77 - Pathologie des mollusques bivalves et protection des cheptels coquilliers
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5.1. Les traitements en écloserie
Les traitements en écloserie sont actuellement appliqués aux larves, sujettes à
des viroses ou des bactérioses. Contre ces dernières maladies sont utilisés, de manière
souvent empirique tant en ce qui concerne leur choix que les doses, des antibiotiques :
chloramphenicol, furazolidone, gentamycine, ... Leur emploi répétitif, sans changement
de gamme et systématique à des doses bactériostatiques, accroît le risque d'apparition
de souches résistantes. Ainsi certains chercheurs s'interrogent sur les conséquences de
l'utilisation non réglementée d'antibiotiques à des doses élevées. En outre, la variété
d'antibiotiques actuellement disponibles pour une utilisation dans l'eau de mer est
limitée.
C'est pourquoi les mesures zootechniques et prophylactiques restent la meilleure
arme. Elles demandent à être améliorées. Seul, le progrès dans la connaissance du rôle
des populations bactériennes peut permettre celui des moyens de contrôle préventif des
bactérioses.
Les mesures portent sur la gestion des filtres, le contrôle bactériologique
permanent des points-clés de l'écloserie et les stratégies de vide sanitaire périodique
systématique. Le corollaire de ces mesures est la réalisation de progrès dans la
conception des filtres biologiques et dans leur utilisation, sachant qu'ils reposent sur
l'équilibre de flores bactériennes dont les rôles, comme celui de la nitrification, sont
importants. Ces populations bactériennes peuvent être affectées par l'emploi de
bactéricides ou de produits anti-parasitaires (Melard, com. pers.).
5.2. Le traitement des cheptels
Le traitement des cheptels en mer ouverte peut être envisagé dans certaines
conditions, notamment en cas d'infection limitée dans le cycle de culture et lorsqu'il
peut être appliqué de façon simple, à l'occasion des manutentions normales des
coquillages. A ce jour, aucun traitement thérapeutique applicable de façon courante aux
mollusques n'est rapporté dans la littérature. Cependant, des travaux récents ont permis
de sélectionner une molécule active contre Mytilicola intestinalis, parasite du tube
digestif de la moule (Mytilus edulis), et de définir une posologie (Blateau, corn. pers.).
Des essais cliniques conduits sur des cheptels faisant l'objet d'un élevage commercial
ont permis de vérifier son efficacité pour des traitements appliqués à des quantités
significatives de moules, et la faisabilité technique de ce traitement. Pour évaluer son
intérêt économique, il reste à comparer les performances de croissance et de qualité des
409
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5.1. Les traitements en écloserie
Les traitements en écloserie sont actuellement appliqués aux larves, sujettes à
des viroses ou des bactérioses. Contre ces dernières maladies sont utilisés, de manière
souvent empirique tant en ce qui concerne leur choix que les doses, des antibiotiques :
chloramphenicol, furazolidone, gentamycine, ... Leur emploi répétitif, sans changement
de gamme et systématique à des doses bactériostatiques, accroît le risque d'apparition
de souches résistantes. Ainsi certains chercheurs s'interrogent sur les conséquences de
l'utilisation non réglementée d'antibiotiques à des doses élevées. En outre, la variété
d'antibiotiques actuellement disponibles pour une utilisation dans l'eau de mer est
limitée.
C'est pourquoi les mesures zootechniques et prophylactiques restent la meilleure
arme. Elles demandent à être améliorées. Seul, le progrès dans la connaissance du rôle
des populations bactériennes peut permettre celui des moyens de contrôle préventif des
bactérioses.
Les mesures portent sur la gestion des filtres, le contrôle bactériologique
permanent des points-clés de l'écloserie et les stratégies de vide sanitaire périodique
systématique. Le corollaire de ces mesures est la réalisation de progrès dans la
conception des filtres biologiques et dans leur utilisation, sachant qu'ils reposent sur
l'équilibre de flores bactériennes dont les rôles, comme celui de la nitrification, sont
importants. Ces populations bactériennes peuvent être affectées par l'emploi de
bactéricides ou de produits anti-parasitaires (Melard, com. pers.).
5.2. Le traitement des cheptels
Le traitement des cheptels en mer ouverte peut être envisagé dans certaines
conditions, notamment en cas d'infection limitée dans le cycle de culture et lorsqu'il
peut être appliqué de façon simple, à l'occasion des manutentions normales des
coquillages. A ce jour, aucun traitement thérapeutique applicable de façon courante aux
mollusques n'est rapporté dans la littérature. Cependant, des travaux récents ont permis
de sélectionner une molécule active contre Mytilicola intestinalis, parasite du tube
digestif de la moule (Mytilus edulis), et de définir une posologie (Blateau, corn. pers.).
Des essais cliniques conduits sur des cheptels faisant l'objet d'un élevage commercial
ont permis de vérifier son efficacité pour des traitements appliqués à des quantités
significatives de moules, et la faisabilité technique de ce traitement. Pour évaluer son
intérêt économique, il reste à comparer les performances de croissance et de qualité des
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