11 - Pathologie des mollusques bivalves et protection des cheptels coquilliers
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cas particulier. La possibilité de définir des mesures de lutte efficaces dépend des
connaissances disponibles sur la durée de vie de l'agent pathogène, son cycle de
développement et la période d'infection.
4.3.2. Désinfection du matériel
La désinfection du matériel (dragues, bateaux, chaînes de tri) peut être
envisagée, comme cela a été réalisé en Hollande lorsque des ostréiculteurs ont voulu
transférer des équipements d'une zone parasitée par Bonamia vers un secteur indemne.
De telles mesures, qui sont encore peu courantes en conchyliculture, devraient être
systématiquement considérées lors de l'élaboration de plans de gestion zoosanitaire des
bassins.
4.3.3. Mesures de compensation
Le recours à des mesures curatives d'éradication est, en conchyliculture, très
souvent contrecarré par l'absence de système de compensation des destructions de
cheptels, à l'inverse de ce qui est couramment pratiqué pour l'abattage des animaux
d'élevage terrestre en cas de maladies déclarables. L'adoption de telles mesures mérite
d'être envisagée, car le coût global des dédommagements au niveau d'un bassin serait
vraisemblablement inférieur aux pertes que subissent les conchyliculteurs en situation
épizootique, et aux différentes aides que l'Etat est amené à leur apporter.
Ces mécanismes compensatoires pourraient être de deux sortes. Le premier
pourrait résulter d'une action commune de l'Etat, de compagnies d'assurances et de la
profession, pour la création d'une caisse d'assurances mutuelles. Les risques couverts
par celle-ci concerneraient les mortalités engendrées par des bio-agresseurs pathogènes.
Le deuxième mécanisme, complémentaire, pourrait porter sur une aide financière à des
taux d'intérêts préférentiels, destinée à faciliter la relance des entreprises ayant subi des
pertes importantes de cheptel. Leur mise en oeuvre se ferait dans le cadre de plans de
gestion des principaux bassins conchylicoles.
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cas particulier. La possibilité de définir des mesures de lutte efficaces dépend des
connaissances disponibles sur la durée de vie de l'agent pathogène, son cycle de
développement et la période d'infection.
4.3.2. Désinfection du matériel
La désinfection du matériel (dragues, bateaux, chaînes de tri) peut être
envisagée, comme cela a été réalisé en Hollande lorsque des ostréiculteurs ont voulu
transférer des équipements d'une zone parasitée par Bonamia vers un secteur indemne.
De telles mesures, qui sont encore peu courantes en conchyliculture, devraient être
systématiquement considérées lors de l'élaboration de plans de gestion zoosanitaire des
bassins.
4.3.3. Mesures de compensation
Le recours à des mesures curatives d'éradication est, en conchyliculture, très
souvent contrecarré par l'absence de système de compensation des destructions de
cheptels, à l'inverse de ce qui est couramment pratiqué pour l'abattage des animaux
d'élevage terrestre en cas de maladies déclarables. L'adoption de telles mesures mérite
d'être envisagée, car le coût global des dédommagements au niveau d'un bassin serait
vraisemblablement inférieur aux pertes que subissent les conchyliculteurs en situation
épizootique, et aux différentes aides que l'Etat est amené à leur apporter.
Ces mécanismes compensatoires pourraient être de deux sortes. Le premier
pourrait résulter d'une action commune de l'Etat, de compagnies d'assurances et de la
profession, pour la création d'une caisse d'assurances mutuelles. Les risques couverts
par celle-ci concerneraient les mortalités engendrées par des bio-agresseurs pathogènes.
Le deuxième mécanisme, complémentaire, pourrait porter sur une aide financière à des
taux d'intérêts préférentiels, destinée à faciliter la relance des entreprises ayant subi des
pertes importantes de cheptel. Leur mise en oeuvre se ferait dans le cadre de plans de
gestion des principaux bassins conchylicoles.
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