien connus, l'attention
est de plus en plus attirée par l'augmentation du transport maritime de produits
chimiques en vrac. Les risques de contamination accidentelle ne sont pas négligeables :
Marchand (1987) estime à 10 le nombre d'événements de mer qualifiables de graves,
pour une flotte mondiale qui comprenait, en juillet 1986, 861 vracquiers chimiques et
505 mixtes (hydrocarbures et produits chimiques).
Parmi les apports permanents, on a pris récemment conscience des effets
néfastes des produits toxiques introduits dans les eaux littorales pour la protection des
carènes des bateaux contre les salissures. Avant la réglementation interdisant, en
France, l'usage des peintures à base d'organoétains pour les bateaux de moins de 25
mètres, Alzieu et al. (1980) estimaient à 1,4 et 1,3 t/an les quantités respectives de
cuivre et de composés organostanniques relâchées dans le seul bassin d'Arcachon
(France), par une flottille de 15 à 17 000 embarcations de plaisance et professionnelles.
2.2. Les voies et les mécanismes de transport
Les réseaux fluviaux constituent la voie de transfert globalement les plus
importants (Kullenberg 1986). Selon leur solubilité, les polluants sont véhiculés vers la
mer, soit sous forme dissoute, soit sous forme particulaire. Les matières en suspension
sédimentent dans les estuaires. Ceux-ci constituent des zones de piègeage, à partir
desquelles des phénomènes de redissolution plus ou moins lente interviennent au
niveau du sédiment superficiel. Ainsi, le cadmium associé aux matières dissoutes en
suspension dans les eaux douces se résorbe rapidement en eau saumâtre (estuaires),
pour pénétrer sous forme dissoute dans les eaux littorales.
Les mers plus ou moins fermées, comme la mer Baltique, la mer du Nord, la
mer Intérieure du Japon, les Grands Lacs nord-américains, ..., dans lesquelles se jettent
des cours d'eau irriguant des bassins versants fortement industrialisés, sont
particulièrement exposées. C'est pourtant une attitude commune de ne considérer que
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Par nature, les usages familiaux sont incontrôlables. Par contre, les opérations
d'intérêt collectif, pratiquées en zones littorales, sont suivies de près (choix du produit,
détermination des doses d' application, des périodes de traitement,...).
2.1.4. Autres apports
Les déversements liés au trafic maritime sont également variés, qu'ils soient
occasionnels ou permanents. En dehors des accidents pétroliers bien connus, l'attention
est de plus en plus attirée par l'augmentation du transport maritime de produits
chimiques en vrac. Les risques de contamination accidentelle ne sont pas négligeables :
Marchand (1987) estime à 10 le nombre d'événements de mer qualifiables de graves,
pour une flotte mondiale qui comprenait, en juillet 1986, 861 vracquiers chimiques et
505 mixtes (hydrocarbures et produits chimiques).
Parmi les apports permanents, on a pris récemment conscience des effets
néfastes des produits toxiques introduits dans les eaux littorales pour la protection des
carènes des bateaux contre les salissures. Avant la réglementation interdisant, en
France, l'usage des peintures à base d'organoétains pour les bateaux de moins de 25
mètres, Alzieu et al. (1980) estimaient à 1,4 et 1,3 t/an les quantités respectives de
cuivre et de composés organostanniques relâchées dans le seul bassin d'Arcachon
(France), par une flottille de 15 à 17 000 embarcations de plaisance et professionnelles.
2.2. Les voies et les mécanismes de transport
Les réseaux fluviaux constituent la voie de transfert globalement les plus
importants (Kullenberg 1986). Selon leur solubilité, les polluants sont véhiculés vers la
mer, soit sous forme dissoute, soit sous forme particulaire. Les matières en suspension
sédimentent dans les estuaires. Ceux-ci constituent des zones de piègeage, à partir
desquelles des phénomènes de redissolution plus ou moins lente interviennent au
niveau du sédiment superficiel. Ainsi, le cadmium associé aux matières dissoutes en
suspension dans les eaux douces se résorbe rapidement en eau saumâtre (estuaires),
pour pénétrer sous forme dissoute dans les eaux littorales.
Les mers plus ou moins fermées, comme la mer Baltique, la mer du Nord, la
mer Intérieure du Japon, les Grands Lacs nord-américains, ..., dans lesquelles se jettent
des cours d'eau irriguant des bassins versants fortement industrialisés, sont
particulièrement exposées. C'est pourtant une attitude commune de ne considérer que
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