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1 Introduction
En raison de leur position à l'interface entre les domaines continental et
océanique, les écosystèmes littoraux jouent un rôle prépondérant dans la production
biologique. Outre les ressources vivantes qu'ils abritent, les milieux littoraux servent au
renouvellement d'une majorité de stocks exploités, y compris ceux dont l'aire de
distribution adulte déborde largement en haute mer. Leur richesse naturelle, en relation
avec les apports d'origine terrigène, en font des zones privilégiées pour les modes de
culture qui reposent sur la productivité naturelle du milieu (conchyliculture,
algoculture), tandis que les formes plus intensives, où la nourriture est apportée, sont
encore pratiquement circonscrites dans les plans d'eau protégés.
Ces milieux subissent en même temps, de la part de différentes activités
humaines, des pressions localement fortes. Le tiers de l'humanité vit dans les zones
littorales. Cette concentration n'est pas seulement démographique. Différentes activités
industrielles tendent à s'y établir, tendance fortement marquée en ce qui concerne les
activités estivales de loisir. Les zones littorales et humides font l'objet d'aménagements
physiques étendus et de dégradations parfois importantes (mangroves). Les activités
humaines situées plus à l'intérieur des terres utilisent aussi la mer comme réceptacle
final de leurs résidus, drainés par les réseaux fluviaux. Tous ces déchets contribuent à
modifier les milieux littoraux, nuisant à l'exploitation des ressources vivantes et aux
activités de loisir, au point que les performances économiques et leur viabilité peuvent
s'en trouver localement menacées. Les manifestations et l'acuité de ces interactions
varient selon les pays et les régions en fonction du niveau de leur développement et des
principales activités qu'ils accueillent.
Les effets de l'altération des milieux littoraux sur la pêche et les cultures marines
se manifestent schématiquement à quatre niveaux :
- la productivité des stocks peut décliner avec la réduction spatiale des
nourriceries dans les zones littorales et humides (chapitres 18 et 19) ;
- la production des cultures marines peut baisser, ou augmenter, avec les
modifications induites de la productivité primaire (chapitre 7) ;
- les polluants toxiques peuvent entraîner des mortalités massives, principalement
des stades précoces, et réduire plus ou moins fortement le recrutement des stocks
naturels ou le captage de naissain ;
- l'accumulation de substances toxiques dans le tissu des algues et la chair des
mollusques, des crustacés et des poissons peut rendre leurs produits dangereux ou
impropres à la consommation humaine.
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1 Introduction
En raison de leur position à l'interface entre les domaines continental et
océanique, les écosystèmes littoraux jouent un rôle prépondérant dans la production
biologique. Outre les ressources vivantes qu'ils abritent, les milieux littoraux servent au
renouvellement d'une majorité de stocks exploités, y compris ceux dont l'aire de
distribution adulte déborde largement en haute mer. Leur richesse naturelle, en relation
avec les apports d'origine terrigène, en font des zones privilégiées pour les modes de
culture qui reposent sur la productivité naturelle du milieu (conchyliculture,
algoculture), tandis que les formes plus intensives, où la nourriture est apportée, sont
encore pratiquement circonscrites dans les plans d'eau protégés.
Ces milieux subissent en même temps, de la part de différentes activités
humaines, des pressions localement fortes. Le tiers de l'humanité vit dans les zones
littorales. Cette concentration n'est pas seulement démographique. Différentes activités
industrielles tendent à s'y établir, tendance fortement marquée en ce qui concerne les
activités estivales de loisir. Les zones littorales et humides font l'objet d'aménagements
physiques étendus et de dégradations parfois importantes (mangroves). Les activités
humaines situées plus à l'intérieur des terres utilisent aussi la mer comme réceptacle
final de leurs résidus, drainés par les réseaux fluviaux. Tous ces déchets contribuent à
modifier les milieux littoraux, nuisant à l'exploitation des ressources vivantes et aux
activités de loisir, au point que les performances économiques et leur viabilité peuvent
s'en trouver localement menacées. Les manifestations et l'acuité de ces interactions
varient selon les pays et les régions en fonction du niveau de leur développement et des
principales activités qu'ils accueillent.
Les effets de l'altération des milieux littoraux sur la pêche et les cultures marines
se manifestent schématiquement à quatre niveaux :
- la productivité des stocks peut décliner avec la réduction spatiale des
nourriceries dans les zones littorales et humides (chapitres 18 et 19) ;
- la production des cultures marines peut baisser, ou augmenter, avec les
modifications induites de la productivité primaire (chapitre 7) ;
- les polluants toxiques peuvent entraîner des mortalités massives, principalement
des stades précoces, et réduire plus ou moins fortement le recrutement des stocks
naturels ou le captage de naissain ;
- l'accumulation de substances toxiques dans le tissu des algues et la chair des
mollusques, des crustacés et des poissons peut rendre leurs produits dangereux ou
impropres à la consommation humaine.
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