24
H. Grizel
foudroyant sur le cheptel, ont disparu avec leurs hôtes, sans que la recherche ait pu se
doter de moyens techniques indispensables à leur reproduction in vitro. Ce matériel est
nécessaire pour pouvoir les caractériser plus précisément et, surtout, étudier leurs
mécanismes d'action sur les cellules. Le manque de maîtrise de l'approvisionnement en
parasites a pendant longtemps été un frein à l'étude des maladies des vertébrés. La
pathologie des invertébrés marins est aujourd'hui confrontée à la même difficulté.
D'importants progrès ont été réalisés avec la mise au point de techniques de
purification d'agents pathogènes à partir de broyats de tissus (Mialhe et al. 1988), mais
ces techniques restent lourdes à mettre en oeuvre. La production d'agents pathogènes
et la mise au point de méthodes de cryopréservation apparaissent comme une condition
de l'avancement des recherches en pathologie des mollusques.
Il en est de même de l'obtention de lignées cellulaires d'invertébrés marins qui
font défaut actuellement pour le diagnostic et l'étude des microorganismes cellulaires
(virus, rickettsies), mais aussi pour bâtir des modèles immunologiques, ou encore pour
développer des tests biologiques et sélectionner des molécules actives.
7.2. Amélioration des diagnostics
Le progrès dans les performances des contrôles sanitaires et l'abaissement de
leur coût dépend de la mise au point d'outils de diagnostic fiables, spécifiques,
qualitatifs et quantitatifs, destinés aux laboratoires de contrôle. En outre, une
simplification des méthodes permettrait aux conchyliculteurs d'assurer eux-mêmes le
suivi de leur cheptel. Un premier pas dans ce sens a été franchi avec la mise au point
d'un kit EL1SA pour la bonamiose. A l'avenir, d'autres agents pathogènes pourront être
détectés par cette technique ou par d'autres méthodes, comme les sondes ADN
biotinilées qui commencent à être employées avec succès pour les maladies des
vertébrés.
7.3. Immunologie
De nombreux travaux ont été consacrés à l'étude des mécanismes de défense des
mollusques (Chagot 1989). Ils portent sur la connaissance des cellules effectrices de
l'immunité, l'étude des facteurs intervenant dans l'immunité humorale et, enfin, sur les
réactions immunitaires. Cependant, si des modèles relatifs à l'immunité anti-infectieuse
existent pour les gastéropodes, aucun modèle n'est disponible pour les bivalves.
412
Précédent

- 411/821

Suivant