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H. Grizel
4.4. Participation de la profession à la gestion zoosanitaire des cheptels coquilliers
L'intérêt d'une gestion zoosanitaire des cheptels est encore insuffisamment
apprécié des professionnels. Tous n'ont pas encore conscience des risques qu'ils
encourent et qu'ils font courir lorsqu'ils importent ou transfèrent des mollusques vivants
destinés à être réimmergés. De nombreuses entreprises pratiquent simultanément
l'élevage et la commercialisation. Or, les intérêts de ces deux fonctions vis-à-vis des
importations de mollusques divergent. Cela ne facilite pas l'adoption et l'application de
mesures de protection sanitaire des cheptels. Une participation plus active et directe des
conchyliculteurs à la gestion zoosanitaire des cheptels, comme à leur aménagement
(chapitre 7), bassin par bassin, devrait stimuler leur intérêt pour la maîtrise de facteurs
dont dépendent les performances économiques de leurs entreprises et la réduction des
risques liés aux maladies. Celte maîtrise leur échappe actuellement en grande partie.
Cela suppose la mise en place ou le renforcement des compétences de commissions
d'aménagement des bassins associant directement éleveurs et autorité publique à la
définition et à l'application de schémas d'aménagement spécifiques de chaque bassin
(chapitre 15).
De tels schémas existent déjà en pisciculture d'eau douce, où la gestion de l'eau
est réalisée par les groupes d'éleveurs opérant sur une même rivière. Ceux-ci établissent
des contrats avec l'organisme officie! de contrôle et s'imposent une auto-régulation. La
mise en place de telles structures, dans un cadre juridique formalisé, contribuerait à
promouvoir l'adhésion et la participation de la profession à la gestion des bassins. Dans
chaque bassin ainsi défini, les contrôles zoosanitaires pourraient être effectués par des
organismes publics ou, sous la supervision de l'Etat, par la commission d'aménagement
auprès de laboratoires officiellement agréés.
5. Traitement des maladies
L'idée d'appliquer des thérapies en conchyliculture peut surprendre : la conduite
des élevages dans un milieu dispersif et les surcoûts de manutention, nécessairement
élevés si les coquillages doivent être spécialement ramenés à terre en dehors des
opérations courantes constituent des contraintes évidentes. Des possibilités existent
néanmoins. Elles concernent surtout les phases jeunes, notamment mais pas
uniquement, lorsque l'élevage s'effectue en milieu clos et contrôlé.
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