S - Repeuplement et pacage marin des salmonidés migrateurs
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Fontenelle et al. 1980, Dumas et al. 1981, Baglinière et al. 1987), mais les données
quantitatives restent insuffisantes, particulièrement les statistiques de pêche en milieux
marin et estuarien, et les taux d'exploitation sur les domaines maritime et fluvial. Dans
ces conditions, il est difficile de se faire une idée précise de l'évolution des stocks au
niveau des principaux bassins et de l'impact des repeuplements sur l'abondance d'un
stock déterminé. Ces carences ne facilitent pas la révision des réglementations de la
pêche.
L'effort réalisé ces dernières années par le Conseil Supérieur de la Pêche pour
évaluer les remontées sur diverses rivières du nord-ouest de la France, ainsi que la
meilleure organisation professionnelle au sein du CIPE (Comité Interprofessionnel des
Pêches en Estuaire) doivent cependant être relevés. Ce dernier organisme participe
actuellement sur certains estuaires, tel celui de l'Adour, à la récolte de statistiques de
pêche précises.
6.2. Production de smolts pour le repeuplement
La production française de smolts de saumon atlantique destinés au
repeuplement reste faible (moins de 50 000 smolts "vrais" relâchés en 1988). Cela tient
au fait que la maîtrise des techniques de production en écloserie est récente. A partir
d'un examen des principaux résultats obtenus dans les outils expérimentaux de
l'Ifremer, Gaignon (1987) montre que cette technique est aisément maîtrisable dans les
conditions hydrologiques de la Bretagne, avec des performances intéressantes. La
production devrait croître dans les prochaines années, avec la création de nouveaux
outils de production de smolts, tels la pisciculture du Favot (Fédération de pêche et de
pisciculture du Finistère) d'une capacité de 100 000 smolts, ainsi que l'extension de la
pisciculture d'Augerolles (Massif Central). La qualité devra être améliorée pour
optimiser le rendement des repeuplements. Les rares données chiffrées sur l'impact de
lâchers de smolts sur les populations d'adultes d'une rivière sont fournies par la pêche
récréative de l'Elorn (Bretagne), dans laquelle des lâchers très modestes (3000 par
année) de smolts d'apparente bonne qualité ont contribué pour environ 5 à 15 % aux
captures au cours des années 1983-1988. Une meilleure évaluation des taux de
recapture devrait être possible à brève échéance, grâce aux dispositifs de comptage mis
en place dans le cadre du plan Saumon. Un programme de lâchers à partir d'un étang
littoral, a été conduit dans le Finistère ; les retours au site de lâcher sont restés faibles
(quelques dizaines d'adultes), mais des captures, apparemment plus nombreuses mais
malheureusement non quantifiées, ont été faites dans la zone côtière par des pêcheurs
professionnels et plaisanciers, en aval du piège de comptage.
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Fontenelle et al. 1980, Dumas et al. 1981, Baglinière et al. 1987), mais les données
quantitatives restent insuffisantes, particulièrement les statistiques de pêche en milieux
marin et estuarien, et les taux d'exploitation sur les domaines maritime et fluvial. Dans
ces conditions, il est difficile de se faire une idée précise de l'évolution des stocks au
niveau des principaux bassins et de l'impact des repeuplements sur l'abondance d'un
stock déterminé. Ces carences ne facilitent pas la révision des réglementations de la
pêche.
L'effort réalisé ces dernières années par le Conseil Supérieur de la Pêche pour
évaluer les remontées sur diverses rivières du nord-ouest de la France, ainsi que la
meilleure organisation professionnelle au sein du CIPE (Comité Interprofessionnel des
Pêches en Estuaire) doivent cependant être relevés. Ce dernier organisme participe
actuellement sur certains estuaires, tel celui de l'Adour, à la récolte de statistiques de
pêche précises.
6.2. Production de smolts pour le repeuplement
La production française de smolts de saumon atlantique destinés au
repeuplement reste faible (moins de 50 000 smolts "vrais" relâchés en 1988). Cela tient
au fait que la maîtrise des techniques de production en écloserie est récente. A partir
d'un examen des principaux résultats obtenus dans les outils expérimentaux de
l'Ifremer, Gaignon (1987) montre que cette technique est aisément maîtrisable dans les
conditions hydrologiques de la Bretagne, avec des performances intéressantes. La
production devrait croître dans les prochaines années, avec la création de nouveaux
outils de production de smolts, tels la pisciculture du Favot (Fédération de pêche et de
pisciculture du Finistère) d'une capacité de 100 000 smolts, ainsi que l'extension de la
pisciculture d'Augerolles (Massif Central). La qualité devra être améliorée pour
optimiser le rendement des repeuplements. Les rares données chiffrées sur l'impact de
lâchers de smolts sur les populations d'adultes d'une rivière sont fournies par la pêche
récréative de l'Elorn (Bretagne), dans laquelle des lâchers très modestes (3000 par
année) de smolts d'apparente bonne qualité ont contribué pour environ 5 à 15 % aux
captures au cours des années 1983-1988. Une meilleure évaluation des taux de
recapture devrait être possible à brève échéance, grâce aux dispositifs de comptage mis
en place dans le cadre du plan Saumon. Un programme de lâchers à partir d'un étang
littoral, a été conduit dans le Finistère ; les retours au site de lâcher sont restés faibles
(quelques dizaines d'adultes), mais des captures, apparemment plus nombreuses mais
malheureusement non quantifiées, ont été faites dans la zone côtière par des pêcheurs
professionnels et plaisanciers, en aval du piège de comptage.
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