11 - Pathologie des mollusques bivalves et protection des cheptels coquilliers
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Concernant les essais d'acclimatation d'espèces non indigènes, le CIEM et la
CEPCI recommandent que ceux-ci soient uniquement réalisés à partir d'oeufs ou de
larves provenant de géniteurs, eux-mêmes élevés dans un secteur sans maladie déclarée,
ou encore d'un stock de géniteurs destinés à produire, après passage en station de
quarantaine, une première génération (F ). Seule, cette génération pourra être
transférée en milieu ouvert pour les tests d'acclimatation, d'étiologie et de sensibilité à
des bio-agresseurs. Du projet d'introduire un stock de géniteurs jusqu'à la décision
finale sur la suite à donner aux expériences, des enquêtes épidômiologiques doivent être
effectuées aux différents stades de l'élevage. Ces essais doivent être complétés par des
études de physiologie au laboratoire.
L'Office International des Epizooties (OIE) prépare un code donnant une liste
des maladies réputées contagieuses.
4.1.2. Au niveau national
Les dispositions réglementaires varient beaucoup d'un pays à l'autre. Certains ne
disposent pas de législation particulière pour les mollusques d'élevage ou de pêche,
qu'ils soient d'origine locale ou qu'ils proviennent d'importations. D'autres ont bien des
réglementations, mais celles qui portent explicitement sur la protection des cheptels et
le contrôle du risque pour les élevages lié aux importations et aux transferts
d'organismes vivants destinés à être rcimmergés, sont l'exception. Parce qu'elle prête à
des confusions entre produits destinés à la consommation immédiate et animaux
d'élevage destinés à être reparques pour l'élevage ou l'affinage, l'habitude de
consommer vivants les coquillages est à l'origine d'un risque particulier de
contamination des cheptels aquacoles. Même lorsque les textes se veulent très restrictifs
en matière de protection zoosanitaire des cheptels nationaux, l'octroi courant de
dérogations pour l'importation de coquillages vivants destinés à la consommation
immédiate donne lieu à des reparcages ou des stabulations illicites dans le milieu
naturel. Une réglementation et son application qui se veulent efficaces doivent
distinguer les deux usages finals. Certaines réglementations ne considèrent que les
importations, et non les transferts au sein d'un même pays, d'un bassin à un autre.
Une priorité immédiate porte sur l'établissement de listes de maladies réputées
contagieuses. Rares sont, en effet, les législations nationales qui s'appuient sur un
inventaire explicite des agents pathogènes. Cette carence laisse les administrations
compétentes sans critères clairs de décision. Une réglementation bâtie sur le concept de
la maladie conduirait à définir les seuils admissibles de prévalence et, donc, Pelforl
d'échantillonnage, la fréquence des contrôles, les secteurs géographiques formant une
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