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H. Grizel
dans les élevages extensifs, les stratégies préventives offrent plus de possibilités que les
méthodes curatives.
Chez les vertébrés d'élevage, la prévention des épizooties s'effectue par
l'application de normes zootechniques, la mise en oeuvre de plans de contrôle sanitaire
s'appuyant sur une réglementation, et des campagnes de vaccination. Chez les
invertébrés, en particulier chez les mollusques, les mesures prophylactiques se limitent
aux deux premières formes d'action, l'absence de production d'anticorps spécifiques
chez ces organismes ne permettant pas d'envisager la production de vaccins.
Pour être efficace, une politique de contrôle sanitaire doit combiner plusieurs
composantes : gestion des cheptels par les éleveurs, contrôle zoosanitaire,
réglementation. Ces éléments forment un tout, l'absence de l'un pouvant rendre caduc
tout le système. Malheureusement, jusqu'à présent, les politiques de protection et de
lutte zoosanitaires sont encore peu développées en conchyliculture. Leurs carences sont
évidentes, même dans les pays où cette activité représente une composante essentielle
du secteur des pêches et des cultures marines.
4.1. Les insuffisances de la réglementation
4.1.1. Au niveau international
Il n'existe pas à ce jour de réglementations internationales s'appliquant aux
différentes formes du négoce international des mollusques vivants. Pourtant, le besoin
de mesures prophylactiques adaptées à la biologie, aux techniques d'élevage ainsi
qu'aux modes de consommation de ces animaux est illustré par les conséquences
économiques graves d'importations commerciales mal contrôlées. Ce besoin est
renforcé par le développement des écloseries et des nourriceries, qui facilite le
transport entre pays de larves et de juvéniles et, au sein de la Communauté
Economique Européenne, par l'ouverture des frontières et l'adoption d'une politique de
libre échange des produits.
Le Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM) et la Commission
Européenne Consultative pour les Pêches dans les Eaux Intérieures (CEPCI) ont bien
publié un code et un guide pratique, applicables aux introductions d'espèces non
indigènes et aux transferts de cheptels au sein d'un même pays (ICES 1983). Mais ces
dispositions ne répondent qu'en partie aux besoins et n'ont pas un caractère légalement
contraignant.
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