/ - Les pêches et les cultures marines
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armements d'Etat et les projets d'assistance technique, que ceux-ci fussent
gouvernementaux ou exécutés par des agences d'aide bi- ou multi-latérale (Robinson
sous presse). Toutefois, sous l'effet conjugué de constats d'échec, d'évaluations des
performances des projets d'aide (Banque Mondiale 1986), comme d'analyses théoriques
(par ex., Smith 1979) ou sectorielles (par ex., Doucet et al. 1981), les stratégies
commencèrent à s'infléchir au cours des deux dernières décennies.
2.2. Les cultures marines
L'analyse des politiques de développement aquacole révèle des similarités avec
celles précédemment esquissées pour la pêche. Certains arguments avancés pour
justifier des politiques de promotion volontariste de l'aquaculture ne sont pas sans
contradictions, tant entre eux que par rapport aux contextes économiques nationaux
dans lesquels opère le secteur (Benguigui et Chave 1985, Benguigui et al. 1987, pour la
France). Aux arguments fondés sur la limitation des ressources halieutiques sauvages et
le déficit de la balance commerciale, s'est ajouté celui de fournir à la pêche, confrontée
à la pénurie de nouvelles ressources, des alternatives d'emploi. Mais les pays avancés
s'intéressent souvent aux formes intensives susceptibles de créer de la valeur ajoutée.
Ces filières demandent relativement plus de capitaux et de techniques nouvelles que de
main d'oeuvre. Indépendamment des compétences différentes qu'elles requièrent au
moins initialement, elles ne peuvent répondre que de façon marginale aux soucis de
promotion de l'emploi. Au niveau de la recherche, le corpus de connaissances et de
capacités scientifiques qu'impliquait la domestication de nouvelles espèces, en vue d'un
élevage totalement contrôlé, n'a pas toujours fait l'objet d'évaluations approfondies ;
certaines stratégies de recherche en ont pâti.
Dans plusieurs pays, les administrations et les organismes publics de recherche et
de développement se sont intéressés davantage aux nouvelles formes de production
qu'aux modes traditionnels, alors que ces derniers, à l'image de la conchyliculture,
utilisent plus de main d'oeuvre et que leurs performances économiques dépendent, pour
ce qui est de l'intervention des pouvoirs publics, davantage de la conservation des
milieux, de la gestion des cheptels, ou de la recherche pour la lutte contre les épizooties
ou la diversification des espèces, que de la promotion directe de la production.
L'exemple du développement de la conchyliculture française (Fauvel 1987, sous presse)
montre que ses premiers développements sont à mettre au compte d'initiatives
professionnelles, de la mise en place précoce d'un système de contrôle garantissant aux
consommateurs la salubrité des produits, et d'un système de concessions (droits
territoriaux d'usage). Les besoins de recherche ne se sont manifestés que plus
tardivement (Bonnet et Troadec 1986).
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armements d'Etat et les projets d'assistance technique, que ceux-ci fussent
gouvernementaux ou exécutés par des agences d'aide bi- ou multi-latérale (Robinson
sous presse). Toutefois, sous l'effet conjugué de constats d'échec, d'évaluations des
performances des projets d'aide (Banque Mondiale 1986), comme d'analyses théoriques
(par ex., Smith 1979) ou sectorielles (par ex., Doucet et al. 1981), les stratégies
commencèrent à s'infléchir au cours des deux dernières décennies.
2.2. Les cultures marines
L'analyse des politiques de développement aquacole révèle des similarités avec
celles précédemment esquissées pour la pêche. Certains arguments avancés pour
justifier des politiques de promotion volontariste de l'aquaculture ne sont pas sans
contradictions, tant entre eux que par rapport aux contextes économiques nationaux
dans lesquels opère le secteur (Benguigui et Chave 1985, Benguigui et al. 1987, pour la
France). Aux arguments fondés sur la limitation des ressources halieutiques sauvages et
le déficit de la balance commerciale, s'est ajouté celui de fournir à la pêche, confrontée
à la pénurie de nouvelles ressources, des alternatives d'emploi. Mais les pays avancés
s'intéressent souvent aux formes intensives susceptibles de créer de la valeur ajoutée.
Ces filières demandent relativement plus de capitaux et de techniques nouvelles que de
main d'oeuvre. Indépendamment des compétences différentes qu'elles requièrent au
moins initialement, elles ne peuvent répondre que de façon marginale aux soucis de
promotion de l'emploi. Au niveau de la recherche, le corpus de connaissances et de
capacités scientifiques qu'impliquait la domestication de nouvelles espèces, en vue d'un
élevage totalement contrôlé, n'a pas toujours fait l'objet d'évaluations approfondies ;
certaines stratégies de recherche en ont pâti.
Dans plusieurs pays, les administrations et les organismes publics de recherche et
de développement se sont intéressés davantage aux nouvelles formes de production
qu'aux modes traditionnels, alors que ces derniers, à l'image de la conchyliculture,
utilisent plus de main d'oeuvre et que leurs performances économiques dépendent, pour
ce qui est de l'intervention des pouvoirs publics, davantage de la conservation des
milieux, de la gestion des cheptels, ou de la recherche pour la lutte contre les épizooties
ou la diversification des espèces, que de la promotion directe de la production.
L'exemple du développement de la conchyliculture française (Fauvel 1987, sous presse)
montre que ses premiers développements sont à mettre au compte d'initiatives
professionnelles, de la mise en place précoce d'un système de contrôle garantissant aux
consommateurs la salubrité des produits, et d'un système de concessions (droits
territoriaux d'usage). Les besoins de recherche ne se sont manifestés que plus
tardivement (Bonnet et Troadec 1986).
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