30
M. Héral, C. Bâcher et J.M. Deslous-Paoli
6. Conclusion
Les recherches en cours ont mis en évidence plusieurs phénomènes de première
importance pour l'optimisation de l'exploitation d'un bassin conchylicole, à partir du
moment où le captage d'une espèce est maîtrisée. La culture se développe jusqu'à ce
qu'elle soit freinée par l'apparition de phénomènes de densité-dépendance. Comme
dans la pêche (chapitre 2), et plus généralement dans l'utilisation des écosystèmes dont
la production est naturellement limitée et où l'accès reste mal régulé (chapitre 19), la
compétition pour la ressource - en l'occurrence, la capacité trophique du bassin - se
traduit par des ensemencements excessifs de naissain par les ostréiculteurs. La
biomasse en élevage résultante finit par dépasser le niveau optimal, tel qu'il peut être
défini sur la base de critères économiques et sociaux appropriés (chapitres 13 et 18). Au
niveau de la ressource, les effets de la surcharge se manifestent par :
- une stagnation de la production globale, malgré (ou plutôt à cause de)
l'accroissement des biomasses ;
- une baisse de productivité (par unité de surface des concessions et par unité de
biomasse) ;
- un allongement appréciable de la durée des cycles d'élevage ;
- une élévation des mortalités courantes, l'affaiblissement des huîtres les rendant
moins aptes à surmonter les conditions hydroclimatiques extrêmes, estivales et
hivernales ;
- la possibilité d'un risque accru d'apparition d'épizooties, éventualité qui n'est
cependant pas encore établie (chapitre 11).
Pour déterminer les niveaux optimaux de biomasse et de production totale, il y a
lieu de traduire les modèles biologiques en modèles bio-économiques (chapitre 13), de
façon à disposer des critères appropriés d'optimisation (maximisation des richesses, de
l'emploi,...). Un tel travail est actuellement en cours.
Toutefois, à l'examen des résultats déjà acquis, il n'est pas besoin d'une telle
analyse dans un premier temps pour reconnaître l'intérêt d'une réduction de la
biomasse en élevage. Outre les avantages à en attendre au niveau des performances de
production du stock et de sa conservation, on obtiendrait, sans réduction notable de la
valeur totale de la production, une réduction substantielle des coûts de production,
totaux et par entreprise et, donc, une augmentation importante des bénéfices nets, une
plus grande stabilité de la production et une réduction des risques de mortalité.
254
M. Héral, C. Bâcher et J.M. Deslous-Paoli
6. Conclusion
Les recherches en cours ont mis en évidence plusieurs phénomènes de première
importance pour l'optimisation de l'exploitation d'un bassin conchylicole, à partir du
moment où le captage d'une espèce est maîtrisée. La culture se développe jusqu'à ce
qu'elle soit freinée par l'apparition de phénomènes de densité-dépendance. Comme
dans la pêche (chapitre 2), et plus généralement dans l'utilisation des écosystèmes dont
la production est naturellement limitée et où l'accès reste mal régulé (chapitre 19), la
compétition pour la ressource - en l'occurrence, la capacité trophique du bassin - se
traduit par des ensemencements excessifs de naissain par les ostréiculteurs. La
biomasse en élevage résultante finit par dépasser le niveau optimal, tel qu'il peut être
défini sur la base de critères économiques et sociaux appropriés (chapitres 13 et 18). Au
niveau de la ressource, les effets de la surcharge se manifestent par :
- une stagnation de la production globale, malgré (ou plutôt à cause de)
l'accroissement des biomasses ;
- une baisse de productivité (par unité de surface des concessions et par unité de
biomasse) ;
- un allongement appréciable de la durée des cycles d'élevage ;
- une élévation des mortalités courantes, l'affaiblissement des huîtres les rendant
moins aptes à surmonter les conditions hydroclimatiques extrêmes, estivales et
hivernales ;
- la possibilité d'un risque accru d'apparition d'épizooties, éventualité qui n'est
cependant pas encore établie (chapitre 11).
Pour déterminer les niveaux optimaux de biomasse et de production totale, il y a
lieu de traduire les modèles biologiques en modèles bio-économiques (chapitre 13), de
façon à disposer des critères appropriés d'optimisation (maximisation des richesses, de
l'emploi,...). Un tel travail est actuellement en cours.
Toutefois, à l'examen des résultats déjà acquis, il n'est pas besoin d'une telle
analyse dans un premier temps pour reconnaître l'intérêt d'une réduction de la
biomasse en élevage. Outre les avantages à en attendre au niveau des performances de
production du stock et de sa conservation, on obtiendrait, sans réduction notable de la
valeur totale de la production, une réduction substantielle des coûts de production,
totaux et par entreprise et, donc, une augmentation importante des bénéfices nets, une
plus grande stabilité de la production et une réduction des risques de mortalité.
254
