11 - Pathologie des mollusques bivalves et protection des cheptels coquilliers
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Les métazoaires parasites, cause de nuisances dans les élevages conchylicoles,
sont surtout des copépodes et des trématodes. Le cycle de développement de ces
derniers comprend un ou plusieurs hôtes, en plus du mollusque d'élevage.
3.2. Le diagnostic des maladies
Contrairement à la majorité des autres animaux d'élevage, invertébrés et
vertébrés, les maladies ne se manifestent pas chez les bivalves par des signes cliniques
remarquables. Un déclin ou un arrêt de croissance peut être la seule manifestation
notable : mais ce signe n'est pas spécifique de l'agression. Celle-ci peut être d'origine
biologique ou physico-chimique, ou une réponse à un phénomène naturel, tel qu'une
variation de la température ou un déficit alimentaire. L'observation macroscopique de
l'intérieur des valves et du corps de l'animal permet d'observer des anomalies,
également rarement spécifiques d'une infection. De plus, ces signes ne se retrouvent pas
systématiquement chez tous les individus infectés. Ils n'ont qu'une signification relative.
C'est pourquoi, s'il permet de déceler un mauvais état des cheptels, le suivi des taux de
croissance et de mortalité sur les concessions ou des stocks sur les gisements naturels
est insuffisant pour déterminer la cause des mortalités. Pour cela, de meilleures
techniques de diagnostic sont nécessaires.
Dans le cas des mollusques, les techniques disponibles sont limitées, les plus
courantes reposant sur l'histologie et la cytologie qui permettent de déceler la présence
de microorganismes, de protozoaires et de métazoaires. Les bactéries peuvent être
isolées et identifiées par les techniques classiques de bactériologie, mais il n'existe pas
d'outil spécifique adapté à l'identification des souches bactériennes marines et à la
détermination de la (ou des) souche(s) réellement pathogène(s) parmi les nombreuses
populations identifiées. Les techniques de culture sur milieux appropriés sont utilisables
pour le diagnostic de mycoses, ou de parasites du genre Perkinsus. Par ailleurs, les
techniques d'ultracentrifugation permettent d'effectuer des recherches aveugles de
virus, mais ces procédés sont lourds et onéreux, et leurs résultats aléatoires, notamment
pour de faibles taux d'infection. Pour autant, ces procédés ne doivent pas être négligés
du fait de l'absence de lignées cellulaires établies chez les mollusques marins, outil
fréquemment employé en virologie. Enfin, il faut mentionner la mise au point récente
d'un test EL1SA
1
, suite à l'obtention d'anticorps monoclonaux spécifiques de B. oslreae
(Boulo et al. 1988). L'étude clinique a révélé une meilleure sensibilité de cette méthode,
surtout dans les cas de faibles infections, abaissant ainsi le seuil de détection pour un
coût d'analyse comparable à la technique de frottis (Boulo 1989).
1 ELISA (pour Enzyme Linked (mmuno Soldent Assay) : méthode de diagnostic utilisant des anticorps
polyclonaux ou monoclonaux marques avec un enzyme.
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