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R. Billard
polyculture, est surtout développée en Chine. Elle repose sur l'association de quatre
espèces, qui occupent dans les étangs des secteurs distincts (fig. 10.5).
40 -
D
•\ 30 -
°
°
O 20 -
= o
a
10 -
=
0
4
8
12
16
20
n x 1000 juvéniles par ha
Figure 10.4 - Système de polyculture : relation entre le rendement (kg/ha/j) et la
densité initiale d'empoissonnement (d'après Olah 1987).
En Chine, le nombre d'espèces peut aller jusqu'à 7. Il est même supérieur dans
des essais pratiqués en Roumanie où l'on a eu tendance à augmenter en même temps la
profondeur des étangs (fig. 10.6).
Cependant, si elle améliore la productivité, la multiplication des espèces
complique beaucoup les opérations de mise en charge, de capture et de tri. Aussi la
tendance actuelle est-elle, en Europe, de n'associer que deux espèces : T'argentée" et la
carpe commune, auxquelles peut être adjointe P"amour" (herbivore), lorsque le système
est particulièrement riche en végétaux. Comme dans le cas des lacs et réservoirs, les
mises en charge vont dépendre de la taille marchande et de la durée du cycle
envisagées, en plus du niveau de fertilité du plan d'eau que l'on peut moduler. Le
rapport entre espèces ne peut s'écarter de certaines limites : quelle que soit la mise en
charge, la composante majeure finale reste, en général, l'"argentée" du fait de la
dominance phytoplanctonique (fig. 10.7). Cependant, en Europe, la valeur marchande
de P"argentée" est moindre que celle de la carpe : pour ses essais, Olah (1986) adopte
une mise en charge à l'hectare de 2 500 "argentées" de 200 g, pour 1 500 carpes
communes de 100 g.
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