9 - Repeuplement et forçage du recrutement de la coquille Saint-Jacques
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A l'échelle de la baie, un coup de vent de quelques jours entraîne un
déplacement et un remaniement de la composition des essaims, conformes à l'effet de
la direction et de la force de ce vent sur la circulation résiduelle de marée.
A l'échelle de l'organisme enfin, il existe une capacité autonome de déplacement
sur la verticale. Des migrations de la surface vers le fond se produisent à l'aube et au
crépuscule (migration nycthémérale). Ces migrations varient avec la turbulence du
milieu. En zone stratifiée, les individus sont localisés, dans la couche profonde durant la
journée, et dans la couche superficielle durant la nuit. En zone homogène turbulente,
leur répartition est homogène sur la verticale. Ainsi la capacité de déplacement vertical
des individus varie avec la turbulence. La migration verticale constitue un processus
permettant l'accumulation dans une zone stratifiée. Les cisaillements de courants ne
peuvent alors plus être négligés à cause des temps de résidence alternée en surface et
au fond. Le gradient, horizontal cette fois, de stratification du large vers la côte
constitue un vecteur de transport, par convection aussi bien que par la résiduelle de
circulation de marée.
Le processus n'est pas figé : un coup de vent peut homogénéiser la structure, et
renforcer ou atténuer le transport suivant la circulation de marée. Il en résulte que la
date d'apparition des larves et la durée de la phase pélagique sont des causes
supplémentaires de différence par rapport aux trajets moyens calculés pour une
particule d'eau.
- Première modélisation de la circulation des larves et validation
Trois types de circulation sont considérées : courants de marée, action du vent
directement par tension en surface et indirectement par la houle, circulation de densité
induite par les gradients thermiques (Lehay 1989). Les circulations résiduelles de marée
ont d'abord été déterminées en utilisant un nouvel outil (modèle barotrope avec bancs
découvrants), pour trois coefficients types de marée : 45, 70 et 95. La circulation
résiduelle est calculée pour la durée de vie d'une cohorte planctonique, soit 18 à 25
jours. Différents régimes de vent sont ensuite simulés, en vive et morte eau. Les champs
de circulation résiduelle et une classification des types d'influence des vents selon leurs
caractéristiques (direction, force, durée) en sont déduits. De même, l'introduction de
situations réelles des champs de densité (observations de 1984 et 1985 ; Prieur, LPCM)
permet de déduire une circulation afférente.
Une série de simulations a ensuite été réalisée pour restituer la circulation
probable des cohortes larvaires. Elles utilisent les caractéristiques de vent et de
coefficient de marée régnant pendant les périodes de développement planctonique,
définies par les dates de ponte et une durée de 18 à 25 jours. Pour les deux années 1985
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A l'échelle de la baie, un coup de vent de quelques jours entraîne un
déplacement et un remaniement de la composition des essaims, conformes à l'effet de
la direction et de la force de ce vent sur la circulation résiduelle de marée.
A l'échelle de l'organisme enfin, il existe une capacité autonome de déplacement
sur la verticale. Des migrations de la surface vers le fond se produisent à l'aube et au
crépuscule (migration nycthémérale). Ces migrations varient avec la turbulence du
milieu. En zone stratifiée, les individus sont localisés, dans la couche profonde durant la
journée, et dans la couche superficielle durant la nuit. En zone homogène turbulente,
leur répartition est homogène sur la verticale. Ainsi la capacité de déplacement vertical
des individus varie avec la turbulence. La migration verticale constitue un processus
permettant l'accumulation dans une zone stratifiée. Les cisaillements de courants ne
peuvent alors plus être négligés à cause des temps de résidence alternée en surface et
au fond. Le gradient, horizontal cette fois, de stratification du large vers la côte
constitue un vecteur de transport, par convection aussi bien que par la résiduelle de
circulation de marée.
Le processus n'est pas figé : un coup de vent peut homogénéiser la structure, et
renforcer ou atténuer le transport suivant la circulation de marée. Il en résulte que la
date d'apparition des larves et la durée de la phase pélagique sont des causes
supplémentaires de différence par rapport aux trajets moyens calculés pour une
particule d'eau.
- Première modélisation de la circulation des larves et validation
Trois types de circulation sont considérées : courants de marée, action du vent
directement par tension en surface et indirectement par la houle, circulation de densité
induite par les gradients thermiques (Lehay 1989). Les circulations résiduelles de marée
ont d'abord été déterminées en utilisant un nouvel outil (modèle barotrope avec bancs
découvrants), pour trois coefficients types de marée : 45, 70 et 95. La circulation
résiduelle est calculée pour la durée de vie d'une cohorte planctonique, soit 18 à 25
jours. Différents régimes de vent sont ensuite simulés, en vive et morte eau. Les champs
de circulation résiduelle et une classification des types d'influence des vents selon leurs
caractéristiques (direction, force, durée) en sont déduits. De même, l'introduction de
situations réelles des champs de densité (observations de 1984 et 1985 ; Prieur, LPCM)
permet de déduire une circulation afférente.
Une série de simulations a ensuite été réalisée pour restituer la circulation
probable des cohortes larvaires. Elles utilisent les caractéristiques de vent et de
coefficient de marée régnant pendant les périodes de développement planctonique,
définies par les dates de ponte et une durée de 18 à 25 jours. Pour les deux années 1985
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