corticaux (qui interviennent dans le remaniement de la membrane après fécondation)
entraînent la polyspermie. Une diminution des réserves lipidiques réduit la viabilité des
larves. Cependant, toutes les conséquences des lésions observées ne sont pas connues.
Actuellement, les ovocytes anormaux ne peuvent être dénombrés. Ceci interdit d'établir
une relation directe avec les anomalies observées au stade larvaire. Le problème a donc
été abordé de manière indirecte. Un premier élément de réponse est fourni par
l'analyse du taux d'éclosion. Il augmente de 10 à 90 % au cours de la saison de ponte, ce
qui traduit une augmentation de la qualité réelle des ovocytes. Une telle variation peut
être provoquée en décalant l'induction de la ponte des géniteurs sauvages par rapport à
l'évolution du milieu.
La croissance et le taux de métamorphose des larves produites en écloserie à
partir de ces pontes varient fortement. L'analyse morphologique de la coquille permet
de déceler une autre anomalie, non létale les premiers jours (Salaun et al. 1989b) : les
individus dont les valves de la prodissoconque II ont une forme globalement bombée
ont une croissance lente, limitée à une taille de _+_ 160 [Im (fig. 9.12). Cette anomalie est
décelable sur la prodissoconque I : elle est donc très probablement d'origine endogène.
Par opposition, les individus à croissance normale ont des valves de forme allongée. Le
conditionnement ou le maintien des géniteurs à une température inférieure à 15°C
avant l'induction de la ponte provoque la formation de cette anomalie. Elle a pu être
mise en évidence sur des larves prélevées en baie de Saint-Brieuc. Les individus à
croissance potentielle faible et à développement limité représentent 8 à 30 % des
différentes cohortes analysées (classes de taille inférieure à 160 /Xm).
5.2.2. Processus déterminant les variations de fécondité réelle
La lyse des ovocytes par atrésie permet un recyclage de l'énergie. Dans la
gonade, trois types de structures cellulaires autorisant une incorporation directe des
nutriments issus de cette lyse ont été identifiés (Dorange 1989). Par contre, l'émission
d'ovocytes non viables, alors que la fécondité potentielle est constante, constitue une
perte nette. L'importance de la chronologie dans l'évolution de l'indice gonadosomatique, l'influence du décalage dans l'année de la date de première ponte sur
l'amplitude du recrutement, et celle du déphasage expérimental de la ponte par rapport
au cycle naturel, ont conduit à rechercher l'origine du processus dans la dynamique de
maturation sexuelle.
Une analyse stéréométrique des coupes histologiques de gonades prélevées
périodiquement, de 1984 à 1987, en baie de Saint-Brieuc, permet d'analyser la cinétique
de croissance des lignées ovocytaires (Paulet 1989). Trois faits principaux sont mis en
évidence :
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entraînent la polyspermie. Une diminution des réserves lipidiques réduit la viabilité des
larves. Cependant, toutes les conséquences des lésions observées ne sont pas connues.
Actuellement, les ovocytes anormaux ne peuvent être dénombrés. Ceci interdit d'établir
une relation directe avec les anomalies observées au stade larvaire. Le problème a donc
été abordé de manière indirecte. Un premier élément de réponse est fourni par
l'analyse du taux d'éclosion. Il augmente de 10 à 90 % au cours de la saison de ponte, ce
qui traduit une augmentation de la qualité réelle des ovocytes. Une telle variation peut
être provoquée en décalant l'induction de la ponte des géniteurs sauvages par rapport à
l'évolution du milieu.
La croissance et le taux de métamorphose des larves produites en écloserie à
partir de ces pontes varient fortement. L'analyse morphologique de la coquille permet
de déceler une autre anomalie, non létale les premiers jours (Salaun et al. 1989b) : les
individus dont les valves de la prodissoconque II ont une forme globalement bombée
ont une croissance lente, limitée à une taille de _+_ 160 [Im (fig. 9.12). Cette anomalie est
décelable sur la prodissoconque I : elle est donc très probablement d'origine endogène.
Par opposition, les individus à croissance normale ont des valves de forme allongée. Le
conditionnement ou le maintien des géniteurs à une température inférieure à 15°C
avant l'induction de la ponte provoque la formation de cette anomalie. Elle a pu être
mise en évidence sur des larves prélevées en baie de Saint-Brieuc. Les individus à
croissance potentielle faible et à développement limité représentent 8 à 30 % des
différentes cohortes analysées (classes de taille inférieure à 160 /Xm).
5.2.2. Processus déterminant les variations de fécondité réelle
La lyse des ovocytes par atrésie permet un recyclage de l'énergie. Dans la
gonade, trois types de structures cellulaires autorisant une incorporation directe des
nutriments issus de cette lyse ont été identifiés (Dorange 1989). Par contre, l'émission
d'ovocytes non viables, alors que la fécondité potentielle est constante, constitue une
perte nette. L'importance de la chronologie dans l'évolution de l'indice gonadosomatique, l'influence du décalage dans l'année de la date de première ponte sur
l'amplitude du recrutement, et celle du déphasage expérimental de la ponte par rapport
au cycle naturel, ont conduit à rechercher l'origine du processus dans la dynamique de
maturation sexuelle.
Une analyse stéréométrique des coupes histologiques de gonades prélevées
périodiquement, de 1984 à 1987, en baie de Saint-Brieuc, permet d'analyser la cinétique
de croissance des lignées ovocytaires (Paulet 1989). Trois faits principaux sont mis en
évidence :
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