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H. Giizel
d'envisager de modifier les cycles de culture, en utilisant de manière différente les
concessions en zones contaminées.
La reproduction expérimentale de la maladie en laboratoire est également utile,
car elle permet de confirmer le rôle pathogène d'un agent et de déterminer certaines
conditions de propagation de l'épizootie. Jusqu'à 1985, les méthodes couramment
employées consistaient à mettre des animaux sains en contact avec des animaux
malades, soit dans un même bac, soit par l'intermédiaire des effluents de ces derniers,
ou à introduire dans les bacs contenant des animaux sains des tissus contaminés ou,
encore, à injecter dans les premiers des broyats de tissus contaminés. Ces différentes
techniques ont permis de reproduire les maladies à P. marinus et à B. ostreae, mais
leurs rendements restent faibles, surtout pour le deuxième parasite : par la technique
d'inoculation, qui s'est avérée être la plus performante, les auteurs (Poder et al. 1982)
rapportent des pourcentages de réussite compris entre 10 et 35 %.
La mise au point de techniques de purification des agents pathogènes à partir de
broyats de coquillages (Mialhe et al. 1985, 1988) a permis des progrès significatifs.
Outre l'obtention d'anticorps polyclonaux et monoclonaux spécifiques de B. ostreae, une
approche analytique de la reproduction de la maladie a pu être entreprise. Ainsi, BigolVuillemin (1987) a défini un premier modèle d'étude in vivo ; elle a obtenu, pour des
doses infectieuses de 200 000 B. ostreae par huître, 100% d'infections, quatre mois après
l'inoculation. Ce travail a également mis en évidence une relation entre la dose de
parasites inoculés et la vitesse de développement de la maladie. L'application de ce
protocole à d'autres espèces a montré l'absence de permissivité de coquillages, comme
l'huître japonaise ou la palourde des Philippines, élevés à côté d'huîtres plates,
démontrant ainsi que ces espèces n'étaient pas des porteurs sains de B. ostreae. Ces
observations ont été confirmées par des expériences in vitro qui ont révélé, chez l'huître
japonaise, une phagocytose de B. ostreae par les différents types de cellules
hémocytaires dans lesquelles le parasite serait lysé (Mourton 1987).
Ces résultats ont donné lieu à des expériences in situ d'élevage mixte d'huître
plate et d'huître japonaise à différentes densités, dont l'objet était de vérifier l'hypothèse
du rôle de compétiteur de l'huître japonaise vis-à-vis de l'huître plate pour B. ostreae.
Cet exemple, dont on ne connaît pas encore les résultats, montre la complémentarité
directe des recherches cognitives et des travaux d'application. Les connaissances sur les
mécanismes de défense des mollusques et d'échappement des agents pathogènes sont
de nature à ouvrir le champ des investigations, dont les résultats pourraient déboucher
sur des applications thérapeutiques et sur l'obtention, par la génétique, de souches
résistantes.
Parallèlement aux travaux précédents, l'analyse épidémiologique permet de
déterminer les effets des différentes pratiques culturales sur la propagation d'une
402
H. Giizel
d'envisager de modifier les cycles de culture, en utilisant de manière différente les
concessions en zones contaminées.
La reproduction expérimentale de la maladie en laboratoire est également utile,
car elle permet de confirmer le rôle pathogène d'un agent et de déterminer certaines
conditions de propagation de l'épizootie. Jusqu'à 1985, les méthodes couramment
employées consistaient à mettre des animaux sains en contact avec des animaux
malades, soit dans un même bac, soit par l'intermédiaire des effluents de ces derniers,
ou à introduire dans les bacs contenant des animaux sains des tissus contaminés ou,
encore, à injecter dans les premiers des broyats de tissus contaminés. Ces différentes
techniques ont permis de reproduire les maladies à P. marinus et à B. ostreae, mais
leurs rendements restent faibles, surtout pour le deuxième parasite : par la technique
d'inoculation, qui s'est avérée être la plus performante, les auteurs (Poder et al. 1982)
rapportent des pourcentages de réussite compris entre 10 et 35 %.
La mise au point de techniques de purification des agents pathogènes à partir de
broyats de coquillages (Mialhe et al. 1985, 1988) a permis des progrès significatifs.
Outre l'obtention d'anticorps polyclonaux et monoclonaux spécifiques de B. ostreae, une
approche analytique de la reproduction de la maladie a pu être entreprise. Ainsi, BigolVuillemin (1987) a défini un premier modèle d'étude in vivo ; elle a obtenu, pour des
doses infectieuses de 200 000 B. ostreae par huître, 100% d'infections, quatre mois après
l'inoculation. Ce travail a également mis en évidence une relation entre la dose de
parasites inoculés et la vitesse de développement de la maladie. L'application de ce
protocole à d'autres espèces a montré l'absence de permissivité de coquillages, comme
l'huître japonaise ou la palourde des Philippines, élevés à côté d'huîtres plates,
démontrant ainsi que ces espèces n'étaient pas des porteurs sains de B. ostreae. Ces
observations ont été confirmées par des expériences in vitro qui ont révélé, chez l'huître
japonaise, une phagocytose de B. ostreae par les différents types de cellules
hémocytaires dans lesquelles le parasite serait lysé (Mourton 1987).
Ces résultats ont donné lieu à des expériences in situ d'élevage mixte d'huître
plate et d'huître japonaise à différentes densités, dont l'objet était de vérifier l'hypothèse
du rôle de compétiteur de l'huître japonaise vis-à-vis de l'huître plate pour B. ostreae.
Cet exemple, dont on ne connaît pas encore les résultats, montre la complémentarité
directe des recherches cognitives et des travaux d'application. Les connaissances sur les
mécanismes de défense des mollusques et d'échappement des agents pathogènes sont
de nature à ouvrir le champ des investigations, dont les résultats pourraient déboucher
sur des applications thérapeutiques et sur l'obtention, par la génétique, de souches
résistantes.
Parallèlement aux travaux précédents, l'analyse épidémiologique permet de
déterminer les effets des différentes pratiques culturales sur la propagation d'une
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