9 - Repeuplement et forçage du recrutement de la coquille Saint-Jacques
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- la production d'ovocytes est un phénomène discret au cours de l'année ; 3 à 5
lignées ovocytaires se développent simultanément ;
- la vitesse de croissance des ovocytes est synchronisée par la photopériode ; elle
passe par un maximum au solstice d'été ;
- au cours d'une première phase, les ovocytes atteignent une taille de 60 //m,
puis disparaissent, Iysés, alors qu'à partir de la fin mai (trois années
d'observations) leur taille atteint environ 70 /Jm : ils sont alors stockés dans la
lumière des ovogonies.
Un tel cycle interne, régulé par la photopériode indépendamment du cycle
thermique saisonnier, permet d'expliquer l'origine des variations observées. Dans une
première phase, le poids de la gonade (ainsi que le nombre d'ovocytes par lignée) croît
à la vitesse du réchauffement thermique. Pendant cette période, le poids du muscle, seul
organe de stockage d'énergie (glycogène), croît également. Le poids maximal de la
gonade atteint, l'accélération de la croissance des lignées ovocytaires continue et les
lignées mures sont stockées à partir de la fin mai.
Le poids du muscle passe par un plateau, suivi d'une chute, qui débute toujours à
cette date. Cette évolution traduit un transfert actif d'énergie vers la gonade. Ainsi,
pendant la phase de repletion de la gonade, l'individu assume simultanément le
stockage des lignées mûres et la croissance ovocytaire des lignées suivantes, à une
vitesse maximale durant cette période (mi-juin / mi-juillet).
Différentes sources de lésions des ovocytes, dues au volume fini de la gonade,
sont envisageables. Elles sont d'abord de nature mécanique par compression des
ovocytes mûrs stockés, sous l'effet de leur croissance en nombre et en volume des
nouvelles lignées. Mais, très rapidement, ce processus s'accompagne d'un remaniement
du nombre des ovocytes produits. Ainsi, l'atrésie ne servirait pas uniquement au
recyclage de l'énergie, mais aussi à la régulation du nombre des ovocytes. L'impact de
ces mécanismes sur la fécondité réelle dépend de la durée de la phase de repletion et de
sa coïncidence avec la période de croissance maximale, située vers la fin juin (solstice
d'été).
Cependant, un déficit du bilan énergétique sous l'effet des facteurs externes
pourrait intervenir également. Aucune des observations réalisées n'a permis de l'établir.
Le recrutement a présenté des fluctuations extrêmes au cours de ces années
d'observations : il a été maximal en 1985, minimal en 1986. Par contre, les
caractéristiques du milieu, en particulier la date et l'amplitude du bloom
phytoplanctonique, ainsi que l'évolution de la biomasse chlorophyllienne et sa
composition, sont restées similaires. Enfin et surtout, la corrélation entre la chute du
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- la production d'ovocytes est un phénomène discret au cours de l'année ; 3 à 5
lignées ovocytaires se développent simultanément ;
- la vitesse de croissance des ovocytes est synchronisée par la photopériode ; elle
passe par un maximum au solstice d'été ;
- au cours d'une première phase, les ovocytes atteignent une taille de 60 //m,
puis disparaissent, Iysés, alors qu'à partir de la fin mai (trois années
d'observations) leur taille atteint environ 70 /Jm : ils sont alors stockés dans la
lumière des ovogonies.
Un tel cycle interne, régulé par la photopériode indépendamment du cycle
thermique saisonnier, permet d'expliquer l'origine des variations observées. Dans une
première phase, le poids de la gonade (ainsi que le nombre d'ovocytes par lignée) croît
à la vitesse du réchauffement thermique. Pendant cette période, le poids du muscle, seul
organe de stockage d'énergie (glycogène), croît également. Le poids maximal de la
gonade atteint, l'accélération de la croissance des lignées ovocytaires continue et les
lignées mures sont stockées à partir de la fin mai.
Le poids du muscle passe par un plateau, suivi d'une chute, qui débute toujours à
cette date. Cette évolution traduit un transfert actif d'énergie vers la gonade. Ainsi,
pendant la phase de repletion de la gonade, l'individu assume simultanément le
stockage des lignées mûres et la croissance ovocytaire des lignées suivantes, à une
vitesse maximale durant cette période (mi-juin / mi-juillet).
Différentes sources de lésions des ovocytes, dues au volume fini de la gonade,
sont envisageables. Elles sont d'abord de nature mécanique par compression des
ovocytes mûrs stockés, sous l'effet de leur croissance en nombre et en volume des
nouvelles lignées. Mais, très rapidement, ce processus s'accompagne d'un remaniement
du nombre des ovocytes produits. Ainsi, l'atrésie ne servirait pas uniquement au
recyclage de l'énergie, mais aussi à la régulation du nombre des ovocytes. L'impact de
ces mécanismes sur la fécondité réelle dépend de la durée de la phase de repletion et de
sa coïncidence avec la période de croissance maximale, située vers la fin juin (solstice
d'été).
Cependant, un déficit du bilan énergétique sous l'effet des facteurs externes
pourrait intervenir également. Aucune des observations réalisées n'a permis de l'établir.
Le recrutement a présenté des fluctuations extrêmes au cours de ces années
d'observations : il a été maximal en 1985, minimal en 1986. Par contre, les
caractéristiques du milieu, en particulier la date et l'amplitude du bloom
phytoplanctonique, ainsi que l'évolution de la biomasse chlorophyllienne et sa
composition, sont restées similaires. Enfin et surtout, la corrélation entre la chute du
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