10 - L'aquaculture extensive en eaux douces
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2.3. L'exploitation des étangs de pisciculture
Ces derniers, créés par l'homme, sont gérés de façon privée ; leur aménagement
est plus facile que celui des rivières, lacs et réservoirs. Les étangs sont nombreux en
France où leur superficie couvre actuellement plus de 100 000 ha. Leur exploitation
reste essentiellement extensive avec des productions moyennes n'excédant guère 100
kg/ha/an. La pisciculture en étangs est très développée en Asie - surtout en Chine -, en
Europe centrale et en Israël.
3. Le forçage du recrutement dans les grands écosystèmes ouverts
Des opérations de forçage du recrutement sont parfois pratiquées dans les
grands systèmes ouverts (rivières, lacs, réservoirs), en vue d'en améliorer la production.
Ces interventions consistent à augmenter les effectifs de juvéniles, indirectement par
introduction de géniteurs, ou directement par supplementation en oeufs, larves ou
alevins. Le concept est de ne déverser que des juvéniles qui ont atteint une taille
suffisante pour résister à la prédation, ou aux divers facteurs des écosystèmes qui
limitent leur densité. Dans certains cas, le forçage du recrutement revêt des formes plus
avancées portant sur l'amélioration de l'habitat. Dans les pays riches, la stratégie vise
surtout à réhabiliter ou à implanter des espèces, dites nobles par la demande et les prix
qu'elles suscitent, ou par l'amélioration biologique qu'elles induisent, de façon à en
stimuler la production. Cela se pratique à des fins de pêche professionnelle (esturgeon,
saumon, corégones), comme de plaisance (salmonidés, cyprinidés, brochet). Dans les
pays en développement, l'objectif est essentiellement d'augmenter la production des
plans d'eau, toutes espèces confondues : l'exploitation est alors le fait d'une pêche
commerciale ou de subsistance.
3.1. Le forçage d'une espèce
Il existe de nombreux exemples de forçage portant sur une espèce intensément
exploitée dont on veut soutenir ou accroître la production naturelle. Les cas les plus
connus portent sur les saumons en mer (chapitre 8) et les esturgeons. Ces opérations
intéressent aussi la pêche en eau douce, dans la mesure où une partie des individus est
capturée en rivière lors de leur migration anadrome. Cela est particulièrement vrai pour
les saumons qui, très recherchés par les pêcheurs plaisanciers comme par les
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2.3. L'exploitation des étangs de pisciculture
Ces derniers, créés par l'homme, sont gérés de façon privée ; leur aménagement
est plus facile que celui des rivières, lacs et réservoirs. Les étangs sont nombreux en
France où leur superficie couvre actuellement plus de 100 000 ha. Leur exploitation
reste essentiellement extensive avec des productions moyennes n'excédant guère 100
kg/ha/an. La pisciculture en étangs est très développée en Asie - surtout en Chine -, en
Europe centrale et en Israël.
3. Le forçage du recrutement dans les grands écosystèmes ouverts
Des opérations de forçage du recrutement sont parfois pratiquées dans les
grands systèmes ouverts (rivières, lacs, réservoirs), en vue d'en améliorer la production.
Ces interventions consistent à augmenter les effectifs de juvéniles, indirectement par
introduction de géniteurs, ou directement par supplementation en oeufs, larves ou
alevins. Le concept est de ne déverser que des juvéniles qui ont atteint une taille
suffisante pour résister à la prédation, ou aux divers facteurs des écosystèmes qui
limitent leur densité. Dans certains cas, le forçage du recrutement revêt des formes plus
avancées portant sur l'amélioration de l'habitat. Dans les pays riches, la stratégie vise
surtout à réhabiliter ou à implanter des espèces, dites nobles par la demande et les prix
qu'elles suscitent, ou par l'amélioration biologique qu'elles induisent, de façon à en
stimuler la production. Cela se pratique à des fins de pêche professionnelle (esturgeon,
saumon, corégones), comme de plaisance (salmonidés, cyprinidés, brochet). Dans les
pays en développement, l'objectif est essentiellement d'augmenter la production des
plans d'eau, toutes espèces confondues : l'exploitation est alors le fait d'une pêche
commerciale ou de subsistance.
3.1. Le forçage d'une espèce
Il existe de nombreux exemples de forçage portant sur une espèce intensément
exploitée dont on veut soutenir ou accroître la production naturelle. Les cas les plus
connus portent sur les saumons en mer (chapitre 8) et les esturgeons. Ces opérations
intéressent aussi la pêche en eau douce, dans la mesure où une partie des individus est
capturée en rivière lors de leur migration anadrome. Cela est particulièrement vrai pour
les saumons qui, très recherchés par les pêcheurs plaisanciers comme par les
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