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J. Boucher et J.-C. Dao
L'analyse de la répartition de ces larves devait conduire à la définition d'un
protocole d'échantillonnage par référence à la distribution spatiale des structures
hydrodynamiques. Très vite, les échelles spatiales et temporelles de variation sont
apparues trop grandes pour autoriser un échantillonnage quantitatif, construit de façon
à permettre l'analyse statistique des abondances et de leur variance :
- les individus, en faible concentration, sont répartis en agrégats d'une dimension
de l'ordre de quelques km
2 ;
- ces agrégats se déplacent dans la baie et peuvent se remanier en quelques jours;
- l'abondance des larves varie très fortement, d'une période de ponte à la
suivante ;
- enfin, il existe des différences individuelles de viabilité, qui sont déterminées
dès l'embryogenèse.
Un échantillonnage systématique aurait dû couvrir l'ensemble de la baie avec un
pas d'échantillonnage de l'ordre de quelques kilomètres. La saison de développement
des cohortes, d'une durée de 2 à 3 mois, aurait dû être scrutée avec une périodicité de
l'ordre de la semaine. La charge logistique était trop lourde. Ce constat, courant en
écologie planctonique, a obligé à se satisfaire d'une étude descriptive des sources de
variation.
- Répartition spatio-temporelle
Les larves de pectinidés sont réparties en essaims. Les taches les plus
importantes par leurs dimensions et la densité des individus s'observent en fond de baie,
au-dessus de zones vaseuses dépourvues de géniteurs. Ceci implique un transport des
larves à partir des sites de ponte. Dans le système mégatidal des côtes de la Manche, la
circulation est dominée par la marée : celle-ci est le principal vecteur de transport. Le
contraste entre ces deux observations, accumulation en agrégats et transport avec les
courants de marée, fixe les limites de l'assimilation du trajet des larves avec la
circulation résiduelle de marée : jusqu'où peut-on considérer les larves planctoniques
comme des particules inertes, et comment s'affranchissent-elles partiellement par leur
comportement de l'hydrodynamisme ?
A moyenne échelle , un réseau de stations de 16 km
2
, parcouru toutes les deux
heures, permet d'observer le transport horizontal des larves par le courant de marée :
les variations spatio-temporelles d'abondance des essaims et la distribution de taille des
organismes sont synchronisées avec le cycle de marée et la renverse des courants.
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J. Boucher et J.-C. Dao
L'analyse de la répartition de ces larves devait conduire à la définition d'un
protocole d'échantillonnage par référence à la distribution spatiale des structures
hydrodynamiques. Très vite, les échelles spatiales et temporelles de variation sont
apparues trop grandes pour autoriser un échantillonnage quantitatif, construit de façon
à permettre l'analyse statistique des abondances et de leur variance :
- les individus, en faible concentration, sont répartis en agrégats d'une dimension
de l'ordre de quelques km
2 ;
- ces agrégats se déplacent dans la baie et peuvent se remanier en quelques jours;
- l'abondance des larves varie très fortement, d'une période de ponte à la
suivante ;
- enfin, il existe des différences individuelles de viabilité, qui sont déterminées
dès l'embryogenèse.
Un échantillonnage systématique aurait dû couvrir l'ensemble de la baie avec un
pas d'échantillonnage de l'ordre de quelques kilomètres. La saison de développement
des cohortes, d'une durée de 2 à 3 mois, aurait dû être scrutée avec une périodicité de
l'ordre de la semaine. La charge logistique était trop lourde. Ce constat, courant en
écologie planctonique, a obligé à se satisfaire d'une étude descriptive des sources de
variation.
- Répartition spatio-temporelle
Les larves de pectinidés sont réparties en essaims. Les taches les plus
importantes par leurs dimensions et la densité des individus s'observent en fond de baie,
au-dessus de zones vaseuses dépourvues de géniteurs. Ceci implique un transport des
larves à partir des sites de ponte. Dans le système mégatidal des côtes de la Manche, la
circulation est dominée par la marée : celle-ci est le principal vecteur de transport. Le
contraste entre ces deux observations, accumulation en agrégats et transport avec les
courants de marée, fixe les limites de l'assimilation du trajet des larves avec la
circulation résiduelle de marée : jusqu'où peut-on considérer les larves planctoniques
comme des particules inertes, et comment s'affranchissent-elles partiellement par leur
comportement de l'hydrodynamisme ?
A moyenne échelle , un réseau de stations de 16 km
2
, parcouru toutes les deux
heures, permet d'observer le transport horizontal des larves par le courant de marée :
les variations spatio-temporelles d'abondance des essaims et la distribution de taille des
organismes sont synchronisées avec le cycle de marée et la renverse des courants.
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