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H. Grizel
L'absence, chez les mollusques, de signes cliniques spécifiques et les difficultés
inhérentes aux techniques de mise en évidence d'un parasite lorsque les infections sont
natives, impliquent que, si l'on veut obtenir la signification voulue, les contrôles
zoosanitaires portent sur des échantillons importants. Ceux-ci seront d'autant plus
grands que Je seuil désiré de détection de la prévalence d'une maladie sera bas (fig.
11.1). La réduction du travail d'échantillonnage nécessaire aux contrôles zoosanitaires
dépend, au delà du recours à des plans d'échantillonnage appropriés, de l'amélioration
qualitative et quantitative des techniques de diagnostic.
Prévalence en %
Figure 11.1 - Intensité d'échantillonnage (en nombre d'individus à échantillonner pour
une probabilité de 95% de prélever un individu parasité) en fonction de la
prévalence (en %) (d'après J.Mazurié 1987).
3.3. Aspects épidémiologiques
L'épidémiologie, qu'elle soit descriptive ou analytique, constitue la meilleure
méthode d'acquisition des informations nécessaires au diagnostic des agents causaux,
comme de formulation de propositions sur les mesures susceptibles de circonscrire et
de faire régresser l'épidémie. Quatre ensembles de facteurs interviennent dans le
développement d'une maladie : indépendamment des capacités réactionnellcs propres
de Yhôte, il dépend des techniques culiurales, ou de modifications d'origine naturelle ou
anthropogénique du milieu, qui pourront favoriser la pénétration et l'action pathogène
d'agents infectieux. La connaissance des relations entre ces facteurs est indispensable
pour déterminer les mesures de lutte, sachant que leur nature et leur choix sont réduits
par les contraintes de l'élevage en milieu ouvert, ainsi que par la biologie et la
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