11 - Pathologie des mollusques bivalves et protection des cheptels coquilliers
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des protocoles qui minimisent les risques liés à l'introduction de maladies et d'espèces
allochtones. Cela suppose l'acquisition préalable d'un certain nombre de connaissances,
qui n'existaient pas lors de la substitution de l'huître portugaise par la japonaise. Enfin,
il faut rappeler que de telles possibilités sont très limitées : les espèces susceptibles de
permettre de tels remplacements sont très peu nombreuses, voire inexistantes.
7. Conclusion : la contribution potentielle de la recherche en pathologie des
mollusques au progrès de la conchyliculture
L'histoire de la conchyliculture révèle que l'aléa majeur de cette activité reste
l'apparition d'épizooties. Or, malgré l'impact économique de ces épizooties, les efforts
de recherche restent encore insuffisants, comme le soulignent régulièrement différents
organismes internationaux, tels l'Association Européenne de Pathologie des Poissons, le
CIEM, ou encore le Groupe "Pathologie de l'aquaculture marine" (PAMAQ).
Par ailleurs, les travaux portent toujours davantage sur la description des
événements que sur la compréhension des phénomènes et le développement des
moyens de lutte. Les efforts devraient porter sur :
- les techniques de laboratoire qui font cruellement défaut pour l'étude des
maladies de mollusques ;
- la mise au point d'outils de diagnostic indispensables à l'amélioration des
contrôles zoosanitaires ;
- l'immunologie, afin de comprendre les relations hôtes-agents pathogènes et de
mettre au point des thérapies ou des applications génétiques ;
- la génétique, qui apparaît comme une discipline prometteuse dans la lutte
contre les maladies.
7.1. Amélioration des techniques de laboratoire
La pathologie des mollusques, et des invertébrés marins en général, est
handicapée par le manque de matériel biologique nécessaire à la conduite des
expérimentations. Certains agents pathogènes, tels les Iridovirus qui ont eu un effet
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