/ - Les pêches et les cultures marines
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Simultanément, le commerce international des produits de la mer, qui a
quadruplé au cours des années 70 (fig. 1.5), évoluait en profondeur. Sous l'effet de la
croissance démographique et de l'accroissement des revenus, la demande pourrait
augmenter de 2% par an d'ici la fin du siècle, soit d'une trentaine de millions de tonnes
au total. L'évolution de l'offre est plus difficile à projeter, car elle dépend des progrès
de l'aquaculture et de l'aménagement : la fourchette de l'estimation pour la même
échéance va de 3 à 38 millions de tonnes. Mais, selon toutes probabilités, l'offre ne
pourra satisfaire la demande. Le déficit qui s'ensuivra se traduira par un
renchérissement des prix, surtout pour les espèces nobles (Robinson 1984). En même
temps, les obstacles imposés au déploiement des flottilles de grande pêche par le
nouveau Droit de la mer, et la croissance de la demande en produits nobles dans les
pays riches, induisent des changements dans les circuits du négoce des produits de la
mer. Les pays armant des flottilles de grande pêche disposent souvent de marchés
intérieurs importants. Différentes formes de coopération entre pays pêcheurs à
production nationale déficitaire, d'une part, et pays riverains disposant de ressources
supérieures à leur demande intérieure effective, d'autre part, fournissent un moyen de
rapprocher la demande et l'offre mondiales, tout en accroissant le flux d'échange au
profit des pays riverains. Mais ces formes de coopération ne suffisent pas à réduire
totalement les écarts qui demeurent dans la distribution géographique de l'offre et de la
demande. Le volume du négoce international est destiné à croître encore, et les circuits
commerciaux à se modifier (OCDE 1983). Aujourd'hui, le commerce international
continue de progresser rapidement ( + 20% de 1986 à 1987).
1.5. Dégradation des écosystèmes littoraux
L'apparition de contraintes liées au caractère fini des ressources renouvelables
ne se limite pas aux stocks halieutiques et aux cheptels coquilliers, elles affectent aussi
l'environnement. Les zones littorales jouent dans la production et la reproduction des
stocks halieutiques et cultivés un rôle essentiel. Au niveau mondial, les deux tiers de la
production halieutique et aquacole proviendraient de stocks qui passent dans la zone de
balancement des marées au moins les premiers stades de leur cycle de vie (Maltby
1986).
Aujourd'hui, le tiers de l'humanité vit dans les régions côtières où se concentrent
également des industries, des agglomérations et des activités qui, comme le tourisme,
ont connu ces dernières années une forte croissance. Les écosystèmes littoraux sont de
ce fait soumis à des pressions accrues par les effluents et les effets secondaires des
activités humaines. Les dégradations varient dans leurs manifestations et leur gravité en
fonction des densités humaines, du développement industriel, des pratiques agricoles,
des politiques de conservation de l'environnement, et de leur application. En se
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