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H. Grizel
controversée, et mentionner les viroses, notamment les iridoviroses, qui ont affecté
l'huître portugaise (Comps 1983).
Les facteurs qui déterminent l'expression d'un agent pathogène restent mal
connus ; les connaissances scientifiques disponibles ne permettent d'ailleurs pas encore
de décrire de façon satisfaisante l'apparition d'une nouvelle maladie. Si des hypothèses
peuvent être avancées, de nombreuses questions restent à élucider.
A cet égard, l'exemple des maladies à Iridovints, qui ont affecté en France les
élevages d'huître portugaise, est instructif. La chronologie des faits connus révèle
l'établissement progressif d'une situation épizootique caractérisée, de 1967 à 1972, par
une première affection virale provoquant des lésions branchiales, suivie, au cours des
années 1971 et 1972, d'une deuxième affection foudroyante, qui a décimé le cheptel des
côtes atlantiques. Pendant cette période, trois événements se sont produits, sans que
leur séquence exacte soit connue de manière précise, et que l'on puisse établir avec
certitude leur rôle respectif. Il y a eu importation d'huîtres portugaises en provenance
directe du Portugal où cette maladie est signalée depuis 1967, introduction frauduleuse
par un ou plusieurs producteurs français d'huîtres japonaises en provenance du Japon -
la date de ces introductions, bien que difficile à déterminer du fait du caractère furtif
des importations, se situerait en 1966- et affaiblissement progressif du cheptel par
surcharge des bassins (chapitre 7). Cet ensemble de faits permet de formuler trois
hypothèses sur l'origine de la maladie :
- le foyer de ces viroses était au Portugal et les introductions sont la cause du
déclenchement de la maladie ;
- les agents pathogènes étaient des virus exotiques introduits avec l'huître
japonaise, hôte porteur sain ;
- ces virus étaient déjà présents à l'état latent dans les stocks indigènes d'huître
portugaise ou dans le milieu, mais la maladie ne s'est exprimée qu'après
l'affaiblissement du cheptel consécutivement aux surcharges des bassins ;
hypothèses auxquelles il faut ajouter celle d'un effet synergique des causes
précédentes.
Des observations plus récentes (Bougrier et al. 1986), réalisées au cours d'essais
d'hybridation entre huîtres japonaise et portugaise, permettent de rejeter certaines de
ces hypothèses, mais soulèvent d'autres questions. Des géniteurs d'huître portugaise
importés directement du Portugal ont été utilisés pour les croisements indiqués cidessus, et les juvéniles issus des quatre combinaisons possibles ont été mis en élevage
dans la baie de Morlaix et dans la rivière de la Trinité-sur-Mer (France). Lors de
l'épizootie de l'huître portugaise, ces deux sites n'étaient pas des centres d'élevage de
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