Figure 10.5 - Répartition spatiale des espèces élevées en polyculture avec la carpe
commune (C), Ctenophaiyngodon idella (Ci.), Aristochthys nobilis (A.n.) et
Hypophythalmichtys molittix (H.m.).
Il peut paraître surprenant de voir pratiquer des apports importants de matières
organiques dans des étangs, alors que le déversement accidentel de lisier dans les
rivières entraîne de fortes mortalités du poisson. Dans les étangs, les apports sont
réguliers (une fois par jour à une fois par semaine) ; en cas d'apports élevés,
l'introduction d'une espèce phytoplanctonophage comme P"argentée" se révèle
indispensable pour contenir la prolifération des algues qui en résulte. L'écosystème peut
être aussi contrôlé par la composition du peuplement. En situation extrême, en
particulier par temps couvert et orageux, la photosynthèse est moins active ; la
respiration l'emporte alors sur la production d'oxygène, conduisant rapidement à
l'anoxie que seules peuvent prévenir des interventions physiques (mise en place
d'aérateurs).
Même dans les étangs de pisciculture, une maîtrise suffisante des peuplements
n'est pas toujours possible : il existe ainsi des espèces, comme le poisson-chat (Ictalunis
mêlas) ou la perche-soleil (Lepomis gibbosus), dont la prolifération ne peut être
maîtrisée dans de nombreux étangs d'Europe.
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