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J. Boucher et J.-C. Dao
poids du muscle et la croissance de la gonade, qui traduit le transfert d'énergie entre ces
deux compartiments du métabolisme, se conserve sur les différentes années.
Ainsi, le processus majeur responsable de la variation de fécondité réelle peut
être défini comme la désynchronisation entre un rythme interne de maturation sexuelle
et le cycle thermique du milieu. En d'autres termes, un décalage de l'évolution
thermique saisonnière dans l'année entraîne une diminution de la viabilité des produits
germinaux, dont la production est calée sur l'année calendaire.
5.3. Retour à l'analyse empirique : modèles de fluctuation du recrutement
La dernière étape consisterait à quantifier la part respective des phases
successives du cycle de développement dans les fluctuations finales du recrutement
annuel. Un modèle déterministe devrait comporter des expressions analytiques des
différents processus :
- nombre de larves viables produites, en fonction des variations de température ;
- probabilité de survie des larves (dispersion) ;
- mortalité des postlarves, selon les sites d'atterrissage déterminés par les
modifications de circulation induites par la force, la direction et la durée des
coups de vent.
En l'état actuel des recherches, la dynamique de la survie d'une cohorte au cours
des phases qui affectent les stades successifs de l'ontogenèse ne peut pas être exprimée
analytiquement.
Une seconde méthode immédiatement applicable consiste à ajuster
statistiquement un modèle expliquant les variations du recrutement par les fluctuations
des conditions climatiques et météorologiques, en regard du cycle sexuel et de
développement. Deux types de modèle ont été utilisés. L'un fait appel aux anomalies
par rapport à la moyenne d'une série chronologique longue de 25 ans (1962-1986). Ces
anomalies sont calculées à dates fixes (mois, quinzaines) avant de comparer leur
puissance explicative de la variation du recrutement (Menesguen et Drévès 1987).
L'autre fait appel à des expressions, en valeur absolue, des variables météorologiques
intervenant dans les processus identifiés, et calculées pour des dates déterminées du
cycle biologique :
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poids du muscle et la croissance de la gonade, qui traduit le transfert d'énergie entre ces
deux compartiments du métabolisme, se conserve sur les différentes années.
Ainsi, le processus majeur responsable de la variation de fécondité réelle peut
être défini comme la désynchronisation entre un rythme interne de maturation sexuelle
et le cycle thermique du milieu. En d'autres termes, un décalage de l'évolution
thermique saisonnière dans l'année entraîne une diminution de la viabilité des produits
germinaux, dont la production est calée sur l'année calendaire.
5.3. Retour à l'analyse empirique : modèles de fluctuation du recrutement
La dernière étape consisterait à quantifier la part respective des phases
successives du cycle de développement dans les fluctuations finales du recrutement
annuel. Un modèle déterministe devrait comporter des expressions analytiques des
différents processus :
- nombre de larves viables produites, en fonction des variations de température ;
- probabilité de survie des larves (dispersion) ;
- mortalité des postlarves, selon les sites d'atterrissage déterminés par les
modifications de circulation induites par la force, la direction et la durée des
coups de vent.
En l'état actuel des recherches, la dynamique de la survie d'une cohorte au cours
des phases qui affectent les stades successifs de l'ontogenèse ne peut pas être exprimée
analytiquement.
Une seconde méthode immédiatement applicable consiste à ajuster
statistiquement un modèle expliquant les variations du recrutement par les fluctuations
des conditions climatiques et météorologiques, en regard du cycle sexuel et de
développement. Deux types de modèle ont été utilisés. L'un fait appel aux anomalies
par rapport à la moyenne d'une série chronologique longue de 25 ans (1962-1986). Ces
anomalies sont calculées à dates fixes (mois, quinzaines) avant de comparer leur
puissance explicative de la variation du recrutement (Menesguen et Drévès 1987).
L'autre fait appel à des expressions, en valeur absolue, des variables météorologiques
intervenant dans les processus identifiés, et calculées pour des dates déterminées du
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