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H. Grizel
peut en tirer sont de portée générale. Sont ensuite abordés les moyens de lutte
thérapeutique et prophylactique. Cet examen met en relief les particularités des
épizooties chez les mollusques bivalves et les contraintes qu'imposent à la lutte contre
les maladies l'élevage en milieu ouvert et fluide, les pratiques culturales et les habitudes
de consommation des produits à l'état vivant. Cet examen permet de proposer des
stratégies de gestion sanitaire des cheptels adaptées aux particularités des élevages. Le
chapitre se termine par une discussion sur la contribution que la recherche est
susceptible d'apporter au progrès du secteur, pour une lutte plus efficace contre les
épizooties.
2. Histoire des maladies
2.1. Impact économique des maladies
Malgré la multiplication des maladies à partir des années 50 dans les principaux
pays producteurs, les évaluations de leur coût restent peu nombreuses. Cette situation
tient à la difficulté d'obtenir des statistiques de production fiables de la part des
conchyliculteurs et des pêcheurs, et au fait que peu d'économistes se sont encore
intéressés aux termes de l'optimisation du secteur.
Malgré leurs insuffisances, les données disponibles révèlent la gravité des impacts
des épizooties sur l'économie conchylicole. Ainsi, au Canada, lors de la maladie de
Malpèque, la production de la région du Queens est passée, entre 1934 et 1940, de 9 000
barils à seulement quelques-uns. Consécutivement à l'épizoolie à Minchinia nelsoni, la
production huîtrière de Virginie est tombée de 3,5 millions de boisseaux en 1954, à 895
boisseaux en 1975 (Haven et al 1978). Suite à deux viroses successives, apparues à la fin
des années 60, l'élevage d'huître portugaise (Crassostrea angiilata) a disparu des côtes
françaises, pour être remplacé par celui de l'huître japonaise (Crassostrea gigas). La
production annuelle, qui atteignait environ 60 000 tonnes avant 1967, a été réduite à
néant après 1972 (fig. 7.1, chapitre 7) ; les pertes estimées pour la période de fortes
mortalités ont été de l'ordre de 60 millions de F.F.
L'impact des deux protozooses qui affectent, en Bretagne (France), les élevages
d'huître plate (Ostrea edulis) (Meuriot et Grizel 1984) a été évalué. A partir de
plusieurs hypothèses relatives à la production antérieure à l'apparition des épizooties,
ces auteurs évaluent la réduction du chiffre d'affaire des entreprises ostréicoles
bretonnes à 1,6 milliard de F.F (1983) pour la période de 1974 à 1982, soit une
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