9 - Repeuplement et forçage du recrutement de la coquille Saint-Jacques
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l'évolution des effectifs, de leur arrivée sur le fond, à la fin du premier hiver, puis au
cours de la deuxième année (fig. 9. 10). Les postlarves se fixent sur des fonds de débris
coquilliers. A ce moment, leur répartition est hétérogène : elles sont plus abondantes à
l'ouest et au centre de la baie, qu'au nord et à l'est. La mortalité moyenne constatée à la
fin du premier hiver est de 35% en moyenne ; simultanément, les différences
d'abondance entre zones se réduisent. La mortalité totale atteint 50 % à la fin du
second hiver. A partir de cet âge, la mortalité tombe au point d'être difficile à mesurer.
Les taux de mortalité, comme de croissance, varient entre les secteurs. Les tailles à âge
donné varient selon des gradients bathymétriques et trophiques conformes à la
distribution des biomasses phytoplanctoniques (établies par A. Sournia, Laboratoire de
Roscoff).
La mortalité est essentiellement hivernale. Les principaux facteurs sont liés aux
caractéristiques géomorphologiques des sites : petits fonds où les jeunes coquilles sont
soumises à des variations thermiques saisonnières plus fortes et à l'agitation par la
houle, secteurs où l'effort de dragage est fort. Les individus issus des dernières cohortes,
les plus petits au début du premier hiver, sont également les plus vulnérables. Les
observations réalisées sur la classe d'âge 1986, dont les effectifs sont plus faibles,
conduisent aux mêmes conclusions générales. L'impact des facteurs biotiques -
compétiteurs et prédateurs - n'a pas encore été démontré.
Ces résultats confirment les observations précédentes, réalisées au cours des
expériences de préélevage. La force de la classe d'âge recrutée est fixée à la fin du
deuxième hiver. Elle dépend de l'effectif des postlarves qui a survécu à la fin de la phase
planctonique, et est influencée par les conditions de survie propres au site de fixation.
La répartition hétérogène du stade benthique dans la baie peut provenir soit des
conditions de production et de survie des larves sur chaque site, soit de leur transfert
par les masses d'eau et de leur survie pendant la phase planctonique. Ces effets seront
analysés après la présentation de la dynamique de la phase larvaire planctonique.
5.1.2. Stade larvaire planctonique
Contrairement à l'échantillonnage des stades benthiques, des engins de
prélèvement quantitatif des larves planctoniques existaient. La première tâche fut de
distinguer les larves de Pecten maxinms de celles des autres pectinidés, Chlamys varia et
C. opercularis. Ces espèces ont été identifiées par le nombre et la position des dents de
la charnière, à l'articulation des valves de la coquille (Salaun et al. 1989a). Des critères
de forme du contour de la coquille cl de ses dissymétries ont ensuite été définis pour
permettre la reconnaissance des individus, de façon à limiter les dissections à quelques
cas de vérification.
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l'évolution des effectifs, de leur arrivée sur le fond, à la fin du premier hiver, puis au
cours de la deuxième année (fig. 9. 10). Les postlarves se fixent sur des fonds de débris
coquilliers. A ce moment, leur répartition est hétérogène : elles sont plus abondantes à
l'ouest et au centre de la baie, qu'au nord et à l'est. La mortalité moyenne constatée à la
fin du premier hiver est de 35% en moyenne ; simultanément, les différences
d'abondance entre zones se réduisent. La mortalité totale atteint 50 % à la fin du
second hiver. A partir de cet âge, la mortalité tombe au point d'être difficile à mesurer.
Les taux de mortalité, comme de croissance, varient entre les secteurs. Les tailles à âge
donné varient selon des gradients bathymétriques et trophiques conformes à la
distribution des biomasses phytoplanctoniques (établies par A. Sournia, Laboratoire de
Roscoff).
La mortalité est essentiellement hivernale. Les principaux facteurs sont liés aux
caractéristiques géomorphologiques des sites : petits fonds où les jeunes coquilles sont
soumises à des variations thermiques saisonnières plus fortes et à l'agitation par la
houle, secteurs où l'effort de dragage est fort. Les individus issus des dernières cohortes,
les plus petits au début du premier hiver, sont également les plus vulnérables. Les
observations réalisées sur la classe d'âge 1986, dont les effectifs sont plus faibles,
conduisent aux mêmes conclusions générales. L'impact des facteurs biotiques -
compétiteurs et prédateurs - n'a pas encore été démontré.
Ces résultats confirment les observations précédentes, réalisées au cours des
expériences de préélevage. La force de la classe d'âge recrutée est fixée à la fin du
deuxième hiver. Elle dépend de l'effectif des postlarves qui a survécu à la fin de la phase
planctonique, et est influencée par les conditions de survie propres au site de fixation.
La répartition hétérogène du stade benthique dans la baie peut provenir soit des
conditions de production et de survie des larves sur chaque site, soit de leur transfert
par les masses d'eau et de leur survie pendant la phase planctonique. Ces effets seront
analysés après la présentation de la dynamique de la phase larvaire planctonique.
5.1.2. Stade larvaire planctonique
Contrairement à l'échantillonnage des stades benthiques, des engins de
prélèvement quantitatif des larves planctoniques existaient. La première tâche fut de
distinguer les larves de Pecten maxinms de celles des autres pectinidés, Chlamys varia et
C. opercularis. Ces espèces ont été identifiées par le nombre et la position des dents de
la charnière, à l'articulation des valves de la coquille (Salaun et al. 1989a). Des critères
de forme du contour de la coquille cl de ses dissymétries ont ensuite été définis pour
permettre la reconnaissance des individus, de façon à limiter les dissections à quelques
cas de vérification.
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